50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





E-40 – The Ball Street Journal (2008)

23 11 2008

Beaucoup de personnes pensent ou affirment que le Hyphy est déjà mort, que ce n’était qu’un courant de courte durée. Mais cette sensation venue de la Bay peut encore compter sur l’expérience du vétéran E-40, qui traverse les générations en s’adaptant et en restant toujours aussi actif pour représenter fièrement le mouvement. Le fondateur de Sick Wid It Records s’est régénéré en 2004 depuis son départ du label Jive pour s’allier et faire sa cure de jouvence avec le pilier de la Crunk Lil’ Jon via BME et Warner Bros. Le résultat donna lieu à un « My Ghetto Report Card » bien électrisant qui a ravi les fanatiques et les amateurs de gros bangers. Le king du Slang, qui a d’ailleurs récemment sorti un livre à ce sujet, a refait une tournée à la fin de l’année 2008 avec un juicy bien frais dont il est vraiment le seul à pouvoir nous servir. « The Ball Street Journal » est dans la fine continuité du précédent; un cocktail d’égotrip verbal, de productions trempées dans la fonte et d’une sucrette allégée pour convertir les ondes radio. Lire le reste de cette entrée »





G-Unit – T.O.S: Terminate on Sight (2008)

26 07 2008

Et le G-Unit dans tout ça ? Ça faisait tellement longtemps qu’on n’en avait pas parlé… Même lorsqu’ils ne sortent rien, ils arrivent quand même à faire parler d’eux dans les médias. Mais les dernières nouvelles sont loin d’être élogieuses, car les rats commencent à quitter le navire, pour ne pas dire que l’embarcation, elle, est carrément en train de couler à pic. Ce qui s’était ressenti au niveau des ventes calamiteuses des derniers albums se répercute sur, justement, « l’unité » du groupe. Rien ne va plus entre le leader 50 Cent et le sudiste Young Buck, des tensions ont contraint ce dernier à être gentiment « viré » du crew. On se rappelle tous qu’a l’époque The Game avait en quelque sorte subi le même traitement avant que la relation ne s’envenime dans un interminable beef. Lire le reste de cette entrée »





Snoop Dogg – Ego Trippin’ (2008)

12 03 2008

Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer (même dans nos contrées du Val II Marne). Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique, il avait d’ailleurs scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece en 2004. Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse carrément à l’opposé d’un Tha Blue Carpet Treatment featuring la côte ouest au complet plus des grands noms rap/r&b en tout genre, artistes et producteurs confondus. À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu : Quatre artistes se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik…QDT ? l’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément un trio formé de Snoop, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik et Teddy Riley, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit Dangerous de Michael Jackson.

Après écoute des 21 pistes, aussi différentes les unes que les autres, il fallait une analyse complète et précise de cette œuvre surprenante point de vue créatif. Pour cela, le westcoastler Bobby Milk et moi-même, défenseur d’un Hip Hop progressif, allons confronter nos avis titre par titre à travers nos descriptions. Lire le reste de cette entrée »





Fabolous – Street Dreams (2003)

25 03 2007

Le prodige de Brooklyn nous avait enfin régalé en 2001 avec son premier solo Ghetto Fabolous et ses histoires de quartier croustillantes. Deux ans plus tard, il revient avec un nouveau produit qui décortique toujours son ghetto, mais cette fois-ci d’une autre façon. On laisse de côté la réalité et ses morceaux de bitume pour aller surfer dans les esprits de tout jeunes défavorisés qui ne rêvent que de luxe et de gloire. Des Street Dreams dans lesquelles vit carrément Fabolous à travers ses derniers morceaux, et la pochette en parle d’elle-même. Un concept mal vu et mal accepté aussi bien par la critiques que par les fans de Hip Hop, distingué comme un pur projet commercial. Et ça se comprend. Lire le reste de cette entrée »