Meth, Ghost & Rae – Wu-Massacre (2010)

3 04 2010

 Encore charmé par la sensibilité et la délicatesse que porte Ghostface pour la gente féminine sur Wizard of Poetry…A peine remis du sulfureux OB4CL 2 de Raekwon que voila les deux meilleurs shaolins partir en croisade avec Method Man pour faire un véritable carnage lyrical. Un Wu-Massacre comme ils appellent, le tout subtilement illustré par le fuseau expérimenté du dessinateur des Comics Marvel, Chris Bachalo. L’histoire démarre sur Criminology 2 point 5, un assaut sanglant initialement prévu pour l’album de Raekwon d’où ce couplet de Ghostface recyclé du bonus « The Badlands » mais remanié néanmoins pour l’occasion avec une incursion en plus de Method Man. 





Ghostface Killah – Ghostdini: Wizard of Poetry in Emerald City (2009)

25 09 2009

 Tout le long de sa carrière on sentait que les collaborations ou remix R&B/Soul faites par le charmeur du Wu Ghostface Killah le titillaient de plus en plus. Le remix d’ « Again » de Faith Evan, « Never Be The Same Again » avec Carl Thomas, « Back Like That » avec Ne-Yo, « Love » avec Musiq, sa version de « You Know I’m Good » d’Amy Winehouse, celle d' »Irreplaceable » de Beyonce ou encore le célèbre « All That I Got Is You » avec Mary J. Blige pour ne citer que ceux la. Mais attention! Comme on peut le voir il ne fonce pas tête baissé, il sélectionne comme un oenologue le cru qui lui chatouille le palet. Ajouter à cela le fait que les femmes ont toujours eu une place importante dans ses textes, plus ces samples de Soul 60’s/70’s qui sont constamment liés à sa voix et vous obtenez un projet entièrement dédié à cette rythmique sensuelle. « Ghostdini The Wizard of Poetry in Emerald City » est un album osé, mais franchement qui d’autre que GFK pouvait se le permettre. Bizarrement c’est sa verve virulente qui se conjugue à merveille avec ce style et qui rend magique ses interventions. Même deux grands comme Jay-Z et R. Kelly ont totalement raté ce pari par le passé. Lire le reste de cette entrée »





Raekwon – Only Built 4 Cuban Linx… Pt. II (2009)

7 09 2009

 

11:00 PM, ça fait une plombe que je poirote seul à cet arrêt de bus, emmitouflé dans ma NorthFace, Beats By Dre sur le crâne. Les rues sont désertes. Le chauffeur doit être dans les bouchons à cause de cette neige qui paralyse la ville. A peine je me décide de partir à pied qu’un bruit strident me fait sursauter comme une victime. Ouf! c’est juste l’indou du coin qui baisse sa grille pas graissée. Alors que j’atteind le bout de la rue, je vois le bus me passer sous le nez. Vénère, je me mets à courir à la Usain Bolt pour atteindre le prochain arrêt. Mais je suis tellement dans mon objectif de rentrer rapidement que j’en oublie tout et notamment de faire attention à cette énorme flaque de verglas qui recouvrait cette plaque d’égout. Ni une ni deux je me retrouve à terre sur le dos, ma tête cognant le sol je perds connaissance… 

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Scarface – Emeritus (2008)

7 12 2008

Il va falloir qu’on s’y fasse, mais le célèbre label texan Rap-a-Lot Records voit en « Emeritus » (Asylum Records) le tout dernier album solo de la carrière de Scarface. Après une année 2008 pourtant fructueuse qui a vu débouler le nouveau Bun B, Devin The Dude, les solos de Z-Ro et Trae ainsi que leur collaboration commune, la plus grosse et l’une des plus anciennes structures sudistes va donc devoir continuer son bout de chemin sans celui qui l’a construit et boosté par l’intermédiaire de son groupe Geto Boys.

Le patron J. Prince prend une fois de plus la parole dès l’introduction, mais contrairement à ce qu’on pouvait le supposer, ce n’est pas pour rendre hommage à l’artiste qui lui a permis de connaître la gloire, mais plus pour tergiverser pendant 4 min sur des anecdotes et drames personnels. Étonnant, pour ne pas dire plus qu’irritant lorsqu’on a les oreilles affûtées pour écouter la dernière balle d’une légende et qu’on se retrouve endormis par un discours sirupeux. Scarface à beau approuver cet aparté, on a encore plus de mal à croire à sa retraite définitive. C’est cet effet de mode qui nous pousse vers la méfiance et le doute. Mais venant de la part d’un activiste qui a 22 ans de routine et qui tirerait sa révérence sur un coup de tête en achevant son neuvième album, on se demande vraiment pourquoi il ferait une telle chose, surtout qu’il semble avoir encore de nombreux discours à expliciter. Lire le reste de cette entrée »





Immortal Technique – The 3rd World (2008)

27 06 2008

Le combat est loin d’être terminé! Si les Farcs s’enlisent et perdent peu à peu de leur puissance dans leur revendication après la mort de leur chef et la libération tant attendue d’Ingrid Bétancourt, le rappeur Immortal Technique, lui, reprend du service et dépoussière ses coups de gueule monumentaux envers la société. Accompagné de Dj Green Lantern derrière l’artillerie, il nous emmène dans « The 3rd World » (« Tiers Monde ») avant le troisième volume de ses écrits plus que jamais révolutionnaires. Une mise en bouche appréciable vues les piètres dernières mixtapes, bootlegs et autres compositions sorties sur son dos. Si le temps en studio lui a manqué, c’est en raison de son activité sur le terrain qui elle a été décuplée. Une responsabilité, un discours qu’il porte dans tout le pays à travers d’innombrables associations : jeunes, membres de gang, soldats, prisonniers,… tous ont pu débattre avec le rappeur qu’on compare au Che Guevara du Hip Hop. Friand de l’échange des opinions et du vécu de chacun, il a organisé avec des étudiants un concours récompensé qui dissertait justement de leur vision et/ou de leurs expériences à propos des relations entre les États-unis et ce que l’on désigne comme le Tiers Monde. A défaut d’avoir déjà le résultat ça va s’en dire qu’il a pu puiser de l’énergie et des idées dans ces essais remplis de ressentis. Lire le reste de cette entrée »





Notorious B.I.G. – Duets: The Final Chapter (2005)

11 01 2006

Après maintes et maintes annonces par Bad Boy Records, ‘Duets – The Last Chapter’ (Bad Boy Records/Warner) le dernier chapitre discographique officiel du défunt king de Brooklyn : j’ai nommé Notorious B.I.G. Comme pour 2Pac, l’autre figure emblèmatique du Hip Hop US, tous les acapellas non-utilisés du vivant de l’artiste sont exploités et complétés vocalement par d’autres figures de la musique pour en faire un disque comme celui-ci. Enfin comme Biggie avait déjà eu le droit à un album posthume en 1999 du nom de ‘Born Again’ (où la majorité de ces enregistrements ont été utilisés), ici il s’agit donc plus d’un album remixant tous les anciens couplets sur d’autres productions. Bien évidemment, on ne peut pas considérer cela comme un véritable album puisque la patte artistique du MC n’a pas son mot à dire. Mais bon tout ceci est dans le but de faire revivre la légende… et pour sur se faire des pépètes. ‘Duets’ regroupe donc non pas comme son nom l’indique que des duos mais plutôt toutes une orgie d’artistes plus ou moins utiles donnant des combinaisons parfois surprenantes. Lire le reste de cette entrée »