Clipse – Til The Casket Drops (2009)

19 12 2009

 

On ne les présente plus et pourtant on a cette curieuse impression que les Clipse sont encore vraiment trop méconnu du grand public Hip Hop. Fidèlement lié aux Neptunes depuis un jour de l’année 93, les deux frères de Virginie ont su surfer sur cette poudreuse de luxe en nous offrant généreusement des sensations jouissives dans « Lord Willin' » et « Hell Hath No Fury ». Depuis on ne savait plus trop ce qu’ils allaient nous réserver pour la suite vu que leur contrat avec Jive Records venait à son terme. Inséparable de Star Track et de leur propre structure Re-Up, le duo trouvera finalement refuge au sein de Columbia Records. Une nouvelle aventure est alors en train de se construire. En 2008 Koch dévoile fièrement le premier opus de la formation Re-Up Gang, un collectif auquel s’ajoute Ab-Liva et Sandman, avant qu’une mixtape baptisée « Road To Till The Casket Drops » ne fasse la promo de leur ligne de vêtement et serve de prélude avant le grand retour en studio. Lire la suite »





Snoop Dogg – Malice n Wonderland (2009)

12 12 2009

 

Snoop Dogg vient de franchir un cap, celui de son dixième album solo. Une carrière incroyable, ultra prolifique, pour l’un des artistes les plus légendaires et les plus aimés du Hip Hop. Le chien de Long Beach a toujours su retomber sur ses pattes malgré le fait d’avoir fait certains grands écart en changeant de niche (Death Row –> No Limit –> Capitol –> Geffen). Mais pour cette dixième édition le changement est encore plus fort car elle est placée sous le signe de l’indépendance, uniquement guidée par sa propre structure Doggystyle Records et la distribution de Priority dont il arbore fièrement le costume de directeur artistique. Un ambassadeur de renom pour ce même Priority qui avait permis à la scène westcoast de se faire entendre sur une plus grande échelle il y a quelques années. Après nous avoir laissé sur une bonne note d’originalité sur son « Ego Trippin' » où l’on découvrait un Snoop Dogg sous différentes facettes musicales, il re débarque déjà avec un « Malice ‘N Wonderland » qui nous laisse dubitatif quant à son contenu. Lire la suite »





Jay-Z – The Blueprint 3 (2009)

28 11 2009

Shawn Carter aka Jay-Z
Mes Mémoires-Ma-Vie-Mon Oeuvre
 
Chapitre 11 – The Blueprint III
 
Tous les jours je me lève en étant fier de ce que j’ai accomplis dans ma carrière. Je ne remercierais jamais assez Dieu de m’avoir donné cette vie de rêve. L’idée que j’ai eu de prendre une retraite anticipé me paraît aujourd’hui totalement absurde. L’air que je respire est aussi primordial à mon bien être que je le suit pour le Hip Hop. J’ai bien conscience d’être une véritable légende vivante pour cette musique (« il a récemment été élu meilleur MC de tous les temps ») et je met tout en oeuvre pour jamais décevoir les gens. Après une promesse de longue date à mes fans, c’est dans cette optique que je me suis enfin décidé d’entrer en studio pour enregistrer le dernier volet de ma trilogie des Blueprint. Un projet tant attendu méritait bien une plus grande attention de ma part dans sa conception. J’ai d’abord pris mes distance avec Def Jam pour créer ma propre structure chez Live Nation que j’ai intitulé Roc Nation, puis j’ai mis les voiles vers Hawaii histoire d’aérer mes inspirations artistiques et de m’éloigner du vacarme des grandes villes. Malgré mon pouvoir dans cette industrie je n’ai par contre pas encore le bras assez long pour éradiquer le fléau du téléchargement sur Internet. La date de sortie prévu au 11 Septembre 2009, date d’anniversaire du Blueprint premier du nom, s’est donc vu avancé de trois jours. Étant l’un des artistes les plus bootlegé de l’histoire il fallait bien s’y attendre, mais je m’inquiète pas car ce onzième album finira lui aussi #1 au billboard et je battrais ainsi le record du king Elvis. N’oublié pas non plus de garder en tête les titres évincés du final mais qui ont crée le buzz de bel manière: « Ain’t I », « Jockin’ Jay-Z », « Brooklyn Go Hard » ou encore cette célébration de l’élection d’ Obama à la présidence sur « History » que j’aurais bien mis sur ce dernier Blueprint si seulement l’auteur du sample qu’à emprunté Kanye West (NDLR Véronique Sanson) ne l’avait pas découvert sur un plateau télévisé français.
Sans plus d’attente je vous invites dans les coulisses de ma nouvelle oeuvre raffinée, Blueprint 3, qui marque la fin d’un cycle dans ma carrière… Lire la suite »




Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire la suite »





Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire la suite »





Common – Universal Mind Control (2008)

22 01 2009

L’année 2008 semble avoir illuminé les esprits des deux plus célèbres rappeurs de Chicago. Kanye West en a étonné plus d’un sur son nouvel album qui a pris des allures électro-blues. Loin de son Hip-Hop initial, il a même concrétisé son rêve en appliquant son talent persuadé de chanteur (dont il est le seul à croire) grâce à la technologie de l’auto-tune. Une direction complètement différente de ce à quoi il nous avait habitués et qui a donc grandement partagé les avis. Mais il n’est pas le seul puisque Common, qui avait depuis longtemps prévu de lâcher son huitième projet, s’est lui aussi penché vers de nouvelles sonorités. « Universal Mind Control », anciennement « Invincible Summer », a finalement réchauffé notre mois de décembre avec un éclectisme riche et surprenant. Lire la suite »





Nelly – Brass Knuckles (2008)

7 09 2008

Nelly c’est le rappeur de Saint Louis qui a su très rapidement se faire une place avec son célèbre tube « Country Grammar » et l’album du même nom qui avait nettement rafraîchi les humeurs sudistes et le Hip Hop de l’époque. Lui qui aurait pu s’apparenter à un simple effet de mode, à un one hit wonder, à finalement réussi à camper sa vibe atypique, sa touche du Missouri dans le game avec un second opus « Nellyville » riche en tubes variés et ultras efficaces. Le succès de celui-ci était tel qu’il semble depuis avoir perdu pied en se noyant dans la facilité d’inviter n’importe qui, pour tenter de réaliser d’autres titres qui lui feront revivre ses mêmes sensations. Résultat : le double album ou plutôt les deux disques séparés Suit/Sweat sortis courant 2004 ne ressemblaient plus à grand chose, encore moins au style initial du petit rappeur de St. Louis qu’on aimait écouter.

Son retour en cette fin d’année surchargé nous laisse alors voguer dans le flou total. La trackliste n’a rien pour nous rassurer avec son côté cérémonie MTV Awards, la pochette (sans aucun goût artistique) semble être un musclé trompe l’œil, et le titre « coup de poing américain » nous laisse de marbre venant de sa part. Sait-on jamais… voyons plutôt l’opinion de trois forumeurs particuliers qui nous donnent leur avis sur ce « Brass Knuckles »: Lire la suite »