Wiz Khalifa – Deal or No Deal (2009)

29 03 2010

 Wiz Khalifa a à peine 22 ans et fait partie de cette très jeune génération qui en veux et essaie de se faire révéler par tous les moyens. Il avait presque réussi son pari après avoir séduit Warner Bros via ses mixtapes et en sortant son premier album « Show and Prove », avec un titre qui parle tout seul de son ambition. Mais ce n’étant sans compter l’exigence et la cruauté habituelle du label qui repoussa sans cesse l’échéance de son envol vers le succès. « First Flight » (nom qui était prévu pour son album) ne verra donc jamais le jour et Wiz Khalifa fit ses bagages pour retourner en indé vers Rostrum Records, Frank Radio et iHipHop Distribution. De son passage chez Warner il ne retiendra finalement que le succès de son tube « Say Yeah » et sa participation au Summer Jam. On redémarre à zéro, ou pas tout à fait puisqu’il a tout de même eu l’opportunité de s’extirper de son contrat en gardant ce qu’il avait enregistré. Quoi qu’il en soit c’est par ses propres moyens qu’il en est arrivé jusque la, c’est donc par ses propres moyens aussi qu’il percera à grande échelle maintenant. Et l’auto promo qu’il a fait via Internet, ses vidéos sur Youtube, etc… tout ça a payé puisqu’il a attiré de nombreux admirateurs sur son Twitter. Résultat des courses ce nouvel album tout frais « Deal Or No Deal » (au titre la encore révélateur) a vu ses ventes pointer dans le haut du classement sur Itunes Store. Lire le reste de cette entrée »





Gucci Mane – The State Vs Radric Davis (2009)

26 12 2009

On aime, on déteste,

Gucci Gucci Maaaaaaaane est un artiste qui ne laisse pas indifférent. Capable du pire comme du meilleur, c’est de derrière les barreaux que l’entertainer d’Atlanta nous dévoile ce deuxième album. Extrêmement attendu au tournant par ceux qui suivent ce hénomène,The State vs.Radric Davis » (Warner Bros/Asylum/So Icey Ent.) est l’album de la révélation. De son premier album catastrophique (« Back to the Trap House ») il en a tiré des leçons pour mieux s’appliquer sur celui-ci. Tout d’abord il a mis le paquet sur l’équipe de producteurs qui l’entoure: Scott Storch, Bangladesh, J.U.S.T.I.C.E League, Jazze Pha, Drumma Boy, Mannie Fresh, Polow Da Don,… Des machines à tubes lourds et carrés qui vont déjà lui permettre d’avoir une base solide pour faire monter autour de lui un buzz considérable. La pochette et le titre sont également deux points important qu’il a arrangé et qui donnent envie au public de découvrir l’artiste. La ou les premiers donnaient l’impression d’une simple mixtape dirty south, celle-ci nous donne le ton sur son vécu et ce qui peut se tramer dans sa tête. En taule ou pas, l’univers carcéral qui lui colle à la peau depuis 2005 n’aura pas raison de sa volonté à faire bouger les foules avec son style déjanté. Lire le reste de cette entrée »





Slim Thug – Boss of All Bosses (2009)

12 05 2009

Drive slow homie! Le Boss des Boss est de retour pour faire crépiter les boomers et réchauffer le climat. Revenant aux sources avec un album en indépendant chez E1 Music (Koch), Slim Thug aura mis du temps, mais aura finalement retrouver le chemin des bacs avec ce second opus. Finie l’escapade Geffen/Interscope et son affiliation avec les Neptunes, après deux apéros avec l’ensemble de ses Boss Hogg Outlawz, Slim Thug brille de nouveau en solo et fait perdurer la qualité du Hip Hop made in Houston. Il n’a que peu d’années à son actif, mais déjà une réputation des plus solides, facilitée par son physique imposant et une voix qui n’en est pas moins lourde. Entouré par une atmosphère « chillisante » à souhait, Slim Thugga assure, sans forcer, un album qualitativement planant. Lire le reste de cette entrée »





Mike Jones – The Voice (2009)

30 04 2009

Who Is Mike Jooooones ? Impossible de ne plus connaître ce rappeur depuis son premier album en 2005. L’opération marketing bien ficelée, ses gimmicks répétés toutes les 5 minutes et son numéro de téléphone dévoilé dans ses pistes de manière à ce qu’on le retienne aisément, ont fait passer ce rappeur de Houston de l’anonymat à la célébrité mondiale. Rien que pour l’engouement original qu’il a suscité et ses singles imparables comme « Still Tippin » ou « Back Then », « Who Is Mike Jones » fait déjà partie des opus qui ont marqué le son du Sud. Après un tel phénomène, il est difficile de se remettre en studio avec des idées fraîches. Cela semblait bien parti avec ses nouveaux tubes « My 64 », « Mr. Jones », mais certaines discordances avec Warner Bros ont réduit et commercialisé ceux-ci en l’EP « The American Dream », qui devait donc au préalable être l’intitulé de son album. Lire le reste de cette entrée »





Plies – Da REAList (2008)

7 12 2008

Non, vous n’hallucinez pas, Plies sort bel et bien son deuxième album de l’année 2008 ! Alors que les radios peinent à suivre et balancent encore en boucle le fameux « Bust It Baby » avec Ne-Yo, le rappeur de Miami surfe sur la vague de son succès et nous livre dors et déjà une nouvelle compilation de ses tubes perso avec « Da REAList ». L’étiquette de one hit wonder est vite fixée sur la tête de ces nouveaux venus, mais Plies a sûrement trouvé le remède pour parer les critiques avec cette productivité qui n’est pas sans nous surprendre. Il faut quand même préciser que le public est plutôt friand de son style et de sa voix qui traîne du pied puisque ces deux derniers projets ont été certifiés Gold. C’est donc une motivation supplémentaire pour ce représentant de Slip-n-Side Records qui réussit à réchauffer comme il le faut les amateurs de sons sudistes. Lire le reste de cette entrée »





David Banner – The Greatest Story Ever Told (2008)

23 05 2008

Pour ne pas changer la « mode » actuelle, l’album de ce bon vieux David Banner a lui aussi subit la tempête incessante des reports de date de sortie. Avec un titre tel « The Greatest Story Ever Told » (semblable à celui du prochain album de Saigon qu’on attend désespérément) on ne pouvait qu’avoir l’eau à la bouche bien qu’on sache d’avance que le discours sera forcément disproportionné avec le contenu. Surtout depuis qu’il a comparé la qualité de son projet à l’intouchable « The Score » des Fugees… Son silence radio n’est pas si anodin que ça vu la vie et les tourments qu’a pu connaître le rappeur ses derniers temps. La perte douloureuse de son père, le décès d’un grand nombre de proches dont les biens connus Pimp C et Static Major et pour couronner le tout, comme si le destin ne s’acharnait pas assez sur la même personne, David Banner apprend qu’il est diabétique. Le sort parait le forcer a arrêter sa carrière, a l’abandonner sur le chemin alors que le Hip Hop suit son cours. Lire le reste de cette entrée »





Master P – Ghetto D (1997)

30 06 2007

Dix ans déjà, une décennie que cet album de Master P est sorti. Pour fêter cet anniversaire en beauté, Priority Records/EMI réédite ce classique qu’est Ghetto D, agrémenté de quelques bonus inédits. Cet album est avant tout celui qui a consacré et confirmé le règne de Percy Miller et de son empire No Limit Records sur une partie du paysage Hip Hop, particulièrement le Dirty South, dans les années 90.

A l’époque, les tendances viennent principalement des deux côtes. Les artistes venant de la Nouvelle-Orléans ou autres sont vus comme de simples campagnards et ont du mal à démarcher envers les maisons de disques. Des pauvres bouseux pourtant nombreux, qui vivent eux aussi dans des ghettos parmi les plus dangereux et insalubres des Etats-Unis. C’est donc avec une stratégie et un business bien adapté que la dynastie No Limit s’est construite : une surproduction d’albums de gangsta rap, des documentaires/films et autres produits dérivés qui reflètent la réalité des quartiers du sud afin que ses habitants se sentent enfin représentés. Son succès ne se fait pas attendre et sa fortune colossale font rapidement de lui l’un des boss du Hip Hop. Ghetto Dope est sûrement son meilleur album et c’est aussi celui qui le représente le mieux. Censuré au dernier moment pour devenir Ghetto D, la pochette est elle aussi retouchée en enlevant l’image d’un jeune drogué fumant son crack devant le magasin de disque de Master P. Toujours dans la même veine des CDs qui sortent sous cette étiquette, Ghetto D est bourré de featurings d’artistes signés principalement dans sa crèche histoire de les mettre en avant (Mystikal, Fiend, Mia X,…). En plus, il a une pochette qui saute aux yeux et contient pas mal de tubes hardcore qui font mouches. Lire le reste de cette entrée »