Immortal Technique – The 3rd World (2008)

27 06 2008

Le combat est loin d’être terminé! Si les Farcs s’enlisent et perdent peu à peu de leur puissance dans leur revendication après la mort de leur chef et la libération tant attendue d’Ingrid Bétancourt, le rappeur Immortal Technique, lui, reprend du service et dépoussière ses coups de gueule monumentaux envers la société. Accompagné de Dj Green Lantern derrière l’artillerie, il nous emmène dans « The 3rd World » (« Tiers Monde ») avant le troisième volume de ses écrits plus que jamais révolutionnaires. Une mise en bouche appréciable vues les piètres dernières mixtapes, bootlegs et autres compositions sorties sur son dos. Si le temps en studio lui a manqué, c’est en raison de son activité sur le terrain qui elle a été décuplée. Une responsabilité, un discours qu’il porte dans tout le pays à travers d’innombrables associations : jeunes, membres de gang, soldats, prisonniers,… tous ont pu débattre avec le rappeur qu’on compare au Che Guevara du Hip Hop. Friand de l’échange des opinions et du vécu de chacun, il a organisé avec des étudiants un concours récompensé qui dissertait justement de leur vision et/ou de leurs expériences à propos des relations entre les États-unis et ce que l’on désigne comme le Tiers Monde. A défaut d’avoir déjà le résultat ça va s’en dire qu’il a pu puiser de l’énergie et des idées dans ces essais remplis de ressentis. Lire le reste de cette entrée »





Joell Ortiz – The Brick: Bodega Chronicles (2007)

28 04 2007

Inconnu il y a peu, il n’a pas fallu beaucoup de temps à Joell Ortiz pour devenir la nouvelle sensation du Hip Hop new-yorkais. Ses multiples prestations scéniques et freestyles posés sur son myspace ont fait fureur, mais sa popularité risque fortement de s’accroître avec les années à venir et ce pour plusieurs raisons. Mais revenons en arrière un instant, avant que cette belle aventure ne commence. Rappeur comme il en existe des milliers à New-York, sa seule mixtape Who The Fuck Is Joell Ortiz lui suffira pour se faire un nom. Vite repéré par les gros magazines, en 2004 son nom apparaît dans les articles correspondant aux nouveaux talents (le Unsigned Hype de The Source, ou encore le Chairman’s Choice de XXL). Dès lors tout s’enchaîne à une vitesse hallucinante : il gagne le Battle organisé par EA Sports et se voit le droit d’avoir sa chanson « Mean Business » sur la bande originale du jeu NBA Live 2005, lui qui en plus de ça à un très bon niveau au basket-ball. Il collabore avec des pointures tel Kool G Rap et KRS One. Les labels se l’arrachent, Jermaine Dupri cherche à le signer, mais suite à un désaccord avec ce dernier c’est finalement au fameux label du Dr Dre, Aftermath Records, qu’il confiera son destin. Choix plutôt judicieux quand on sait les gros noms qu’on y retrouve, et surtout le succès qu’on risque fortement d’avoir en sortant un disque sous cette écurie. Lire le reste de cette entrée »