The Black Keys – Blakroc (2009)

16 11 2009

 Blakroc est le projet expérimental de cette fin d’année et on le doit en partie à Damon Dash. Non non vous ne rêvez pas, c’est bien le co-fondateur du Roc-A-Fella qui supervise cet album de rencontre entre le Rock et le Rap. Tellement fasciné par l’univers musicale du groupe The Black Keys (Dan Auerbach & Patrick Carney), il a voulu que son associé Jim Jones (Splash Records) collabore avec ce duo surdoué de l’Ohio. Une rencontre et une ambiance tellement magique que le simple featuring s’est vite transformé en un long format invitant d’autres rappeurs fascinés par l’idée. A l’image de Mos Def qui s’est carrément incrusté dans une session. Mais attention! Le choix des artistes reste raffiné. Évidemment pour rester crédible il fallait marquer le coup avec des noms qui en imposent, sans oublier que tout le monde n’a pas le charisme pour côtoyer des productions suintant grosses basses et superbes riffs de guitare. Lire le reste de cette entrée »





Slaughterhouse – Slaughterhouse (2009)

13 09 2009

  Ils n’auront pas perdu de temps. Un an a peine après l’officialisation, le combo Slaughterhouse révèle déjà son premier album. Mais qui se cache derrière ce blaze carnassier? Pas moins que Joe Budden, Crooked I, Joell Ortiz et Royce Da 5’9 ». Que des rappeurs qui était promis a un bel avenir et qui par différents obstacles se sont contentés d’une carrière en demi teinte, voir bien pâle en ce qui concerne le pauvre Crooked I. Des rookies tous anciennement couvés sous l’aile de grand label (Death Row/Murder Inc., Def Jam, Aftermath, Tommy Boy) qui réunissent à présent leur force pour mieux exploser en indépendant. Connaissant les caractéristiques de ces charcutiers de la rime on était en droit de s’attendre à un projet sanglant. On verra par la suite que l’album est bon, mais qu’il semble avoir néanmoins été bouclé un peu trop dans la précipitation. Lire le reste de cette entrée »





Black Milk – Tronic (2008)

15 10 2008

C’est sans nul doute la plus forte progression qu’on ait pu voir dans le Hip Hop ces dernières années. Encore inconnu du grand public il y a à peine deux ans, le jeune producteur/rappeur de Détroit Black Milk s’est forgé une énorme réputation dans le milieu, à tel point que tout le monde souhaite une de ses créations pour son projet. En gros, c’est le producteur le plus hype du moment. « Popular Demand » portait bien son nom : tout le monde souhaitait le voir concrétiser avec un véritable premier album solo et non sur de simples (free)mixtapes. C’était désormais chose faite et la satisfaction du public était plus qu’encourageante et motivante pour la suite de sa carrière. S’en ait suivi deux street opus ; l’un avec son homie Fat Ray (« The Set Up »), et l’autre avec le prochain phénomène d’aftermath Bishop Lamont (« Caltroit »), sans compter sa large participation à l’album de Guilty Simpson. Lancé dans une productivité incommensurable, Curtis Cross a ressorti en cette fin d’année sa MPC 2000 AKAI pour ses propres intentions, et compte bien avec ce nouvel album solo « Tronic » (Fat Beats Records) enfoncer définitivement le clou d’un succès mérité. Lire le reste de cette entrée »





Jake One – White Van Music (2008)

15 10 2008

 

Rares sont les albums de producteur a maintenir la dragée haute du début jusqu’à la fin, surtout lorsqu’il s’agit de la première tentative de celui-ci. La présence en nombre d’invités prestigieux ne garanti en rien une qualité, c’est le raisonnement qu’il faut absolument avoir en tête lorsqu’on regarde dans les bacs un tel tracklisting. Si Jake One fait partis de ces talentueux et prometteurs beatmakers il n’échappe pas à cette monotonie qui gangrène son album sur la longueur. A 32 ans, Jacob Dutton se distingue et expose un peu plus de lumière sur sa ville de Seattle grâce à ses productions lâchées pour la scène underground (John Cena, Rasco,…). Mais son premier gros coup médiatique se fera par l’intermédiaire du G-Unit pour lesquels il co-produira avec Fusion Untld le titre « Betta Ask Somebody » présent sur Beg For Mercy. Lire le reste de cette entrée »




Sa-Ra – The Hollywood Recordings (2007)

7 05 2007

Il y a quelques temps, j’aurais eu du mal à vous répondre si vous me demandiez de trouver un groupe plus décalé que les Outkast. Mais depuis peu je n’hésiterai pas une seconde à vous répondre le trio Om’Mas Keith, Shafiq Husayn et Taz Arnold, plus connu sous le nom de Sa-Ra Creative Partners. Une tenue vestimentaire originale, mi-fashion mi-rétro : le genre de personnes qui s’habillent avec les rideaux de grand-mère adaptés à notre époque. Et surtout une musique futuriste, kitsch et cosmique qui comme leurs vêtements s’imprègnent d’un héritage. Les quelques astéroïdes (Maxi, Vinyls…) lancées furtivement dans les bacs n’ont pas suffit puisqu’ils reviennent cette fois-ci avec leur véritable album nommé The Hollywood Recordings (Babygrande Records). Et le moins qu’on puisse dire c’est que nous avons le droit à un véritable film des studios hollywoodiens avec ce disque, pour le coup il faudrait même l’écouter dans son lecteur DVD, son 5.1 dolby surround. Le spectacle est assuré à coup sûr, les paillettes et les spots illuminent les pistes, les acteurs vedettes sont présents (Talib Kweli, Bilal, Kurupt, Erykah Badu…), le scénario est un mélange de déjà vu (Thrilla et Fish Fillet extraits de leur maxi Second Time Around) avec des nouveaux ingrédients, des effets spéciaux, très spéciaux, « So Special » comme dirait Rozzi Daime. Il ne reste plus qu’à s’installer confortablement dans son fauteuil, boite de pop corn à la main pour déguster et profiter de ce savoureux voyage spatio-temporel que nous proposent les Sa-Ra. Lire le reste de cette entrée »