Paul Wall – Fast Life (2009)

7 05 2009

Après s’être servi à la sauce Rick Ross puis avoir goûté l’encas des texans Slim Thug et Mike Jones, c’est au tour d’un autre larron formé à l’écurie Swishahouse de balancer une nouvelle disquette en 2009. Une « Fast Life », mais un flow qui tourne toujours au ralenti, des chicos argentés, des tatouages tout le long des bras (et des doigts!), un crâne blanc rasé de près, une liasse de billet dans la main, pas de doute c’est bien le nouvel album de Paul Wall qui squatte les bacs. Les Sidewayz vont pouvoir se remettre en mode fast & furious…. En fait pas vraiment, car pour celui-ci notre valeureux sudiste a commencé à bosser directement après « Get Money, Stay True » en voulant concevoir un album plus mature (l’effet d’être papa?), plus recherché au niveau des thèmes et instaurer une diversité sonore qu’on ne retrouvait pas dans ses projets précédents. Autrement dit, pas de grosses boucheries qui sentent le goudron chaud comme « Sittin’ Sidewayz », « Break Em Off » qui lui collent pourtant à la peau, mais plus une variété de tracks mieux réfléchies, mieux travaillées et consolidées durant deux ans avec des producteurs de tous horizons. Ne soyez pas déçus d’avance ! Le résultat contient tout de même quelques surprises savoureuses à ne pas négliger. Lire la suite »





B-Real – Smoke N Mirrors (2009)

16 03 2009

A bien y réfléchir, B-Real était l’un des seuls piliers de gros groupe à ne jamais avoir sorti d’album solo. On n’en connaît pas réellement les raisons, paresse personnelle, volonté de trop bien faire, veto posé par Columbia Records ? Une multitude de possibilités récurrentes nous sautent immédiatement à l’esprit. En tout cas, cela fait maintenant plus de 20 ans, depuis les débuts des Cypress Hill, qu’on attendait comme des morts de faim un tel projet de sa part. Et c’est lors d’une escapade chez Duck Down Records qu’il va enfin concrétiser celui-ci après une série de mixtape « Gunslinger » qui annonçait l’évènement. Après Frost, B-Real est l’artiste latino le plus célèbre du Hip Hop ; sa voix nasillarde, sa vibe et ses phrasés infusés de marijuana en ont fait un personnage emblématique dans le milieu. Pour les jeunes et moins jeunes de la communauté hispanique, c’est carrément un modèle, une icône qui représente fièrement « La Raza ». Lire la suite »





Notorious (Soundtrack) (2009)

15 01 2009

 

16 ans après sa création, le label Bad Boy Records est bel et bien toujours actif. Si si je vous assures, malgré le fait qu’il survive par l’intermédiaire de sorties de plus en plus lamentables l’entreprise musicale conçu par Sean « Diddy » Combs existe encore. Comme tout le monde le sait, son succès et sa fortune il le doit principalement à un seul et unique artiste: Notorious BIG. Sans la signature du légendaire rappeur, Bad Boy n’aurait jamais eu cette forte réputation dans le Hip Hop. Et depuis la mort brutale de Christopher Wallace en 1997 cette hypothèse s’est très largement confirmé. L’empire fragilisé n’a jamais rebattu de l’aile depuis la perte de son poulain, mais continue chaque jour de bénéficier des droits d’enregistrement du rappeur. Moins productif que son « rival » de l’époque 2Pac, ils ont néanmoins la aussi pu exploiter une bonne palette de démos et d’anciens couplets pour sortir deux albums posthumes. Un hommage très fructueux pour le compte en banque… Une recette qui certes tombe moins dans l’aberration et la folie du pauvre cas Tupac Shakur, mais qui ne fait pas toujours l’unanimité surtout lorsque le résultat escompté égratigne l’image flamboyante de leur courte et prestigieuse carrière. Lire la suite »





E-40 – The Ball Street Journal (2008)

23 11 2008

Beaucoup de personnes pensent ou affirment que le Hyphy est déjà mort, que ce n’était qu’un courant de courte durée. Mais cette sensation venue de la Bay peut encore compter sur l’expérience du vétéran E-40, qui traverse les générations en s’adaptant et en restant toujours aussi actif pour représenter fièrement le mouvement. Le fondateur de Sick Wid It Records s’est régénéré en 2004 depuis son départ du label Jive pour s’allier et faire sa cure de jouvence avec le pilier de la Crunk Lil’ Jon via BME et Warner Bros. Le résultat donna lieu à un « My Ghetto Report Card » bien électrisant qui a ravi les fanatiques et les amateurs de gros bangers. Le king du Slang, qui a d’ailleurs récemment sorti un livre à ce sujet, a refait une tournée à la fin de l’année 2008 avec un juicy bien frais dont il est vraiment le seul à pouvoir nous servir. « The Ball Street Journal » est dans la fine continuité du précédent; un cocktail d’égotrip verbal, de productions trempées dans la fonte et d’une sucrette allégée pour convertir les ondes radio. Lire la suite »





E-40 – In A Major Way (1999)

13 05 2008

Beaucoup d’artistes se sont fait un nom en se dépatouillant avec les moyens du bord, en vendant leurs projets à même la rue, à l’arrière d’une caisse ou autres… E-40, inspiré par le succès de son modèle Too $hort, en a fait de même et a créée sa propre structure (Sick Wid It Records). Il a ainsi pu sortir en total indépendant son premier album Federal suivi d’un EP 8 titres intitulés The Mail Man. Vite à l’affût le label Jive Records s’est déterminé a le signer lui et sa Click en 94 après l’engouement local succédant la diffusion de son morceau « Captain Save a Hoe ». Un contrat de plus de 3 millions de dollars avec une maison de disque n’était pas chose courante à cette époque. Premier rappeur de la Bay Area a arborer les couleurs d’une major, qui était à l’époque un peu plus axée sur la qualité et l’innovation (et encore) de ses talents trouvés que sur leurs nombres de ventes, le King of Slang pouvait alors étendre sa réputation et son aventure musicale à travers tout le pays, voir même le monde. Lire la suite »





David Banner – Mississippi: The Album (2003)

12 09 2005

En 2003 une source de chaleur tout droit venue des marécages du sud vient enflammer tout le territoire américain, l’auteur de ce changement climatique est David Banner, pas Hulk mais le rappeur. Inconnu en France avant « Mississippi : The Album » il avait néanmoins sortis en 1999 « Grey Skies » avec son groupe Crooked Lettaz formé de lui et Kamikaze ainsi qu’ en 2000 un premier opus solo intitulé « Them Firewater Boyz, Vol. 1 » avec dessus quelques collaborations de marque comme Rass Kass et Noreaga, ce qui lui avait valu déjà une bonne petite réputation. Lire la suite »