Snoop Dogg – Malice n Wonderland (2009)

12 12 2009

 

Snoop Dogg vient de franchir un cap, celui de son dixième album solo. Une carrière incroyable, ultra prolifique, pour l’un des artistes les plus légendaires et les plus aimés du Hip Hop. Le chien de Long Beach a toujours su retomber sur ses pattes malgré le fait d’avoir fait certains grands écart en changeant de niche (Death Row –> No Limit –> Capitol –> Geffen). Mais pour cette dixième édition le changement est encore plus fort car elle est placée sous le signe de l’indépendance, uniquement guidée par sa propre structure Doggystyle Records et la distribution de Priority dont il arbore fièrement le costume de directeur artistique. Un ambassadeur de renom pour ce même Priority qui avait permis à la scène westcoast de se faire entendre sur une plus grande échelle il y a quelques années. Après nous avoir laissé sur une bonne note d’originalité sur son « Ego Trippin' » où l’on découvrait un Snoop Dogg sous différentes facettes musicales, il re débarque déjà avec un « Malice ‘N Wonderland » qui nous laisse dubitatif quant à son contenu. Lire le reste de cette entrée »





Jay-Z – The Blueprint 3 (2009)

28 11 2009

Shawn Carter aka Jay-Z
Mes Mémoires-Ma-Vie-Mon Oeuvre
 
Chapitre 11 – The Blueprint III
 
Tous les jours je me lève en étant fier de ce que j’ai accomplis dans ma carrière. Je ne remercierais jamais assez Dieu de m’avoir donné cette vie de rêve. L’idée que j’ai eu de prendre une retraite anticipé me paraît aujourd’hui totalement absurde. L’air que je respire est aussi primordial à mon bien être que je le suit pour le Hip Hop. J’ai bien conscience d’être une véritable légende vivante pour cette musique (« il a récemment été élu meilleur MC de tous les temps ») et je met tout en oeuvre pour jamais décevoir les gens. Après une promesse de longue date à mes fans, c’est dans cette optique que je me suis enfin décidé d’entrer en studio pour enregistrer le dernier volet de ma trilogie des Blueprint. Un projet tant attendu méritait bien une plus grande attention de ma part dans sa conception. J’ai d’abord pris mes distance avec Def Jam pour créer ma propre structure chez Live Nation que j’ai intitulé Roc Nation, puis j’ai mis les voiles vers Hawaii histoire d’aérer mes inspirations artistiques et de m’éloigner du vacarme des grandes villes. Malgré mon pouvoir dans cette industrie je n’ai par contre pas encore le bras assez long pour éradiquer le fléau du téléchargement sur Internet. La date de sortie prévu au 11 Septembre 2009, date d’anniversaire du Blueprint premier du nom, s’est donc vu avancé de trois jours. Étant l’un des artistes les plus bootlegé de l’histoire il fallait bien s’y attendre, mais je m’inquiète pas car ce onzième album finira lui aussi #1 au billboard et je battrais ainsi le record du king Elvis. N’oublié pas non plus de garder en tête les titres évincés du final mais qui ont crée le buzz de bel manière: « Ain’t I », « Jockin’ Jay-Z », « Brooklyn Go Hard » ou encore cette célébration de l’élection d’ Obama à la présidence sur « History » que j’aurais bien mis sur ce dernier Blueprint si seulement l’auteur du sample qu’à emprunté Kanye West (NDLR Véronique Sanson) ne l’avait pas découvert sur un plateau télévisé français.
Sans plus d’attente je vous invites dans les coulisses de ma nouvelle oeuvre raffinée, Blueprint 3, qui marque la fin d’un cycle dans ma carrière… Lire le reste de cette entrée »




Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Common – Universal Mind Control (2008)

22 01 2009

L’année 2008 semble avoir illuminé les esprits des deux plus célèbres rappeurs de Chicago. Kanye West en a étonné plus d’un sur son nouvel album qui a pris des allures électro-blues. Loin de son Hip-Hop initial, il a même concrétisé son rêve en appliquant son talent persuadé de chanteur (dont il est le seul à croire) grâce à la technologie de l’auto-tune. Une direction complètement différente de ce à quoi il nous avait habitués et qui a donc grandement partagé les avis. Mais il n’est pas le seul puisque Common, qui avait depuis longtemps prévu de lâcher son huitième projet, s’est lui aussi penché vers de nouvelles sonorités. « Universal Mind Control », anciennement « Invincible Summer », a finalement réchauffé notre mois de décembre avec un éclectisme riche et surprenant. Lire le reste de cette entrée »





Snoop Dogg – Ego Trippin’ (2008)

12 03 2008

Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer (même dans nos contrées du Val II Marne). Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique, il avait d’ailleurs scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece en 2004. Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse carrément à l’opposé d’un Tha Blue Carpet Treatment featuring la côte ouest au complet plus des grands noms rap/r&b en tout genre, artistes et producteurs confondus. À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu : Quatre artistes se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik…QDT ? l’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément un trio formé de Snoop, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik et Teddy Riley, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit Dangerous de Michael Jackson.

Après écoute des 21 pistes, aussi différentes les unes que les autres, il fallait une analyse complète et précise de cette œuvre surprenante point de vue créatif. Pour cela, le westcoastler Bobby Milk et moi-même, défenseur d’un Hip Hop progressif, allons confronter nos avis titre par titre à travers nos descriptions. Lire le reste de cette entrée »