Jake One – White Van Music (2008)

15 10 2008

 

Rares sont les albums de producteur a maintenir la dragée haute du début jusqu’à la fin, surtout lorsqu’il s’agit de la première tentative de celui-ci. La présence en nombre d’invités prestigieux ne garanti en rien une qualité, c’est le raisonnement qu’il faut absolument avoir en tête lorsqu’on regarde dans les bacs un tel tracklisting. Si Jake One fait partis de ces talentueux et prometteurs beatmakers il n’échappe pas à cette monotonie qui gangrène son album sur la longueur. A 32 ans, Jacob Dutton se distingue et expose un peu plus de lumière sur sa ville de Seattle grâce à ses productions lâchées pour la scène underground (John Cena, Rasco,…). Mais son premier gros coup médiatique se fera par l’intermédiaire du G-Unit pour lesquels il co-produira avec Fusion Untld le titre « Betta Ask Somebody » présent sur Beg For Mercy. Lire la suite »




G-Unit – T.O.S: Terminate on Sight (2008)

26 07 2008

Et le G-Unit dans tout ça ? Ça faisait tellement longtemps qu’on n’en avait pas parlé… Même lorsqu’ils ne sortent rien, ils arrivent quand même à faire parler d’eux dans les médias. Mais les dernières nouvelles sont loin d’être élogieuses, car les rats commencent à quitter le navire, pour ne pas dire que l’embarcation, elle, est carrément en train de couler à pic. Ce qui s’était ressenti au niveau des ventes calamiteuses des derniers albums se répercute sur, justement, « l’unité » du groupe. Rien ne va plus entre le leader 50 Cent et le sudiste Young Buck, des tensions ont contraint ce dernier à être gentiment « viré » du crew. On se rappelle tous qu’a l’époque The Game avait en quelque sorte subi le même traitement avant que la relation ne s’envenime dans un interminable beef. Lire la suite »





Bun B – II Trill (2008)

16 05 2008

Les meilleurs partent les premiers et ça s’est, malheureusement, une fois de plus, vérifié en ce début d’année 2008 avec la disparition de Chad « Pimp C » Butler. Et lorsque ce n’est pas la violence des rues qui déchire l’histoire du Hip-Hop, c’est d’autres aléas qui s’emparent des rappeurs. Pour Pimp C, son dernier Drank (cocktail mélangeant sirop pour la toux à base de codéine, alcool, weed, héroïne ou ecstasy) dans un hôtel californien lui aura été fatal. On imagine bien sûr l’immense douleur qu’à pu ressentir son partenaire et avant tout ami Bun B en apprenant cette triste nouvelle, eux les inséparables Underground Kings qui depuis la fin des années 80 représentent fièrement leur Sud et ont contribué à son émergence. Solidaire ils l’ont toujours été, étonnant d’ailleurs dans ce milieu qui nous habitue pourtant de plus en plus à voir des rappeurs se tirer verbalement dessus à la moindre occasion. L’égoïsme brutal de quitter le groupe pour une carrière en solo, le succès facile, signer sur un grand label parce qu’il est le plus hype du moment n’avaient aucune richesse à leurs yeux face à leur unité et à leur bon vouloir de contrôler entièrement leur carrière. UGK et authenticité ne font qu’un. Lire la suite »





Lloyd Banks – Rotten Apple (2006)

13 10 2006

On l’attendait depuis pas mal de temps déjà, mais les retards dûs au label et surtout au fait qu’Internet ait joué un vilain tour à ce cher Mr. Banks, le ‘Rotten Apple’ (G Unit/Interscope/Polydor) n’a donc pu finalement nous être dévoilé qu’en ce mois d’Octobre 2006. Un deuxième album enregistré dans un studio qu’il a récemment lui-même fait installer dans son quartier d’enfance de Southside Jamaica, et qui est selon lui mieux travaillé que le précédent car le ‘Hunger For More’ avait été confectionné en tournée avec ses comparses du G-Unit. Mais en tout cas, la formule ne change pas: on reste dans la même lignée, dans la même tonalité que le précédent avec quelques bangers, quelques morceaux posés, des morceaux sombres, un lot de refrains histoire d’ambiancer et surtout des invités par-ci par-là. Lire la suite »





Mobb Deep – Blood Money (2006)

12 06 2006

Roll that shit
Résonnant comme l’un des groupes les plus réputés du Hip-Hop, les Mobb Deep nous reviennent en cette année 2006, soit approximativement 13 ans depuis le premier essai ‘Juvenile Hell’ quand ils n’étaient que des enfants terribles de Queensbridge. En autant d’années écoulées, tout n’a pas été aussi rose dans la carrière du groupe, faisant souvent la une des médias le plus souvent pour de multiples rumeurs (séparation, embrouilles,…) et de critiques sur leur évolution artistique. En 2004, ‘Amerikaz Nightmare’ a selon, certains fans, définitivement marqué le point de chute artistique entre le Mobb Deep des débuts et leur nouveau style. La cause de tout cela: des collaborations inhabituelles, laissant donc moins de place a leurs acolytes de toujours (Big Noyd, Infamous Mobb,…) et l’impression d’une légère préférence aux gros tubes et aux artistes en vogue (même Lil Jon). Lire la suite »





Statik Selektah & G-Unit Records – The Empire Strikes Back (2006)

12 04 2006

Non ce n’est pas une Nième mixtape G-Unit Radio fais à la va-vite que voila, mais bel et bien un pseudo-album composé d’une vingtaine de morceaux inédits remixés par la nouvelle recrue du label, j’ai nommé DJ Statik Selektah. DJ Whoo Kid n’est donc plus le seul DJ du G Unit Records, qui gonfle d’artistes de jour en jour. La question que tout le monde se pose, mais que peut-il apporter de plus? Très peu connu en France, on le connait surtout pour avoir participé avec son acolyte Soul Supreme à la confection de l’album remix ‘Uncommonly Nasty’ réunissant Nas et Common, mais également d’avoir produit entre autres pour KRS One et O.C.. Une chose est sûre, cette signature sera pour lui sans aucun doute un moteur pour se faire une réputation de niveau mondial. Lire la suite »





Get Rich or Die Tryin’ (Soundtrack) (2005)

22 11 2005

Alors que l’actualité Hip Hop de ces temps-ci fuse dans tous les sens (Réconciliation Jay-Z/Nas, Cam’Ron blessé par balle, les affaires de Murder Inc,…), 50 Cent aka le Napoléon du rap continue son parcours, et refait encore une fois de plus parler de lui, n’en déplaise aux gens, cette fois-ci pour la bande originale du film relatant sa vie intitulé « Get Rich Or Die Tryin’ « . Ce film semi-autobiographique ne parle absolument pas de son parcours actuel dans l’industrie musicale mais plutôt de son ascencion, de son enfance jusqu’au résultat d’aujourd’hui. Même si son dernier album ‘The Massacre’ s’est plutôt bien vendu, il faut reconnaître qu’il était dans une tout autre direction artistique et d’un niveau inférieur par rapport à celui qui fit son succès. Cette B.O était donc une bonne occasion de voir comment Curtis Jackson allait évoluer entre ce (trop?) court laps de temps. Lire la suite »