Slaughterhouse – Slaughterhouse (2009)

13 09 2009

  Ils n’auront pas perdu de temps. Un an a peine après l’officialisation, le combo Slaughterhouse révèle déjà son premier album. Mais qui se cache derrière ce blaze carnassier? Pas moins que Joe Budden, Crooked I, Joell Ortiz et Royce Da 5’9 ». Que des rappeurs qui était promis a un bel avenir et qui par différents obstacles se sont contentés d’une carrière en demi teinte, voir bien pâle en ce qui concerne le pauvre Crooked I. Des rookies tous anciennement couvés sous l’aile de grand label (Death Row/Murder Inc., Def Jam, Aftermath, Tommy Boy) qui réunissent à présent leur force pour mieux exploser en indépendant. Connaissant les caractéristiques de ces charcutiers de la rime on était en droit de s’attendre à un projet sanglant. On verra par la suite que l’album est bon, mais qu’il semble avoir néanmoins été bouclé un peu trop dans la précipitation. Lire le reste de cette entrée »





Fabolous – Loso’s Way (2009)

25 07 2009

 

Désillusion du public, échec commercial, on ne peut pas dire que Fabolous soit rentré du bon pied chez Def Jam avec « From Nothin’ To Something ». « Make Me Better » avait beau séduire avec la production de Timbaland et la particpation de Ne-Yo, il n’y avait bien que ça pour satisfaire les attentes. L’ancien rookie new-yorkais devenu une valeur confirmé a connu ici ses premiers déboires et comptait bien les faire oublier en retravaillant rapidement sur un nouveau solo. Plus pointilleux dans ses choix de collaborations, plus précis artistiquement, mieux cadré, on apprend aussi rapidement qu’il va faire comme Jay-Z avec American Gangster en s’inspirant d’un film comme ligne scénaristique du disque. En l’occurrence Carlito’s Way (L’Impasse pour nous français) avec Al Pacino qu’il transforme ainsi en « Loso’s Way ». Un projet qui donne, à ceux qui l’on vu, forcément des espérance sur son contenu. On le voit déjà bien rempli de tracks sombres et street. Bref un Fabolous qui tente tant bien que mal avec ce 5ème solo de sortir la tête de l’eau et de renouer avec les bonnes critiques en essayant de faire quelque chose de mieux. Lire le reste de cette entrée »





Capone-N-Noreaga – Channel 10 (2009)

19 04 2009

Motivé pour remettre le Hip Hop dans le droit chemin, en manque de billets verts, incapacité à tenir une carrière en solo, les raisons sont simples et souvent liées pour accompagner cette tendance qui veut le grand retour des anciens. Ces derniers mois ont été propices à des réunions qu’on n’espérait même plus réalisables, que ce soit dans le rap français ou celui des States. On a ainsi vu ressurgir après 9 ans de latence, le temps de refaire leur business, le duo Parish Smith et Erick Sermon. Presque une décennie, c’est aussi la période qu’il aura fallu pour recoller les morceaux entre Capone et Noreaga et les revoir ensemble pour reformer le sulfureux combo du Queens, connu sous les initiales de C-N-N. Le chemin aura été long et laborieux, mais entre les faux bonds de Roc-A-Fella/Def Jam et la perdition de N.O.R.E. dans le Reggæton, plus le long séjour en prison et les faibles succès connus par les mixtapes/street albums de Capone, il n’y avait plus qu’une solution pour qu’ils retrouvent leur interactivité d’antan et le chemin des ventes. Pour ne pas galérer plus longtemps, ils combinent désormais en indépendant via Thugged Out Militainment et Fontana Music. C’est sous cette petite structure que voit le jour « Channel 10 » (tiré d’une track de « The War Report »), nouveau chapitre dans la carrière de ces deux rappeurs aux voix si charismatiques. Lire le reste de cette entrée »





Ace Hood – Gutta (2008)

15 11 2008

 Il n’y a pas plus explicite: Le blason We The Best Music d’un côté, de l’autre celui de Def Jam Recordings, le tout est relié par un bon paquet de fric accompagnant le produit qui a fait fructifier cette collaboration. Ça sent le business à plein nez! Derrière le jeune rookie sudiste Ace Hood on n’est pas étonné de retrouver le manager/Dj/entrepreneur/producteur? le plus gueulard du Hip Hop game, le palestinien le plus bling bling de Miami, j’ai nommé DJ Khaled. Premier poulain de l’écurie, Ace Hood débarque lui aussi de Floride et comme son mentor et beaucoup de nouvelles têtes à venir s’aventurer dans le milieu, il est principalement la pour faire son biz; faire trembler les rétros avec les boomers, bouger les culs et faire voler les dollars sans prise de tête avec une panoplie de titre bangers ([i] »Get’ Em Up »[/i]. Lire le reste de cette entrée »





Lil’ Wayne – Tha Carter III (2008)

28 06 2008

Par où commencer…. il y a tellement à dire lorsqu’on évoque le cas Lil’ Wayne. Au premier abord ce qui saute immédiatement à l’esprit c’est cette improbable ascension qu’a connu au fil des années le rappeur des Cash Money. Les médias et l’univers musical voisinant le Hip Hop en sont devenu totalement boulimique. À un point qu’on peut, dors et déjà deviner sa présence sur le prochain projet de tel ou tel rappeur. On a beau l’apprécier, ou pas, cette surexploitation en devient étouffante pour tous. D’un autre côté, de fil en aiguille, c’est avec ce procédé qu’il a réussi à Lil’ Wayniser la planète. Une apogée qu’il concrétise le 10 juin 2008 en sortant le très attendu dernier chapitre de la trilogie des Carter. Comme à son habitude une flopée de mixtape (plus ou moins officielles) à vu le jour avant l’album, laissant transparaître quelques inédits qui seront en fin de compte utilisés sur le EP intitulé « The Leak » et qui n’a fait qu’augmenter un buzz déjà trop bien bâti. EP d’ailleurs disponible en bonus avec cet album. « Remember Me » qu’il disait à 16 ans sur ‘Tha Block Is Hot’… Lire le reste de cette entrée »





Ll Cool J – Exit 13 (2008)

31 03 2008

James Todd Smith III a montré la voie à de nombreux rappeurs en se consacrant désormais plus au cinéma qu’au Hip Hop, mais notre rappeur bodybuilder à bloc à trouver le temps de faire son régulier passage en studios pour peaufiner un nouvel album. Un enregistrement nettement plus important pour lui puisqu’il s’agit (enfin ?!) de son ultime projet sous l’écurie Def Jam. Après 24 ans de bons et loyaux services et une carrière qui commence à fortement rouiller à en croire ses dernières livraisons, la 13 ème livraison semble être le bon de la délivrance pour LL Cool J. Un bon de sortie qu’il compte bien honorer en puisant au fond de lui même l’esprit old school qui coule dans ses veines, période ou il brillait alors de plein feu et était encore considéré comme une figure emblématique du mouvement. Lire le reste de cette entrée »