Capone-N-Noreaga – Channel 10 (2009)

19 04 2009

Motivé pour remettre le Hip Hop dans le droit chemin, en manque de billets verts, incapacité à tenir une carrière en solo, les raisons sont simples et souvent liées pour accompagner cette tendance qui veut le grand retour des anciens. Ces derniers mois ont été propices à des réunions qu’on n’espérait même plus réalisables, que ce soit dans le rap français ou celui des States. On a ainsi vu ressurgir après 9 ans de latence, le temps de refaire leur business, le duo Parish Smith et Erick Sermon. Presque une décennie, c’est aussi la période qu’il aura fallu pour recoller les morceaux entre Capone et Noreaga et les revoir ensemble pour reformer le sulfureux combo du Queens, connu sous les initiales de C-N-N. Le chemin aura été long et laborieux, mais entre les faux bonds de Roc-A-Fella/Def Jam et la perdition de N.O.R.E. dans le Reggæton, plus le long séjour en prison et les faibles succès connus par les mixtapes/street albums de Capone, il n’y avait plus qu’une solution pour qu’ils retrouvent leur interactivité d’antan et le chemin des ventes. Pour ne pas galérer plus longtemps, ils combinent désormais en indépendant via Thugged Out Militainment et Fontana Music. C’est sous cette petite structure que voit le jour « Channel 10 » (tiré d’une track de « The War Report »), nouveau chapitre dans la carrière de ces deux rappeurs aux voix si charismatiques. Lire le reste de cette entrée »





Havoc – Hidden Files (2009)

26 03 2009

Le nom d’Havoc résonne dans toutes les têtes comme la moitié de Mobb Deep ou encore comme le producteur qui a apporté une touche sombrement glaciale au Hip Hop via ses boucles de piano. En bref, il fait partie de ces artistes qui n’ont plus rien à prouver, avec une réputation déjà bien fondée. Oui mais voilà, en étant si sûr de soi avec un tel passé et en continuant son chemin comme si de rien n’était, certains en oublieraient presque ce qu’il pourrait surtout y perdre… Une désillusion, un manque d’engouement qui s’est malheureusement confirmé avec Havoc lors de son premier solo « The Kush ». Trop synthétique, peu inspiré, la déception fut aussi grande (voire plus) que l’attente suscitée par ce dernier malgré une ou deux pistes potables. Deux ans plus tard et dans une campagne de promo quasi nulle d’E1 Music (Koch Records), la figure du Queens tente discrètement de reconquérir la critique avec un second opus solo, « Hidden Files », qu’il produit bien sûr entièrement. Lire le reste de cette entrée »





Alchemist – The Alchemist’s Cookbook (2008)

15 10 2008

 Avant de nous faire goutter à ses nouvelles recettes avec « Chemical Warfare » qui devrait sortir le 10 Février 2009, le producteur officiel du clan Shady Records a senti l’impatience monté en nous et s’est donc permis de nous lâcher un petit apéritif via cet EP digital. 6 titres uniquement disponible en téléchargement sur itunes et qu’on devrait intégralement retrouver sur son prochain album. Petite analyse des ces échantillons: Lire le reste de cette entrée »





Jake One – White Van Music (2008)

15 10 2008

 

Rares sont les albums de producteur a maintenir la dragée haute du début jusqu’à la fin, surtout lorsqu’il s’agit de la première tentative de celui-ci. La présence en nombre d’invités prestigieux ne garanti en rien une qualité, c’est le raisonnement qu’il faut absolument avoir en tête lorsqu’on regarde dans les bacs un tel tracklisting. Si Jake One fait partis de ces talentueux et prometteurs beatmakers il n’échappe pas à cette monotonie qui gangrène son album sur la longueur. A 32 ans, Jacob Dutton se distingue et expose un peu plus de lumière sur sa ville de Seattle grâce à ses productions lâchées pour la scène underground (John Cena, Rasco,…). Mais son premier gros coup médiatique se fera par l’intermédiaire du G-Unit pour lesquels il co-produira avec Fusion Untld le titre « Betta Ask Somebody » présent sur Beg For Mercy. Lire le reste de cette entrée »




Prodigy – Product Of 80’s (2008)

7 10 2008

Histoire de rassurer ses fans, le ‘head nigga in charge’ a récemment envoyé de ses nouvelles via une lettre qu’on a pu lire sur son myspace et sur le site this50.com. On était ravis de le revoir en forme avec ses deux excellentes dernières sorties que sont le street album « Return of The Mac » et la tant attendue suite « H.N.I.C. 2 ». Et le rappeur laisse transparaître de cette lettre une sensation plus rageuse que jamais, mais sur fond de désolation, d’ennui. Normal me direz-vous lorsque vous êtes condamnés à être enfermés entre quatre murs bâtis avec les pierres de la loi. Trois ans et demi c’est long, très long, trop long même pour un artiste comme Prodigy qui depuis ses débuts avec Mobb Deep ne s’était pas aussi longuement éloigné des studios d’enregistrement. Et ce n’est que le début de sa peine… L’écriture et la lecture sont donc ses seules échappatoires, et le bon point à en tirer c’est que ses confidences, ses écrits n’en ressortiront que plus clairs, plus crus, plus incisifs. Il disait d’ailleurs comprendre la sensation connue par Tupac lorsque ce dernier était enfermé. L’un penchait pour la littérature de Machiavelli et Sun Tzu, Pee lui s’intéresse davantage aux théories du leader noir Dwight York, condamné à 135 ans de prison et qui a écrit le livre « Leviathan 666 ». Lire le reste de cette entrée »





Termanology – Politics As Usual (2008)

5 09 2008

En provenance du Massachusetts, le rappeur Termanology, avec tous les petits projets et mixtapes de bonnes factures lâchées à droite et à gauche, faisait déjà figure de leader of the new school selon The Source et bon nombres d’auditeurs. Là où on peinait à voir venir le concret des Saigon, Papoose et compagnie, Termanology lui préférait croquer la big apple avec un premier album solo bien réel. La faute de ce remue ménage, une production magique que lui sert DJ Premier et qui lui permet d’exploiter sa fraîcheur lyricale sur « Watch How It Go Down » (qu’on retrouve sur cette trackliste finale). Un préambule qui va vite attirer les regards des gens dès lors qu’on sait que la moitié de GangStarr a travaillé et s’intéresse à lui. Pour lui c’est simple, ayant grandi avec la scène californienne, mais aussi le son brut de New York dans les oreilles, il voudrait forcément reproduire cette alchimie et travailler avec des beatmakers légendaires pour son album, peu importe le prix à payer. La fait d’être un proche de Krumbsnatcha lui a déjà permis d’approcher DJ Premier, la suite des contacts devraient faire effet boule de neige. Et a en lire sur le papier la trackliste finale, le résultat semble être à la hauteur de ses attentes, une sorte de « Illmatic » (Nas) ou de « Criminal » (Scientifik) version 2008, tant les invités sont prestigieux. Reste plus qu’à écouter et à juger cette impressionnante formation sur ces 13 pistes. Lire le reste de cette entrée »





Prodigy – H.N.I.C Pt.2 (2008)

7 05 2008

Pour beaucoup l’inquiétude et le défaitisme semblaient être de vigueur au sujet de l’avenir rapologique de Prodigy; ses problèmes de santé, sa signature chez G-Unit Records, sa récente condamnation à purger 3 ans derrière les barreaux, ses multiples faits divers et propos polémiques ont été le point d’orgue de cette mise à mort de l’artiste alors même qu’il n’était pas rentré dans l’arène. C’est clair l’époque Infamous des Mobb Deep n’est plus ce qu’elle était, mais au travers de sa mixtape officielle Return of The Mac, combinée au travail de l’unique producteur Alchemist, Prodigy a démontré qu’il continuait de marché sur les traces d’un rap gangstérisé insalubre. Tout ceci n’était, selon l’intéressé, qu’un léger échauffement avant de succomber aux pistes carboniques de cette fameuse et tant attendu suite au classique qu’est H.N.I.C. Tombé pour possession d’armes, il était clair qu’après s’être écarté momentanément et sans discorde avec l’unité des gorilles Pee aurait dû mal à continuer de flirter avec une major, c’est donc sous le petit et indépendant label Voxonic Records qu’ H.N.I.C. Pt. 2 voit le jour. Lire le reste de cette entrée »