Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Kanye West – 808’s & Heartbreak (2008)

28 09 2008

Qu’il est loin le temps où Kanye West était un illustre inconnu dans le Hip Hop. Parfois, histoire de s’aérer la tête de tous ces tapages actuels où l’on ne parle que de lui, on aime bien se remémorer cette époque où ce poulain de Jay-Z se révélait et nous épatait avec ses productions rafraîchissantes à base de samples accélérés. Le déclic a vraiment eu lieu en ce jour de l’an 2000 lorsqu’il nous a sorti « This Can’t Be Life » extrait de « The Dynasty: Roc La Familia », sur laquelle Beanie Sigel, Scarface et son boss Jay-Z posaient sur cette boucle jouissante reprise à Harold Melvin. Mais tout ça n’est déjà qu’un vieux souvenir poussiéreux.

Bienvenue en 2008, Kanye West a à son actif trois albums et tous ont eu un succès planétaire. Dernier en date: « Graduation » qui clôturait la trilogie scolaire du petit ourson. Il est devenu la méga star de cette musique, une icône pour certains, avec un look toujours classieux éloigné des traditionnelles tenues du Hip Hop. Il prône cette nécessité d’avoir de la diversité dans le Hip Hop, sans forcément subir les critiques de certains puristes. Comme une rock star il peut se permettre tout et n’importe quoi sans rester confiner dans une catégorie précise. Libre de faire ce qu’il ressent, c’est d’ailleurs ce qu’il a décidé de réaliser sur ce nouvel opus qui défit toutes les lois de vos attentes. Il a désormais un tel pouvoir qu’il s’est même permis d’avancer d’ un mois la date de sortie de ce dernier. Lire le reste de cette entrée »





Ice Cube – Raw Footage (2008)

27 08 2008

Dans le quartier de South Central les rues recommençaient à trembler en 2006 en retrouvant le flow rageur de son plus prolifique poulain Ice Cube. 6 ans qu’on attendait ça. Son retour en force en a surpris plus d’un tellement on le pensait trop occupé à jouer la comédie dans des films de plus en plus loufoques. Mais même convertis en boy in Hollywood l’appelle de la musique reste un élément prioritaire de sa carrière. Il a su se mettre à jour et suivre la tendance des productions South tout en l’adoptant à sa nature provocatrice. Une renaissance sous fond de gros bangers, signée Lil Jon ou Scott Storch, épaulé de fidèles acolytes tel Snoop Dogg, WC (dont il a sorti l’album l’année dernière sous son propre label) ou Kokane avec lequel ils nous rappellent que la westcoast peut encore compter sur de solides piliers pour la représenter avec honneur. Avec l’art de toujours trouver la formule inquiétante pour intituler un de ses projets il revenait avec autorité sur « Laugh Now, Cry Later » et démontrait ainsi à tous que le vaccin contre la rage n’avait pas eu de résultat sur lui. Un nouvel album du charismatique Nigga With Attitude reste et restera un évènement quoi qu’il arrive, mais une fois l’effervescence du come-back escompté le projet suivant aura nettement moins de buzz, d’autant plus s’il est commercialisé dans la même période que celui de The Game. C’est sous ce climat incertain et trop flou que l’on découvre « Raw Footage » (Lench Mob Records), huitième long métrage de ce vétéran né avec les sourcils froncés. Lire le reste de cette entrée »





Rick Ross – Trilla (2008)

7 03 2008

Les dentiers de nombreux retraités pensaient pouvoir se reposer paisiblement sur les côtes de la Floride depuis que la booty music se faisait moins entendre, totalement dépassée par l’engouement nationale envers la crunk music. Mais dans la plus hot des villes caribéennes des Etats-Unis, Miami, un palmier peu en cacher un autre et d’autres rappeurs ont pris la relève pour faire résonner les caissons de basse. Avec son tube « Hustlin' » balancé en Août 2006 et son album Port of Miami qui s’en est suivi, Rick Ross a lourdement sévi, bien plus fort qu’une canicule, rappelant alors que sous ses apparences strass et paillettes se cachait une ville bourrée de vices. Lancé par Jay-Z via Def Jam et entouré par tout le panel médiatique du moment, le disque s’est rapidement transformé en or. Après maintes et maintes reports, le voilà de retour avec un nouvel opus nommé Trilla qu’il déclare en toute modestie « intemporel » en référence à un certain Thriller de Michael Jackson.

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Fabolous – From Nothin’ To Somethin’ (2007)

25 06 2007

Rappellons quelques faits : En Novembre 2004, Real Talk avait confirmé que Fabolous n’était plus qu’un simple espoir du rap, mais une pointure qui avait franchi un cap en donnant un album solide, composé de morceaux bien street et de bons bangers, le tout travaillé par les plus gros producteurs du moment. Vers le mois de Juillet 2006, on apprend qu’il change de label en toute discrétion, fuyant Atlantic Records pour rejoindre le géant Def Jam. En attente de son premier album sous sa nouvelle casquette, il lâche quelques mixtapes histoire de rassurer son public qui attend une suite aussi bouillante que la précédente. Autre évènement majeur dans sa carrière : en Octobre, une altercation l’amènera à être blessé par balle à la jambe gauche. On se dit alors qu’on est pas passé loin d’un nouvel évènement tragique dans le monde du rap. C’est finalement début Juin, que le hustler de Brooklyn fait son grand retour avec ce nouvel album tant attendu, qu’il intitule From Nothin’ To Somethin’, en rapport forcément à son fabuleux destin. Lire le reste de cette entrée »