Snoop Dogg – Malice n Wonderland (2009)

12 12 2009

 

Snoop Dogg vient de franchir un cap, celui de son dixième album solo. Une carrière incroyable, ultra prolifique, pour l’un des artistes les plus légendaires et les plus aimés du Hip Hop. Le chien de Long Beach a toujours su retomber sur ses pattes malgré le fait d’avoir fait certains grands écart en changeant de niche (Death Row –> No Limit –> Capitol –> Geffen). Mais pour cette dixième édition le changement est encore plus fort car elle est placée sous le signe de l’indépendance, uniquement guidée par sa propre structure Doggystyle Records et la distribution de Priority dont il arbore fièrement le costume de directeur artistique. Un ambassadeur de renom pour ce même Priority qui avait permis à la scène westcoast de se faire entendre sur une plus grande échelle il y a quelques années. Après nous avoir laissé sur une bonne note d’originalité sur son « Ego Trippin' » où l’on découvrait un Snoop Dogg sous différentes facettes musicales, il re débarque déjà avec un « Malice ‘N Wonderland » qui nous laisse dubitatif quant à son contenu. Lire le reste de cette entrée »





Nas – Greatest Hits (2007)

13 11 2008

Dur de résumer les 10 ans de carrière d’un très grand artiste en 15 morceaux. Pourtant c’est toujours la même rengaine avec les maisons de disque : dès qu’ils sentent que le vent tourner un peu, elles se voient l’envie de remettre en valeur, ou de se remplir leur compte en banque (chacun voit ça comme il veut), avec les meilleurs morceaux que le rappeur à pu sortir chez eux. Compilation plutôt futile lorsqu’il s’agit d’un MC comme Nas, pour qui chacun sait que ses propres albums solos est un évènement à posséder. Cela dit, Columbia aurait très bien pu composer un best-of commercialisé mondialement à la va-vite depuis belle lurette, mais s’ils ont attendu près de 14 ans avant de le faire, ce n’est pas pour rien. Le véritable tournant, c’est cette signature sur le label Def Jam. Un ‘nouveau départ’ important pour l’artiste surtout lorsqu’on sait qu’il est désormais sous l’oeil directeur et attentif de son ancien rival au trône de New-York, je parle bien entendu de Jay-Z. Une guéguerre belle et bien enterrée depuis ce fameux concert au Madison Square Garden, ce qui a donné suite l’année suivante à l’historique (mais pas si extraordinaire) première collaboration entre les deux protagonistes sur le mafieux « Black Republican« , présent sur le premier opus de Nasir Jones estampillé Def Jam, le controversé Hip Hop Is Dead. Lire le reste de cette entrée »





Nelly – Brass Knuckles (2008)

7 09 2008

Nelly c’est le rappeur de Saint Louis qui a su très rapidement se faire une place avec son célèbre tube « Country Grammar » et l’album du même nom qui avait nettement rafraîchi les humeurs sudistes et le Hip Hop de l’époque. Lui qui aurait pu s’apparenter à un simple effet de mode, à un one hit wonder, à finalement réussi à camper sa vibe atypique, sa touche du Missouri dans le game avec un second opus « Nellyville » riche en tubes variés et ultras efficaces. Le succès de celui-ci était tel qu’il semble depuis avoir perdu pied en se noyant dans la facilité d’inviter n’importe qui, pour tenter de réaliser d’autres titres qui lui feront revivre ses mêmes sensations. Résultat : le double album ou plutôt les deux disques séparés Suit/Sweat sortis courant 2004 ne ressemblaient plus à grand chose, encore moins au style initial du petit rappeur de St. Louis qu’on aimait écouter.

Son retour en cette fin d’année surchargé nous laisse alors voguer dans le flou total. La trackliste n’a rien pour nous rassurer avec son côté cérémonie MTV Awards, la pochette (sans aucun goût artistique) semble être un musclé trompe l’œil, et le titre « coup de poing américain » nous laisse de marbre venant de sa part. Sait-on jamais… voyons plutôt l’opinion de trois forumeurs particuliers qui nous donnent leur avis sur ce « Brass Knuckles »: Lire le reste de cette entrée »





Rick Ross – Trilla (2008)

7 03 2008

Les dentiers de nombreux retraités pensaient pouvoir se reposer paisiblement sur les côtes de la Floride depuis que la booty music se faisait moins entendre, totalement dépassée par l’engouement nationale envers la crunk music. Mais dans la plus hot des villes caribéennes des Etats-Unis, Miami, un palmier peu en cacher un autre et d’autres rappeurs ont pris la relève pour faire résonner les caissons de basse. Avec son tube « Hustlin' » balancé en Août 2006 et son album Port of Miami qui s’en est suivi, Rick Ross a lourdement sévi, bien plus fort qu’une canicule, rappelant alors que sous ses apparences strass et paillettes se cachait une ville bourrée de vices. Lancé par Jay-Z via Def Jam et entouré par tout le panel médiatique du moment, le disque s’est rapidement transformé en or. Après maintes et maintes reports, le voilà de retour avec un nouvel opus nommé Trilla qu’il déclare en toute modestie « intemporel » en référence à un certain Thriller de Michael Jackson.

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Beanie Sigel – The Solution (2007)

15 12 2007

Beaucoup de questions se sont posées sur le cas Beanie Sigel depuis 2005 avec « The B.Coming ». Mais malgré tous ces interrogations causées par quelques faits divers et une vie semée de turbulences, le natif de South Philly ne s’est jamais vraiment retrouvé dans une impasse et c’est presque avec bénédiction qu’il retrouve à chaque fois son chemin et réponse à son problème. Son destin semble tout tracé. Alors qu’il purgeait une peine d’un an de prison, un sacré remue-ménage avait lieu à Def Jam, et le cul entre deux chaises, il a fallu choisir son camp. Partir de Roc-A-Fella pour aller chez le récent concurrent Dame Dash Music Group n’était clairement pas la meilleure des issues pour lui. Peu importe, après la rapide faillite de ce dernier, Jay-Z, pas rancunier, organise une fête en son anniversaire et lui offre une nouvelle signature dans son empire. On se dit alors que le ROC va refaire trembler le monde du Hip Hop avec le retour de Beanie et la présence des fidèles comme Freeway, Memphis Bleek, Young Gunz,… Lire le reste de cette entrée »





Notorious B.I.G. – Duets: The Final Chapter (2005)

11 01 2006

Après maintes et maintes annonces par Bad Boy Records, ‘Duets – The Last Chapter’ (Bad Boy Records/Warner) le dernier chapitre discographique officiel du défunt king de Brooklyn : j’ai nommé Notorious B.I.G. Comme pour 2Pac, l’autre figure emblèmatique du Hip Hop US, tous les acapellas non-utilisés du vivant de l’artiste sont exploités et complétés vocalement par d’autres figures de la musique pour en faire un disque comme celui-ci. Enfin comme Biggie avait déjà eu le droit à un album posthume en 1999 du nom de ‘Born Again’ (où la majorité de ces enregistrements ont été utilisés), ici il s’agit donc plus d’un album remixant tous les anciens couplets sur d’autres productions. Bien évidemment, on ne peut pas considérer cela comme un véritable album puisque la patte artistique du MC n’a pas son mot à dire. Mais bon tout ceci est dans le but de faire revivre la légende… et pour sur se faire des pépètes. ‘Duets’ regroupe donc non pas comme son nom l’indique que des duos mais plutôt toutes une orgie d’artistes plus ou moins utiles donnant des combinaisons parfois surprenantes. Lire le reste de cette entrée »