Meth, Ghost & Rae – Wu-Massacre (2010)

3 04 2010

 Encore charmé par la sensibilité et la délicatesse que porte Ghostface pour la gente féminine sur Wizard of Poetry…A peine remis du sulfureux OB4CL 2 de Raekwon que voila les deux meilleurs shaolins partir en croisade avec Method Man pour faire un véritable carnage lyrical. Un Wu-Massacre comme ils appellent, le tout subtilement illustré par le fuseau expérimenté du dessinateur des Comics Marvel, Chris Bachalo. L’histoire démarre sur Criminology 2 point 5, un assaut sanglant initialement prévu pour l’album de Raekwon d’où ce couplet de Ghostface recyclé du bonus « The Badlands » mais remanié néanmoins pour l’occasion avec une incursion en plus de Method Man. 





The Black Keys – Blakroc (2009)

16 11 2009

 Blakroc est le projet expérimental de cette fin d’année et on le doit en partie à Damon Dash. Non non vous ne rêvez pas, c’est bien le co-fondateur du Roc-A-Fella qui supervise cet album de rencontre entre le Rock et le Rap. Tellement fasciné par l’univers musicale du groupe The Black Keys (Dan Auerbach & Patrick Carney), il a voulu que son associé Jim Jones (Splash Records) collabore avec ce duo surdoué de l’Ohio. Une rencontre et une ambiance tellement magique que le simple featuring s’est vite transformé en un long format invitant d’autres rappeurs fascinés par l’idée. A l’image de Mos Def qui s’est carrément incrusté dans une session. Mais attention! Le choix des artistes reste raffiné. Évidemment pour rester crédible il fallait marquer le coup avec des noms qui en imposent, sans oublier que tout le monde n’a pas le charisme pour côtoyer des productions suintant grosses basses et superbes riffs de guitare. Lire la suite »





Fat Joe – Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E. 2) (2009)

25 10 2009

  Personne ne sera étonné de voir une seule étoile gratifier ce nouvel album du gros Joe. La période n’est pas clairement définis mais le représentant du Bronx court à sa perte depuis quelques années maintenant en ne sortant que des projets composés d’un mélange de tracks hétérogènes et fades pour la plus tard. Depuis qu’il a goûté au succès du disque platine grâce à des tubes comme « What’s Luv » (Feat. Ashanti), « Lean Back » ou « We Thuggin' » (Feat. R. Kelly), il ne fait que de suivre la tendance pour assurer son compte en banque tout en essayant de nous faire croire qu’il reste « street » en ajoutant à côté des pistes qui restent ma foi par moment efficaces, ce fût le cas dernièrement avec « My Conscience » ou « That White » produit respectivement par Alchemist et DJ Premier. Mais un artiste qui coupe son talent sur deux tables différentes peut-il réellement être intéressant? Lire la suite »





Raekwon – Only Built 4 Cuban Linx… Pt. II (2009)

7 09 2009

 

11:00 PM, ça fait une plombe que je poirote seul à cet arrêt de bus, emmitouflé dans ma NorthFace, Beats By Dre sur le crâne. Les rues sont désertes. Le chauffeur doit être dans les bouchons à cause de cette neige qui paralyse la ville. A peine je me décide de partir à pied qu’un bruit strident me fait sursauter comme une victime. Ouf! c’est juste l’indou du coin qui baisse sa grille pas graissée. Alors que j’atteind le bout de la rue, je vois le bus me passer sous le nez. Vénère, je me mets à courir à la Usain Bolt pour atteindre le prochain arrêt. Mais je suis tellement dans mon objectif de rentrer rapidement que j’en oublie tout et notamment de faire attention à cette énorme flaque de verglas qui recouvrait cette plaque d’égout. Ni une ni deux je me retrouve à terre sur le dos, ma tête cognant le sol je perds connaissance… 

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Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire la suite »





Method Man & Redman – Blackout! 2 (2009)

30 04 2009

 

Il n’y a pas qu’en chimie où l’on décèle des réactions explosives. Dans le monde du Hip Hop l’association de deux éléments peut aussi rapidement devenir dévastateur. L’équation la plus connu résulte d’une partie du Def Squad en contact avec un membre du Wu-Tang. Un peu de Red, un peu de Meth et la catastrophe d’un Blackout! est assuré. Tout le monde garde encore quelques séquelles de leur premier union il y a 10 ans de cela, notamment provoqué par un « Da Rockwilder » d’anthologie qui ne cesse de rendre fou le public lorsqu’il le joue en live. Leur carrière solo respective, les changements évidents du mouvement Hip Hop n’ont nullement effrité la complicité des ces deux électrons libres qui gardent leur excitation et leu inspiration initiale. Pour le prouver, les frères pétards nous laisser tirer sur leur nouveau joint fraîchement roulé. Rendez-vous pris dans une cave obscure le 19 Mai 2009; deux ans d’enregistrement, toujours sur Def Jam, une équipe de producteurs toujours irréprochables, la suite attendu de l’album mythique est désormais disponible. B.O! 2, bitch, we bring the drama. Lire la suite »




EPMD – We Mean Business (2008)

23 01 2009

Les dollars vont pâlir… Les précurseurs du Business dans le Hip Hop nous font leur deuxième gros come-back de leur carrière avec au bout un septième et très attendu nouveau projet. Cela faisait déjà presque dix ans que le silence radio régnait entre les deux rappeurs, privilégiant leur chemin en solitaire, mais après une réunion convaincante en 2006 lors du festival Rock The Bell à New-York, l’alchimie et la ferveur du public étaient telles qu’ils se devaient de retravailler ensemble. EPMD est toute une institution dans l’histoire du Hip Hop ; les travaux d’Erick Sermon et de son scrupuleux acolyte Parrish Smith, alias PM, principalement à base Dde lourds samples funky et Rock, ont apporté et laissé de grosses séquelles dans la tête d’une génération qui était jusqu’alors élevée sur des supports beaucoup moins traumatisant. Le Hip Hop moderne s’est donc construit avec eux. Les années se sont écoulées, si le Green Eyed Bandit a néanmoins consolidé son avenir avec son crédit de producteur et une carrière solo efficace, on ne peut pas en dire autant de PMD qui n’a jamais su rehausser la barre de ses débuts pour peu à peu s’effacer. Avec ce disque, l’objectif et l’ambition des deux natifs de Long Island restent inchangés (quid de leur complicité au micro?). « We Mean Business », dernier chapitre de la saga EPMD ? Lire la suite »