Nas – Greatest Hits (2007)

13 11 2008

Dur de résumer les 10 ans de carrière d’un très grand artiste en 15 morceaux. Pourtant c’est toujours la même rengaine avec les maisons de disque : dès qu’ils sentent que le vent tourner un peu, elles se voient l’envie de remettre en valeur, ou de se remplir leur compte en banque (chacun voit ça comme il veut), avec les meilleurs morceaux que le rappeur à pu sortir chez eux. Compilation plutôt futile lorsqu’il s’agit d’un MC comme Nas, pour qui chacun sait que ses propres albums solos est un évènement à posséder. Cela dit, Columbia aurait très bien pu composer un best-of commercialisé mondialement à la va-vite depuis belle lurette, mais s’ils ont attendu près de 14 ans avant de le faire, ce n’est pas pour rien. Le véritable tournant, c’est cette signature sur le label Def Jam. Un ‘nouveau départ’ important pour l’artiste surtout lorsqu’on sait qu’il est désormais sous l’oeil directeur et attentif de son ancien rival au trône de New-York, je parle bien entendu de Jay-Z. Une guéguerre belle et bien enterrée depuis ce fameux concert au Madison Square Garden, ce qui a donné suite l’année suivante à l’historique (mais pas si extraordinaire) première collaboration entre les deux protagonistes sur le mafieux « Black Republican« , présent sur le premier opus de Nasir Jones estampillé Def Jam, le controversé Hip Hop Is Dead. Lire le reste de cette entrée »





Nas – Untitled (2008)

21 07 2008

Si on sait que le rappeur est déjà rentré dans la légende du Hip Hop depuis 1994, son arrivé récente au sein de l’équipe Def Jam semble l’avoir régénéré, l’avoir poussé plus en profondeur dans le fin fond de ses pensées pour sortir des produits qui frapperont plus que jamais de plein fouet l’industrie du disque, et restera ainsi gravé dans l’histoire. Il y a deux ans, il créait la polémique et s’attirait les foudres de pas mal de ses confrères du Mic en appelant son opus « Hip Hop Is Dead ». Derrière ce titre racoleur et provocateur, il fallait bien sûr se douter, connaissant le bonhomme, qu’une métaphore plus subtile se cachait. L’album était surtout un appel à la prise conscience des gens, au réveil des esprits, à reprendre les choses en main pour éviter un futur déclin tel celui de l’Empire romain. Nas s’est toujours considéré à juste titre comme un disciple de la rue qui s’adresse à la rue, mais il y a des vérités qui ne sont pas vraiment bonnes à dire et qui font siffler les oreilles de certaines autorités. Alors quand ce dernier décide de baptisé « Nigger » (« Nègre ») son nouvel album, il fallait se douter des répercussions et des multiples critiques qui allaient s’en suivre. Ce n’est pourtant pas le premier à l’utiliser dans un titre, on se souvient de « Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z » de 2Pac qui était boudé par les médias malgré l’aspect des initiales ou encore du Niggaz4life dissimulé en « Efil4zaggin » sur la pochette du dernier album des N.W.A. Lire le reste de cette entrée »