Paul Wall – Fast Life (2009)

7 05 2009

Après s’être servi à la sauce Rick Ross puis avoir goûté l’encas des texans Slim Thug et Mike Jones, c’est au tour d’un autre larron formé à l’écurie Swishahouse de balancer une nouvelle disquette en 2009. Une « Fast Life », mais un flow qui tourne toujours au ralenti, des chicos argentés, des tatouages tout le long des bras (et des doigts!), un crâne blanc rasé de près, une liasse de billet dans la main, pas de doute c’est bien le nouvel album de Paul Wall qui squatte les bacs. Les Sidewayz vont pouvoir se remettre en mode fast & furious…. En fait pas vraiment, car pour celui-ci notre valeureux sudiste a commencé à bosser directement après « Get Money, Stay True » en voulant concevoir un album plus mature (l’effet d’être papa?), plus recherché au niveau des thèmes et instaurer une diversité sonore qu’on ne retrouvait pas dans ses projets précédents. Autrement dit, pas de grosses boucheries qui sentent le goudron chaud comme « Sittin’ Sidewayz », « Break Em Off » qui lui collent pourtant à la peau, mais plus une variété de tracks mieux réfléchies, mieux travaillées et consolidées durant deux ans avec des producteurs de tous horizons. Ne soyez pas déçus d’avance ! Le résultat contient tout de même quelques surprises savoureuses à ne pas négliger. Lire le reste de cette entrée »





Bun B – II Trill (2008)

16 05 2008

Les meilleurs partent les premiers et ça s’est, malheureusement, une fois de plus, vérifié en ce début d’année 2008 avec la disparition de Chad « Pimp C » Butler. Et lorsque ce n’est pas la violence des rues qui déchire l’histoire du Hip-Hop, c’est d’autres aléas qui s’emparent des rappeurs. Pour Pimp C, son dernier Drank (cocktail mélangeant sirop pour la toux à base de codéine, alcool, weed, héroïne ou ecstasy) dans un hôtel californien lui aura été fatal. On imagine bien sûr l’immense douleur qu’à pu ressentir son partenaire et avant tout ami Bun B en apprenant cette triste nouvelle, eux les inséparables Underground Kings qui depuis la fin des années 80 représentent fièrement leur Sud et ont contribué à son émergence. Solidaire ils l’ont toujours été, étonnant d’ailleurs dans ce milieu qui nous habitue pourtant de plus en plus à voir des rappeurs se tirer verbalement dessus à la moindre occasion. L’égoïsme brutal de quitter le groupe pour une carrière en solo, le succès facile, signer sur un grand label parce qu’il est le plus hype du moment n’avaient aucune richesse à leurs yeux face à leur unité et à leur bon vouloir de contrôler entièrement leur carrière. UGK et authenticité ne font qu’un. Lire le reste de cette entrée »