Meth, Ghost & Rae – Wu-Massacre (2010)

3 04 2010

 Encore charmé par la sensibilité et la délicatesse que porte Ghostface pour la gente féminine sur Wizard of Poetry…A peine remis du sulfureux OB4CL 2 de Raekwon que voila les deux meilleurs shaolins partir en croisade avec Method Man pour faire un véritable carnage lyrical. Un Wu-Massacre comme ils appellent, le tout subtilement illustré par le fuseau expérimenté du dessinateur des Comics Marvel, Chris Bachalo. L’histoire démarre sur Criminology 2 point 5, un assaut sanglant initialement prévu pour l’album de Raekwon d’où ce couplet de Ghostface recyclé du bonus « The Badlands » mais remanié néanmoins pour l’occasion avec une incursion en plus de Method Man. 





50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire le reste de cette entrée »





Method Man & Redman – Blackout! 2 (2009)

30 04 2009

 

Il n’y a pas qu’en chimie où l’on décèle des réactions explosives. Dans le monde du Hip Hop l’association de deux éléments peut aussi rapidement devenir dévastateur. L’équation la plus connu résulte d’une partie du Def Squad en contact avec un membre du Wu-Tang. Un peu de Red, un peu de Meth et la catastrophe d’un Blackout! est assuré. Tout le monde garde encore quelques séquelles de leur premier union il y a 10 ans de cela, notamment provoqué par un « Da Rockwilder » d’anthologie qui ne cesse de rendre fou le public lorsqu’il le joue en live. Leur carrière solo respective, les changements évidents du mouvement Hip Hop n’ont nullement effrité la complicité des ces deux électrons libres qui gardent leur excitation et leu inspiration initiale. Pour le prouver, les frères pétards nous laisser tirer sur leur nouveau joint fraîchement roulé. Rendez-vous pris dans une cave obscure le 19 Mai 2009; deux ans d’enregistrement, toujours sur Def Jam, une équipe de producteurs toujours irréprochables, la suite attendu de l’album mythique est désormais disponible. B.O! 2, bitch, we bring the drama. Lire le reste de cette entrée »




EPMD – We Mean Business (2008)

23 01 2009

Les dollars vont pâlir… Les précurseurs du Business dans le Hip Hop nous font leur deuxième gros come-back de leur carrière avec au bout un septième et très attendu nouveau projet. Cela faisait déjà presque dix ans que le silence radio régnait entre les deux rappeurs, privilégiant leur chemin en solitaire, mais après une réunion convaincante en 2006 lors du festival Rock The Bell à New-York, l’alchimie et la ferveur du public étaient telles qu’ils se devaient de retravailler ensemble. EPMD est toute une institution dans l’histoire du Hip Hop ; les travaux d’Erick Sermon et de son scrupuleux acolyte Parrish Smith, alias PM, principalement à base Dde lourds samples funky et Rock, ont apporté et laissé de grosses séquelles dans la tête d’une génération qui était jusqu’alors élevée sur des supports beaucoup moins traumatisant. Le Hip Hop moderne s’est donc construit avec eux. Les années se sont écoulées, si le Green Eyed Bandit a néanmoins consolidé son avenir avec son crédit de producteur et une carrière solo efficace, on ne peut pas en dire autant de PMD qui n’a jamais su rehausser la barre de ses débuts pour peu à peu s’effacer. Avec ce disque, l’objectif et l’ambition des deux natifs de Long Island restent inchangés (quid de leur complicité au micro?). « We Mean Business », dernier chapitre de la saga EPMD ? Lire le reste de cette entrée »





G-Unit – T.O.S: Terminate on Sight (2008)

26 07 2008

Et le G-Unit dans tout ça ? Ça faisait tellement longtemps qu’on n’en avait pas parlé… Même lorsqu’ils ne sortent rien, ils arrivent quand même à faire parler d’eux dans les médias. Mais les dernières nouvelles sont loin d’être élogieuses, car les rats commencent à quitter le navire, pour ne pas dire que l’embarcation, elle, est carrément en train de couler à pic. Ce qui s’était ressenti au niveau des ventes calamiteuses des derniers albums se répercute sur, justement, « l’unité » du groupe. Rien ne va plus entre le leader 50 Cent et le sudiste Young Buck, des tensions ont contraint ce dernier à être gentiment « viré » du crew. On se rappelle tous qu’a l’époque The Game avait en quelque sorte subi le même traitement avant que la relation ne s’envenime dans un interminable beef. Lire le reste de cette entrée »