Gucci Mane – The State Vs Radric Davis (2009)

26 12 2009

On aime, on déteste,

Gucci Gucci Maaaaaaaane est un artiste qui ne laisse pas indifférent. Capable du pire comme du meilleur, c’est de derrière les barreaux que l’entertainer d’Atlanta nous dévoile ce deuxième album. Extrêmement attendu au tournant par ceux qui suivent ce hénomène,The State vs.Radric Davis » (Warner Bros/Asylum/So Icey Ent.) est l’album de la révélation. De son premier album catastrophique (« Back to the Trap House ») il en a tiré des leçons pour mieux s’appliquer sur celui-ci. Tout d’abord il a mis le paquet sur l’équipe de producteurs qui l’entoure: Scott Storch, Bangladesh, J.U.S.T.I.C.E League, Jazze Pha, Drumma Boy, Mannie Fresh, Polow Da Don,… Des machines à tubes lourds et carrés qui vont déjà lui permettre d’avoir une base solide pour faire monter autour de lui un buzz considérable. La pochette et le titre sont également deux points important qu’il a arrangé et qui donnent envie au public de découvrir l’artiste. La ou les premiers donnaient l’impression d’une simple mixtape dirty south, celle-ci nous donne le ton sur son vécu et ce qui peut se tramer dans sa tête. En taule ou pas, l’univers carcéral qui lui colle à la peau depuis 2005 n’aura pas raison de sa volonté à faire bouger les foules avec son style déjanté. Lire le reste de cette entrée »





Stack$ – Crazee & Confuzed (2008)

1 12 2008

Discret depuis son beef avec un incroyable Timbaland qui a largement dominé le monde en 2007 avec ses indénombrables tubes, Scott Storch semble enfin revenir en grande forme grâce à des dernières livraisons pour des artistes médiatiques qui tournent en boucle en radio tel Mariah Carey, Raheem DeVaughn, les Clipse et leur hit « Fast Life », The Game ou encore dernier en date le nouveau single de 50 Cent « Get Up ». Et quand il ne travaille pas avec des grosses têtes d’affiche, il lance ses petits protégés comme ici avec le premier album du rappeur de Miami, Stack$. N’y voyez pas en lui un basique rappeur sudiste de plus qui fait dans le recyclage ou qui n’est présent que pour l’entertainment, non, Stack$, malgré ses jeunes 22 printemps, a pas mal de choses à raconter. Natif de Washington D.C., il délaisse finalement ses études de cinéma pour la musique dès lors qu’il a débarqué sur les côtes de la Floride et qu’il a fait la connaissance de Storch. Après tout, peu importe le support, le seul but de Stack$ est de narrer des histoires et ce sera donc en chanson qu’il a décidé de s’y investir. Lire le reste de cette entrée »





Ludacris – Theater of the Mind (2008)

29 11 2008

Date de sortie: 24 Novembre 2008
Réalisé par: Ludacris
Avec: Ludacris, T-Pain, The Game, Jay-Z, Nas, Lil Wayne,…
Film américain.
Genre : Comédie/Drame/Action/Erotique
Durée : 1h 15min.
Année de production : 2007/2008
Producteurs: DJ Premier, 9th Wonder, Cinton Sparks, Scott Storch, DJ Toomp,…
Producteurs Executifs: Chaka Zulu, Jeff Dixon
Distribué par Disturbing Tha Peace/Def Jam Lire le reste de cette entrée »





Clipse Presents: The Re-Up Gang (2008)

7 08 2008

Aucunement lassés de nous avoir lâché de grosses doses de cocaino rap music avec leur dernier album, les Clipses débarquent avec un nouveau produit qui s’annonce encore plus brut. Conçu durant la longue attente de livraison entre « Lord Willin' » et « Hell Hath No Fury », soit 4 ans, le Re-Up Gang inclus en plus des barons Pusha T et Malice, deux autres dealers de rimes en provenance de Virginia Beach: Sandman et Ab-Liva. Des échantillons ont circulé durant cette période intermédiaire, sous l’aide du DJ Clinton Sparks une série de mixtapes « We Got It 4 Cheap » s’est chargée de faire la promotion ce nouveau gang arrivant en territoire trop méconnu pour deux d’entre eux. Les affaires commencent plus sérieusement grâce à Koch Records qui gère la commercialisation de « Clipse presents the Re-Up Gang », street album plus aboutit qui va officialiser les présentations entre fournisseurs et clients. Lire le reste de cette entrée »





The Game – L.A.X. (2008)

31 05 2008

Sur l’arbre généalogique du Hip Hop, The Game appartient à la branche descendante des N.W.A. Il fait partie de cette génération bercée et élevée dans le bain des provocations de ces pionniers qui ont mis le monde sens dessus dessous avec leur rap de gangster. La côte californienne cherchait depuis quelque temps déjà un héritier digne de ce nom qui pourrait faire revivre sa réputation. Sous l’aile protectrice de l’intouchable Dr. Dre et de 50 Cent (alors en pleine jouissance médiatique) les premiers pas de The Game avec « The Documentary » l’ont immédiatement désigné et propulsé comme l’incarnation du renouveau de la scène Westcoast. S’en ai suivi de multiples évènements dont je passerais les détails, car tout le monde les connaît et on en a déjà parlé indéfiniment sur rap2k. Mais son deuxième solo intitulé « Doctor’s Advocate » était encore plus attendu dans le sens où sans l’aide des deux artistes précédemment cités The Game allait-il pouvoir s’en sortir et achever un nouvel album ravageur? Dès les premières notes, le public a été fixé; avec ses collaborateurs, son talent et son envie de croquer le monde il a fait fermer les bouches de tous ces détracteurs. Le nouveau millénaire est frappé de son sceau ‘bloodien ‘, la ou avec le temps certain s’enlise ou dégringole lui ressurgit encore plus fort en déclarant toujours autant son amour pour le Hip Hop, son quartier et ses légendes. Que pourrait bien nous apporter un autre album de The Game si ce n’est du plaisir et une confirmation de plus de sa suprématie dans son domaine . L’annonce faite au réveillon de l’an dernier semble nous diriger vers une autre attente insoupçonnable : « L.A.X. » serait selon ses affirmations son troisième et dernier album. Une retraite définitive voulue, sans possibilité de come-back à la Jay-Z, pour rattraper le temps, être plus présent au sein de sa famille et s’occuper plus amplement de son label Black Wall Street. Entre nous, qui est choqué par cette annonce? Cela paraît tellement gros, tout lui réussit si bien qu’on a vraiment du mal à y croire! On verra bien ce qu’il nous réservera à l’avenir, pour le moment dégustons ce énième volet qu’il nous propose, et qui sonne donc comme la bande-annonce de la cérémonie de clôture d’une carrière courte et incroyable (comme celle de ces idoles). Lire le reste de cette entrée »





Bun B – II Trill (2008)

16 05 2008

Les meilleurs partent les premiers et ça s’est, malheureusement, une fois de plus, vérifié en ce début d’année 2008 avec la disparition de Chad « Pimp C » Butler. Et lorsque ce n’est pas la violence des rues qui déchire l’histoire du Hip-Hop, c’est d’autres aléas qui s’emparent des rappeurs. Pour Pimp C, son dernier Drank (cocktail mélangeant sirop pour la toux à base de codéine, alcool, weed, héroïne ou ecstasy) dans un hôtel californien lui aura été fatal. On imagine bien sûr l’immense douleur qu’à pu ressentir son partenaire et avant tout ami Bun B en apprenant cette triste nouvelle, eux les inséparables Underground Kings qui depuis la fin des années 80 représentent fièrement leur Sud et ont contribué à son émergence. Solidaire ils l’ont toujours été, étonnant d’ailleurs dans ce milieu qui nous habitue pourtant de plus en plus à voir des rappeurs se tirer verbalement dessus à la moindre occasion. L’égoïsme brutal de quitter le groupe pour une carrière en solo, le succès facile, signer sur un grand label parce qu’il est le plus hype du moment n’avaient aucune richesse à leurs yeux face à leur unité et à leur bon vouloir de contrôler entièrement leur carrière. UGK et authenticité ne font qu’un. Lire le reste de cette entrée »





Styles P – Time Is Money (2006)

13 12 2006

« Time Is Money »… Et pour sûr, Styles P doit encore plus s’en rendre compte de l’exactitude de l’expression depuis la récente sortie ultra repoussée de son opus. Prévu pour l’été 2005 c’est finalement le 19 Décembre 2006 qu’il sera révélé. Le temps vaut vraiment de l’argent et la longue attente a fait baisser toute la pression et l’effervescence de l’annonce de ce disque. Mais le point le plus négatif est surtout dû au fait que la plupart des morceaux présents ici ont pu dès lors circulés sur le net durant de nombreux mois. Qui irait acheter un album dont la quasi totalité des sons n’ont plus aucun secret ? Tout simplement ceux qui ne téléchargent pas du tout (ça existe ?) ou n’écoute pas de mixtapes, mais aussi ses fans et ceux qui bien sûr fétichistes préfèrent avoir ces 12 morceaux sur vrai support. Mais que s’est-t-il passé au juste? Les retards qui durent des mois c’est un peu ce qui se passe avec pas mal de rappeurs qui ont des labels capricieux ou qui ont surtout d’autres priorités. Joe Budden, Saigon, ODB,… pourraient, pour ne citer qu’eux, très bien décrire ce sentiment d’impuissance (enfin sauf le défunt membre déglingo du Wu). Lire le reste de cette entrée »





The Game – Doctor’s Advocate (2006)

13 11 2006

Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath. Lire le reste de cette entrée »





Notorious B.I.G. – Duets: The Final Chapter (2005)

11 01 2006

Après maintes et maintes annonces par Bad Boy Records, ‘Duets – The Last Chapter’ (Bad Boy Records/Warner) le dernier chapitre discographique officiel du défunt king de Brooklyn : j’ai nommé Notorious B.I.G. Comme pour 2Pac, l’autre figure emblèmatique du Hip Hop US, tous les acapellas non-utilisés du vivant de l’artiste sont exploités et complétés vocalement par d’autres figures de la musique pour en faire un disque comme celui-ci. Enfin comme Biggie avait déjà eu le droit à un album posthume en 1999 du nom de ‘Born Again’ (où la majorité de ces enregistrements ont été utilisés), ici il s’agit donc plus d’un album remixant tous les anciens couplets sur d’autres productions. Bien évidemment, on ne peut pas considérer cela comme un véritable album puisque la patte artistique du MC n’a pas son mot à dire. Mais bon tout ceci est dans le but de faire revivre la légende… et pour sur se faire des pépètes. ‘Duets’ regroupe donc non pas comme son nom l’indique que des duos mais plutôt toutes une orgie d’artistes plus ou moins utiles donnant des combinaisons parfois surprenantes. Lire le reste de cette entrée »