Slim Thug – Boss of All Bosses (2009)

12 05 2009

Drive slow homie! Le Boss des Boss est de retour pour faire crépiter les boomers et réchauffer le climat. Revenant aux sources avec un album en indépendant chez E1 Music (Koch), Slim Thug aura mis du temps, mais aura finalement retrouver le chemin des bacs avec ce second opus. Finie l’escapade Geffen/Interscope et son affiliation avec les Neptunes, après deux apéros avec l’ensemble de ses Boss Hogg Outlawz, Slim Thug brille de nouveau en solo et fait perdurer la qualité du Hip Hop made in Houston. Il n’a que peu d’années à son actif, mais déjà une réputation des plus solides, facilitée par son physique imposant et une voix qui n’en est pas moins lourde. Entouré par une atmosphère « chillisante » à souhait, Slim Thugga assure, sans forcer, un album qualitativement planant. Lire le reste de cette entrée »





Bun B – II Trill (2008)

16 05 2008

Les meilleurs partent les premiers et ça s’est, malheureusement, une fois de plus, vérifié en ce début d’année 2008 avec la disparition de Chad « Pimp C » Butler. Et lorsque ce n’est pas la violence des rues qui déchire l’histoire du Hip-Hop, c’est d’autres aléas qui s’emparent des rappeurs. Pour Pimp C, son dernier Drank (cocktail mélangeant sirop pour la toux à base de codéine, alcool, weed, héroïne ou ecstasy) dans un hôtel californien lui aura été fatal. On imagine bien sûr l’immense douleur qu’à pu ressentir son partenaire et avant tout ami Bun B en apprenant cette triste nouvelle, eux les inséparables Underground Kings qui depuis la fin des années 80 représentent fièrement leur Sud et ont contribué à son émergence. Solidaire ils l’ont toujours été, étonnant d’ailleurs dans ce milieu qui nous habitue pourtant de plus en plus à voir des rappeurs se tirer verbalement dessus à la moindre occasion. L’égoïsme brutal de quitter le groupe pour une carrière en solo, le succès facile, signer sur un grand label parce qu’il est le plus hype du moment n’avaient aucune richesse à leurs yeux face à leur unité et à leur bon vouloir de contrôler entièrement leur carrière. UGK et authenticité ne font qu’un. Lire le reste de cette entrée »





Master P – Ghetto D (1997)

30 06 2007

Dix ans déjà, une décennie que cet album de Master P est sorti. Pour fêter cet anniversaire en beauté, Priority Records/EMI réédite ce classique qu’est Ghetto D, agrémenté de quelques bonus inédits. Cet album est avant tout celui qui a consacré et confirmé le règne de Percy Miller et de son empire No Limit Records sur une partie du paysage Hip Hop, particulièrement le Dirty South, dans les années 90.

A l’époque, les tendances viennent principalement des deux côtes. Les artistes venant de la Nouvelle-Orléans ou autres sont vus comme de simples campagnards et ont du mal à démarcher envers les maisons de disques. Des pauvres bouseux pourtant nombreux, qui vivent eux aussi dans des ghettos parmi les plus dangereux et insalubres des Etats-Unis. C’est donc avec une stratégie et un business bien adapté que la dynastie No Limit s’est construite : une surproduction d’albums de gangsta rap, des documentaires/films et autres produits dérivés qui reflètent la réalité des quartiers du sud afin que ses habitants se sentent enfin représentés. Son succès ne se fait pas attendre et sa fortune colossale font rapidement de lui l’un des boss du Hip Hop. Ghetto Dope est sûrement son meilleur album et c’est aussi celui qui le représente le mieux. Censuré au dernier moment pour devenir Ghetto D, la pochette est elle aussi retouchée en enlevant l’image d’un jeune drogué fumant son crack devant le magasin de disque de Master P. Toujours dans la même veine des CDs qui sortent sous cette étiquette, Ghetto D est bourré de featurings d’artistes signés principalement dans sa crèche histoire de les mettre en avant (Mystikal, Fiend, Mia X,…). En plus, il a une pochette qui saute aux yeux et contient pas mal de tubes hardcore qui font mouches. Lire le reste de cette entrée »