U-N-I & Ro Blvd – A Love Supreme 2.0 (2010)

12 04 2010

 Les Hipsters sont-ils au Hip Hop ce que les Gay sont à la société? N’y voyez pas de préjugé, d’amalgame ou de polémiques indélicates de ma part, mais force est de constaté que les deux ont une intégration plutôt difficile chacun de leur côté. Pour certain la mouvance hipster c’est comme si vous mettiez Mike Tyson dans un jean slim. Insensé de voir des jeunes habillés comme une pub Benetton, porter des salopettes jaunes et des verres épais à la Steve Hurkel dans un monde aussi virulent que le Hip Hop. Si on pense que cette musique est apparemment ’violente’, bodybuildée et ne fait que l’apologie de la drogue, c’est aussi parce qu’il y a eu la tendance Gangsta Rap qui est passé par la et qui est resté gravé dans la tête des médias. Mais un cycle est en train de se terminer, la cool attitude et l’esprit festif reviennent en force! Pour les U-N-I et Ro Blvd qui viennent des bas quartiers de Los Angeles il aurait été difficile de se faire une place s’ils avaient grandi à la même époque que leurs aînés de la N.W.A. Les temps changent comme la mode, le Hip Hop se diversifie à grande vitesse, désormais il est presque dur de reconnaître à l’ouïe d’où vient tel ou tel artiste. Lire la suite »





Fashawn – Boy Meets World (2009)

25 10 2009

 

Il fût un temps les rookies du Hip Hop avait du mal à se faire une place. Un milieu trop véreux qui ne mise que sur des valeurs sûr, c’est pourquoi de nombreux rappeurs sont retombés dans l’ombre avant même d’avoir vu leur premier album dans les bacs. De nos jours les complications persistent mais la donne à nettement changée, la tendance semble être surtout à la découverte de nouveau talent et de les mettre en avant. Et 2009 semble sourire à ces nouvelles têtes prometteuses puisqu’ils sont nombreux à démarrer. Débarqué de Californie par l’intermédiaire d’Evidence (des Dilated People) et de Planet Asia, Fashawn pose la première pierre de sa discographie avec « Boy Meets World » (One Records). Une oeuvre introspective qui retrace les grandes lignes de sa vie sur une touche extrêmement fraîche et positive. Il fait partie de cette génération de la westcoast qui s’inspire nettement plus de l’esprit soulful que celui du G-Funk. Lire la suite »





Ice Cube – Raw Footage (2008)

27 08 2008

Dans le quartier de South Central les rues recommençaient à trembler en 2006 en retrouvant le flow rageur de son plus prolifique poulain Ice Cube. 6 ans qu’on attendait ça. Son retour en force en a surpris plus d’un tellement on le pensait trop occupé à jouer la comédie dans des films de plus en plus loufoques. Mais même convertis en boy in Hollywood l’appelle de la musique reste un élément prioritaire de sa carrière. Il a su se mettre à jour et suivre la tendance des productions South tout en l’adoptant à sa nature provocatrice. Une renaissance sous fond de gros bangers, signée Lil Jon ou Scott Storch, épaulé de fidèles acolytes tel Snoop Dogg, WC (dont il a sorti l’album l’année dernière sous son propre label) ou Kokane avec lequel ils nous rappellent que la westcoast peut encore compter sur de solides piliers pour la représenter avec honneur. Avec l’art de toujours trouver la formule inquiétante pour intituler un de ses projets il revenait avec autorité sur « Laugh Now, Cry Later » et démontrait ainsi à tous que le vaccin contre la rage n’avait pas eu de résultat sur lui. Un nouvel album du charismatique Nigga With Attitude reste et restera un évènement quoi qu’il arrive, mais une fois l’effervescence du come-back escompté le projet suivant aura nettement moins de buzz, d’autant plus s’il est commercialisé dans la même période que celui de The Game. C’est sous ce climat incertain et trop flou que l’on découvre « Raw Footage » (Lench Mob Records), huitième long métrage de ce vétéran né avec les sourcils froncés. Lire la suite »





Nate Dogg – Music & Me (2001)

13 12 2006

Après un double volume de pur « G-Funk Classics » qu’il a eu du mal à décoller des droits de Death Row, la voix suave du pimpologue aka la voix préférée de ses dames aka Nate Dogg, revient enfin en 2001 pour nous délivrer des morceaux dont il est le seul à connaître la magie. Après avoir été le second acteur de tubes comme « Lay Low », « The Next Episode », « Area Codes » ou encore « Can’t Deny It », ce troisième album (ou deuxième si vous compilez les deux précédents) nous montre un Nate Dogg nouvelle version, plus énergique et envoûtant que jamais, qui nous dévoile ses principales facettes. « Music & Me » (Elektra), un titre évocateur pour le résident de Long Beach qui a décidé étant jeune de rentrer dans le gang des Rollin’ 20′ Crips afin de se faire rapidement de l’argent pour assouvir cette passion qu’est la musique et ainsi en vivre. Dans ce disque, on y retrouve bien entendu toute la grande famille qui l’entoure depuis le début. Snoop Dogg et ses Eastsidaz (Goldie Loc et Tray Deee) pour un « Ditty Dum Ditty Doo » plus que festif à la sauce Fredwreck, Dr Dre (qui lui a permis de se révéler) compose et pose sur « You Wife » au refrain poétiquement machiste, ainsi que Kurupt et son flow insolent sur « Can’t Nobody ». Lire la suite »





Custom Made – Sidewalk Mindtalk (2006)

13 12 2006

Je venais à peine d’arriver à Los Angeles que j’avais déjà mal au cou à force de regarder niaisement les palmiers qui jonchent la majorité des rues de cette cité. Le fait de ce voyage était en quelque sorte un pèlerinage la où Hip Hop rime avec fête, gangster, sexe et weed. Je découvrais cette ville les yeux pétillants et grands ouverts prêt à viser n’importe quel évènement qui pourrait s’y passer. Une grand-mère afro américaine tond son gazon qui avait l’air déjà bien court, en face un jeune soulève quelques poids qui semblent pourtant insupportables et à quelques pas de là un homme de race blanche (comme ils disent ici) apprend à faire des rollers à son fils. Tout semblait magique, les gratte-ciels de DownTown m’ont encore mis la tête dans les nuages et me font même oublier que pourtant les inégalités, les problèmes sociaux et ethniques sont bien présents. Lire la suite »





The Game – Doctor’s Advocate (2006)

13 11 2006

Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath. Lire la suite »





Self Scientific – Change (2005)

11 01 2006

Le duo Self Scientific (composé de Chace Infinite et de DJ Khalil) est depuis longtemps ami avec DJ Muggs, raison pour laquelle ils se sont associés en Juin dernier pour créer le label indépendant Angeles Records. Après « DJ Muggs VS GZA », c’est au tour des deux sud-californiens de sortir leur opus intitulé ‘Change’.

Ils sont, de part leur style, une facette différente de ce que l’on peut d’habitude entendre venant de la Westcoast. Lire la suite »