Fabolous – Loso’s Way (2009)

25 07 2009

 

Désillusion du public, échec commercial, on ne peut pas dire que Fabolous soit rentré du bon pied chez Def Jam avec « From Nothin’ To Something ». « Make Me Better » avait beau séduire avec la production de Timbaland et la particpation de Ne-Yo, il n’y avait bien que ça pour satisfaire les attentes. L’ancien rookie new-yorkais devenu une valeur confirmé a connu ici ses premiers déboires et comptait bien les faire oublier en retravaillant rapidement sur un nouveau solo. Plus pointilleux dans ses choix de collaborations, plus précis artistiquement, mieux cadré, on apprend aussi rapidement qu’il va faire comme Jay-Z avec American Gangster en s’inspirant d’un film comme ligne scénaristique du disque. En l’occurrence Carlito’s Way (L’Impasse pour nous français) avec Al Pacino qu’il transforme ainsi en « Loso’s Way ». Un projet qui donne, à ceux qui l’on vu, forcément des espérance sur son contenu. On le voit déjà bien rempli de tracks sombres et street. Bref un Fabolous qui tente tant bien que mal avec ce 5ème solo de sortir la tête de l’eau et de renouer avec les bonnes critiques en essayant de faire quelque chose de mieux. Lire la suite »





Maino – If Tomorrow Comes… (2009)

29 06 2009

 

Jermaine Coleman a payé sa dette à la société. Dix lourdes années derrière les barreaux auront raison de sa destiné. Celle-ci se consacre désormais entièrement à la musique et non à l’univers malsain de la drogue qui lui a déjà causé suffisamment de soucis. Le rap comme seul issue, des histoires écrites dans sa tête comme seule échappatoire, c’est ce qu’à trouvé ce résident de Bed-Stuy devenu Maino pour s’évader de l’impitoyable univers carcéral et de ses 23h/24h enfermées entre quatre murs. Dès sa sortie en 2003, il tente de se réinsérer en créant son label Hustle Hard Entertainment. De contact en contact, il finit par rencontrer le célèbre DJ Kay Slay qui évidemment impressionné par son passé et par son ambition de réussir dans le rap ne tarde pas à lui permettre de sortir quelques mixtapes, de se faire un nom petit à petit, et de collaborer avec une autre artiste de BK: Lil’ Kim . Son deal avec Universal pour sortir son solo « Death Before Dishonor » est vite avorté lorsqu’il s’aperçoit du manque d’attention qui lui est accordé par cette major. Ce sera finalement avec Atlantic Records qu’il pourra déployer ses ailes et démarrer une nouvelle vie avec l’enregistrement de son album à l’intitulé qui résume bien l’imprévisible street life, « If Tomorrow Comes… » Lire la suite »





Mike Jones – The Voice (2009)

30 04 2009

Who Is Mike Jooooones ? Impossible de ne plus connaître ce rappeur depuis son premier album en 2005. L’opération marketing bien ficelée, ses gimmicks répétés toutes les 5 minutes et son numéro de téléphone dévoilé dans ses pistes de manière à ce qu’on le retienne aisément, ont fait passer ce rappeur de Houston de l’anonymat à la célébrité mondiale. Rien que pour l’engouement original qu’il a suscité et ses singles imparables comme « Still Tippin » ou « Back Then », « Who Is Mike Jones » fait déjà partie des opus qui ont marqué le son du Sud. Après un tel phénomène, il est difficile de se remettre en studio avec des idées fraîches. Cela semblait bien parti avec ses nouveaux tubes « My 64 », « Mr. Jones », mais certaines discordances avec Warner Bros ont réduit et commercialisé ceux-ci en l’EP « The American Dream », qui devait donc au préalable être l’intitulé de son album. Lire la suite »





Ace Hood – Gutta (2008)

15 11 2008

 Il n’y a pas plus explicite: Le blason We The Best Music d’un côté, de l’autre celui de Def Jam Recordings, le tout est relié par un bon paquet de fric accompagnant le produit qui a fait fructifier cette collaboration. Ça sent le business à plein nez! Derrière le jeune rookie sudiste Ace Hood on n’est pas étonné de retrouver le manager/Dj/entrepreneur/producteur? le plus gueulard du Hip Hop game, le palestinien le plus bling bling de Miami, j’ai nommé DJ Khaled. Premier poulain de l’écurie, Ace Hood débarque lui aussi de Floride et comme son mentor et beaucoup de nouvelles têtes à venir s’aventurer dans le milieu, il est principalement la pour faire son biz; faire trembler les rétros avec les boomers, bouger les culs et faire voler les dollars sans prise de tête avec une panoplie de titre bangers ([i] »Get’ Em Up »[/i]. Lire la suite »





2 Pistols – Death Before Dishonor (2008)

15 06 2008

 

« Et pourquoi pas moi? » Il est évident qu’avec ces dernières années, bien que l’industrie soit apparemment ‘en crise’, les États-unis ont prouvé qu’ils pouvaient toujours faire des miracles. Le rêve américain, la gloire du jour au lendemain, beaucoup veulent y goutter mais une poignée seulement la tèteront. Et pour combien de temps? Ça peu importe, la seul question que se posent ces jeunes rêveurs c’est « pourquoi pas moi? ». En voyant la réussite des Soulja Boys, Flo Rida, Mims et compagnie il y a de quoi avoir la volonté d’essayer quelque chose pour avoir son album distribué dans tout le pays. Lire la suite »





Flo Rida – Mail on Sunday (2008)

25 04 2008

De plus en plus de nouvelles têtes apparaissent d’un coup sous les projecteurs du Hip Hop avec leur unique tube de l’été sous le bras. Une déferlante médiatique momentanée s’abat alors sur eux, puis repartent dans l’ombre de leur scène locale, les poches pleines, mais presque aussi vite qu’ils sont venus. Pas de doute qu’une infinité d’adeptes seulement connaissait Flo Rida avant qu’il explose dernièrement avec son EP contenant le fameux « Low ». On ne l’espère pas pour lui, mais à première vue tout laisse penser qu’il fait partie de ces ambianceurs d’un temps qui aura rapidement un successeur aussi furtif. Pour en être quasiment sûr de son destin encore faut-il avoir écouter l’album qui suit son débarquement hertzien. Lire la suite »





Rick Ross – Trilla (2008)

7 03 2008

Les dentiers de nombreux retraités pensaient pouvoir se reposer paisiblement sur les côtes de la Floride depuis que la booty music se faisait moins entendre, totalement dépassée par l’engouement nationale envers la crunk music. Mais dans la plus hot des villes caribéennes des Etats-Unis, Miami, un palmier peu en cacher un autre et d’autres rappeurs ont pris la relève pour faire résonner les caissons de basse. Avec son tube « Hustlin' » balancé en Août 2006 et son album Port of Miami qui s’en est suivi, Rick Ross a lourdement sévi, bien plus fort qu’une canicule, rappelant alors que sous ses apparences strass et paillettes se cachait une ville bourrée de vices. Lancé par Jay-Z via Def Jam et entouré par tout le panel médiatique du moment, le disque s’est rapidement transformé en or. Après maintes et maintes reports, le voilà de retour avec un nouvel opus nommé Trilla qu’il déclare en toute modestie « intemporel » en référence à un certain Thriller de Michael Jackson.

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