Meth, Ghost & Rae – Wu-Massacre (2010)

3 04 2010

 Encore charmé par la sensibilité et la délicatesse que porte Ghostface pour la gente féminine sur Wizard of Poetry…A peine remis du sulfureux OB4CL 2 de Raekwon que voila les deux meilleurs shaolins partir en croisade avec Method Man pour faire un véritable carnage lyrical. Un Wu-Massacre comme ils appellent, le tout subtilement illustré par le fuseau expérimenté du dessinateur des Comics Marvel, Chris Bachalo. L’histoire démarre sur Criminology 2 point 5, un assaut sanglant initialement prévu pour l’album de Raekwon d’où ce couplet de Ghostface recyclé du bonus « The Badlands » mais remanié néanmoins pour l’occasion avec une incursion en plus de Method Man. 





Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Freeway – Philadelphia Freeway 2 (2009)

25 05 2009

 

« Tiens! C’est quoi ce Philadelphia Freeway 2 ? », telle a été la réaction de nombreuses personnes lorsque la pochette de ce disque fût révélé. Franchement, on avait peine à croire que Freeway allait nous sortir une suite à son classique avec une promo inexistante, en indépendant et surtout peu de temps après « Free At Last » qui était déjà énormément retardé. Et pourtant c’est bel et un bien un street album officiel que dévoile Real Talk Ent. avec que des inédits. Lui qui venait déjà de faire fort durant le mois de Décembre 2008 en sortant une track par mois (le tout disponible sur la mixtape « Mond of Madness ») continue sa boulimie du studio histoire de préparer le terrain pour son album commun avec Jake One (« The Stimulus Package ») prévu pour la fin de l’année. La question qui s’est immédiatement posée était de savoir qui allait s’occuper de la production. Car c’est bien beau de proclamer l’opus comme une suite, mais si l’équipe et l’atmosphère de Roc-A-Fella n’y ai pas, on voit pas vraiment le rapport. On est pas naïf pour autant et on sait bien qu’il s’agit avant tout d’un effet de buzz. Paris réussi en ce qui nous concerne car on a de suite voulu savoir en détail ce qu’avait encore sous le capot l’incontrôlable Freeway. Lire le reste de cette entrée »





Termanology – Politics As Usual (2008)

5 09 2008

En provenance du Massachusetts, le rappeur Termanology, avec tous les petits projets et mixtapes de bonnes factures lâchées à droite et à gauche, faisait déjà figure de leader of the new school selon The Source et bon nombres d’auditeurs. Là où on peinait à voir venir le concret des Saigon, Papoose et compagnie, Termanology lui préférait croquer la big apple avec un premier album solo bien réel. La faute de ce remue ménage, une production magique que lui sert DJ Premier et qui lui permet d’exploiter sa fraîcheur lyricale sur « Watch How It Go Down » (qu’on retrouve sur cette trackliste finale). Un préambule qui va vite attirer les regards des gens dès lors qu’on sait que la moitié de GangStarr a travaillé et s’intéresse à lui. Pour lui c’est simple, ayant grandi avec la scène californienne, mais aussi le son brut de New York dans les oreilles, il voudrait forcément reproduire cette alchimie et travailler avec des beatmakers légendaires pour son album, peu importe le prix à payer. La fait d’être un proche de Krumbsnatcha lui a déjà permis d’approcher DJ Premier, la suite des contacts devraient faire effet boule de neige. Et a en lire sur le papier la trackliste finale, le résultat semble être à la hauteur de ses attentes, une sorte de « Illmatic » (Nas) ou de « Criminal » (Scientifik) version 2008, tant les invités sont prestigieux. Reste plus qu’à écouter et à juger cette impressionnante formation sur ces 13 pistes. Lire le reste de cette entrée »





Ll Cool J – Exit 13 (2008)

31 03 2008

James Todd Smith III a montré la voie à de nombreux rappeurs en se consacrant désormais plus au cinéma qu’au Hip Hop, mais notre rappeur bodybuilder à bloc à trouver le temps de faire son régulier passage en studios pour peaufiner un nouvel album. Un enregistrement nettement plus important pour lui puisqu’il s’agit (enfin ?!) de son ultime projet sous l’écurie Def Jam. Après 24 ans de bons et loyaux services et une carrière qui commence à fortement rouiller à en croire ses dernières livraisons, la 13 ème livraison semble être le bon de la délivrance pour LL Cool J. Un bon de sortie qu’il compte bien honorer en puisant au fond de lui même l’esprit old school qui coule dans ses veines, période ou il brillait alors de plein feu et était encore considéré comme une figure emblématique du mouvement. Lire le reste de cette entrée »





Styles P – Time Is Money (2006)

13 12 2006

« Time Is Money »… Et pour sûr, Styles P doit encore plus s’en rendre compte de l’exactitude de l’expression depuis la récente sortie ultra repoussée de son opus. Prévu pour l’été 2005 c’est finalement le 19 Décembre 2006 qu’il sera révélé. Le temps vaut vraiment de l’argent et la longue attente a fait baisser toute la pression et l’effervescence de l’annonce de ce disque. Mais le point le plus négatif est surtout dû au fait que la plupart des morceaux présents ici ont pu dès lors circulés sur le net durant de nombreux mois. Qui irait acheter un album dont la quasi totalité des sons n’ont plus aucun secret ? Tout simplement ceux qui ne téléchargent pas du tout (ça existe ?) ou n’écoute pas de mixtapes, mais aussi ses fans et ceux qui bien sûr fétichistes préfèrent avoir ces 12 morceaux sur vrai support. Mais que s’est-t-il passé au juste? Les retards qui durent des mois c’est un peu ce qui se passe avec pas mal de rappeurs qui ont des labels capricieux ou qui ont surtout d’autres priorités. Joe Budden, Saigon, ODB,… pourraient, pour ne citer qu’eux, très bien décrire ce sentiment d’impuissance (enfin sauf le défunt membre déglingo du Wu). Lire le reste de cette entrée »





D-Block – Peer Pressure II (2005)

24 10 2005

Depuis le ‘Kiss Of Death’ de Jadakiss on attend bien évidemment aussi les seconds opus des deux autres membres du D Block, Sheek Louch et Styles P. Et histoire de nous faire patienter paisiblement le collectif nous délivre ‘Peer Pressure II’ qui fait suite au premier volume et aux autres mixtape comme ‘We Are Still The Streets’ ou ‘Y.O.’s Finest’. Lire le reste de cette entrée »