Snoop Dogg – Malice n Wonderland (2009)

12 12 2009

 

Snoop Dogg vient de franchir un cap, celui de son dixième album solo. Une carrière incroyable, ultra prolifique, pour l’un des artistes les plus légendaires et les plus aimés du Hip Hop. Le chien de Long Beach a toujours su retomber sur ses pattes malgré le fait d’avoir fait certains grands écart en changeant de niche (Death Row –> No Limit –> Capitol –> Geffen). Mais pour cette dixième édition le changement est encore plus fort car elle est placée sous le signe de l’indépendance, uniquement guidée par sa propre structure Doggystyle Records et la distribution de Priority dont il arbore fièrement le costume de directeur artistique. Un ambassadeur de renom pour ce même Priority qui avait permis à la scène westcoast de se faire entendre sur une plus grande échelle il y a quelques années. Après nous avoir laissé sur une bonne note d’originalité sur son « Ego Trippin' » où l’on découvrait un Snoop Dogg sous différentes facettes musicales, il re débarque déjà avec un « Malice ‘N Wonderland » qui nous laisse dubitatif quant à son contenu. Lire le reste de cette entrée »





Rakim – The Seventh Seal (2009)

7 11 2009

Après des années de traversée du désert, Rakim revient assoiffé en studio pour délivrer son troisième album solo. Un retour qui nous faisait dors et déjà saliver. Depuis que son projet sous l’écurie Aftermath a fait fausse couche il faut dire qu’on avait presque plus d’espoir de le réentendre. En 2000 on s’attendait à un retour grandiose, prenant une dimension gigantesque avec le génie de Dr. Dre aux manettes, mais les divergences artistique entre les deux géants du Hip Hop était trop grande pour pouvoir s’accorder sur un album entier. A cette époque Rakim avait tout pour faire le come back parfait et nous faire réagir avec un « Oh! My God » (nom supposé de cet opus). Son envie de rapper était la, il s’était même installé en Californie pour être au plus proche de ceux qui allait réveiller son talent. Finalement les nombreux morceaux enregistrés resteront encore sous scellés pour longtemps. Hormis les quelques fuites de mauvaises qualités dévoilés sur la toile, on ne retiendra au final de cette période que son featuring avec Truth Hurts (« Addictive »), sa participation à la B.O d’ 8 Mile (« R.A.K.I.M. ») et à « The Watcher Pt.2 » de Jay-Z. Lire le reste de cette entrée »




M.O.P – Foundation (2009)

29 06 2009

 

Les gueulards sont de retour! 

M.O.P. c’est un duo agressif qui ne fait pas dans le détail depuis leur création au début des années 90, mais M.O.P. c’est aussi une malédiction qui les a fait taire pendant trop longtemps… On voyait déjà un avenir brillant pour eux et pour nos oreilles au sein de l’écurie Roc-A-Fella si ce n’est que d’instables relations avec les dirigeants (Dame Dash/Jay-Z) ont poussé leur décision à sortir par la grande porte. On les voyait alors renaître de leur cendre en 2005 sur G-Unit Records alors en plein boom, mais la encore la liste des priorités ne présentait aucune trace de leurs initiales. Triste sort pour un groupe à l’image pourtant forte et significatif d’un rap cru. Voué au silence après leur album « Warriorz », Lil’ Fame et Billy Danze verront le reste des années 2000 sous le signe des mixtapes, compilations déterrant des inédits ou encore un opus de remix rock de leurs morceaux. Libéré des contraintes artistiques du label de 50 Cent, ils se décident finalement de dévoiler leur véritable nouvel album sous E1 Music (anciennement Koch pour ceux qui ne sont pas encore informés). Lire le reste de cette entrée »





Asher Roth – Asleep In The Bread Aisle (2009)

15 04 2009

 

Dans une société ou pour beaucoup l’espoir du rêve américain s’est transformer en cauchemar, on ne renonce pourtant pas à ces croyances historiques et on persiste tout de même encore à y croire grâce au destin magique qu’ont connu certaines personnes. Tout va trop vite, un jour tu perds un jour tu gagnes, un jour tu n’es personne et le lendemain tu deviens célèbre. A aucun moment Asher Paul Roth, jeune étudiant blanc né en pleine cambrousse de Pennsylvanie, n’aurait imaginer devenir en si peu de temps une des pointures du Hip Hop et arpenter le haut du billboard. Mais le pouvoir d’Internet et surtout de la plateforme Myspace allait une fois de plus bouleverser la carrière de quelqu’un. Lire le reste de cette entrée »





Scarface – Emeritus (2008)

7 12 2008

Il va falloir qu’on s’y fasse, mais le célèbre label texan Rap-a-Lot Records voit en « Emeritus » (Asylum Records) le tout dernier album solo de la carrière de Scarface. Après une année 2008 pourtant fructueuse qui a vu débouler le nouveau Bun B, Devin The Dude, les solos de Z-Ro et Trae ainsi que leur collaboration commune, la plus grosse et l’une des plus anciennes structures sudistes va donc devoir continuer son bout de chemin sans celui qui l’a construit et boosté par l’intermédiaire de son groupe Geto Boys.

Le patron J. Prince prend une fois de plus la parole dès l’introduction, mais contrairement à ce qu’on pouvait le supposer, ce n’est pas pour rendre hommage à l’artiste qui lui a permis de connaître la gloire, mais plus pour tergiverser pendant 4 min sur des anecdotes et drames personnels. Étonnant, pour ne pas dire plus qu’irritant lorsqu’on a les oreilles affûtées pour écouter la dernière balle d’une légende et qu’on se retrouve endormis par un discours sirupeux. Scarface à beau approuver cet aparté, on a encore plus de mal à croire à sa retraite définitive. C’est cet effet de mode qui nous pousse vers la méfiance et le doute. Mais venant de la part d’un activiste qui a 22 ans de routine et qui tirerait sa révérence sur un coup de tête en achevant son neuvième album, on se demande vraiment pourquoi il ferait une telle chose, surtout qu’il semble avoir encore de nombreux discours à expliciter. Lire le reste de cette entrée »





Diamond D – The Huge Hefner Chronicles (2008)

23 11 2008

Décidément, ces dernières années auront été frappées par le retour des grands producteurs qui ont construit le Hip Hop au cours des 90’s. Mais si certains ont plus ou moins réussi à refaire parler d’eux avec des projets solides, il en est un qui vient très largement de décevoir avec une ultime livraison à la limite du raisonnable. L’architecte du mythique crew D.I.T.C qui va par le nom de Diamond D semble avoir oublié dans le passé son inspiration et ses anciens vinyles. Hormis ses maigres travaux pour son pote Sadat X, Diamond D se faisait très discret et semblait même jouir d’une pseudo-retraite. Lire le reste de cette entrée »





Jake One – White Van Music (2008)

15 10 2008

 

Rares sont les albums de producteur a maintenir la dragée haute du début jusqu’à la fin, surtout lorsqu’il s’agit de la première tentative de celui-ci. La présence en nombre d’invités prestigieux ne garanti en rien une qualité, c’est le raisonnement qu’il faut absolument avoir en tête lorsqu’on regarde dans les bacs un tel tracklisting. Si Jake One fait partis de ces talentueux et prometteurs beatmakers il n’échappe pas à cette monotonie qui gangrène son album sur la longueur. A 32 ans, Jacob Dutton se distingue et expose un peu plus de lumière sur sa ville de Seattle grâce à ses productions lâchées pour la scène underground (John Cena, Rasco,…). Mais son premier gros coup médiatique se fera par l’intermédiaire du G-Unit pour lesquels il co-produira avec Fusion Untld le titre « Betta Ask Somebody » présent sur Beg For Mercy. Lire le reste de cette entrée »




Termanology – Politics As Usual (2008)

5 09 2008

En provenance du Massachusetts, le rappeur Termanology, avec tous les petits projets et mixtapes de bonnes factures lâchées à droite et à gauche, faisait déjà figure de leader of the new school selon The Source et bon nombres d’auditeurs. Là où on peinait à voir venir le concret des Saigon, Papoose et compagnie, Termanology lui préférait croquer la big apple avec un premier album solo bien réel. La faute de ce remue ménage, une production magique que lui sert DJ Premier et qui lui permet d’exploiter sa fraîcheur lyricale sur « Watch How It Go Down » (qu’on retrouve sur cette trackliste finale). Un préambule qui va vite attirer les regards des gens dès lors qu’on sait que la moitié de GangStarr a travaillé et s’intéresse à lui. Pour lui c’est simple, ayant grandi avec la scène californienne, mais aussi le son brut de New York dans les oreilles, il voudrait forcément reproduire cette alchimie et travailler avec des beatmakers légendaires pour son album, peu importe le prix à payer. La fait d’être un proche de Krumbsnatcha lui a déjà permis d’approcher DJ Premier, la suite des contacts devraient faire effet boule de neige. Et a en lire sur le papier la trackliste finale, le résultat semble être à la hauteur de ses attentes, une sorte de « Illmatic » (Nas) ou de « Criminal » (Scientifik) version 2008, tant les invités sont prestigieux. Reste plus qu’à écouter et à juger cette impressionnante formation sur ces 13 pistes. Lire le reste de cette entrée »





The Game – L.A.X. (2008)

31 05 2008

Sur l’arbre généalogique du Hip Hop, The Game appartient à la branche descendante des N.W.A. Il fait partie de cette génération bercée et élevée dans le bain des provocations de ces pionniers qui ont mis le monde sens dessus dessous avec leur rap de gangster. La côte californienne cherchait depuis quelque temps déjà un héritier digne de ce nom qui pourrait faire revivre sa réputation. Sous l’aile protectrice de l’intouchable Dr. Dre et de 50 Cent (alors en pleine jouissance médiatique) les premiers pas de The Game avec « The Documentary » l’ont immédiatement désigné et propulsé comme l’incarnation du renouveau de la scène Westcoast. S’en ai suivi de multiples évènements dont je passerais les détails, car tout le monde les connaît et on en a déjà parlé indéfiniment sur rap2k. Mais son deuxième solo intitulé « Doctor’s Advocate » était encore plus attendu dans le sens où sans l’aide des deux artistes précédemment cités The Game allait-il pouvoir s’en sortir et achever un nouvel album ravageur? Dès les premières notes, le public a été fixé; avec ses collaborateurs, son talent et son envie de croquer le monde il a fait fermer les bouches de tous ces détracteurs. Le nouveau millénaire est frappé de son sceau ‘bloodien ‘, la ou avec le temps certain s’enlise ou dégringole lui ressurgit encore plus fort en déclarant toujours autant son amour pour le Hip Hop, son quartier et ses légendes. Que pourrait bien nous apporter un autre album de The Game si ce n’est du plaisir et une confirmation de plus de sa suprématie dans son domaine . L’annonce faite au réveillon de l’an dernier semble nous diriger vers une autre attente insoupçonnable : « L.A.X. » serait selon ses affirmations son troisième et dernier album. Une retraite définitive voulue, sans possibilité de come-back à la Jay-Z, pour rattraper le temps, être plus présent au sein de sa famille et s’occuper plus amplement de son label Black Wall Street. Entre nous, qui est choqué par cette annonce? Cela paraît tellement gros, tout lui réussit si bien qu’on a vraiment du mal à y croire! On verra bien ce qu’il nous réservera à l’avenir, pour le moment dégustons ce énième volet qu’il nous propose, et qui sonne donc comme la bande-annonce de la cérémonie de clôture d’une carrière courte et incroyable (comme celle de ces idoles). Lire le reste de cette entrée »





AZ – Undeniable (2008)

15 04 2008

AZ c’est le rappeur qu’on apprécie tous entendre lorsqu’il lâche un couplet sur tel ou tel opus en tant que featuring. Son grain de voix smooth imparable, son flow amical et entraînant fait jubiler les oreilles des ‘Hip Hopers’ depuis bien longtemps; débutant par ses célèbres prestations sur le Illmatic en passant par le mythique remix de « Lady » de D’Angelo, ou par le fameux projet The Firm et d’autres encore. Avec plus de 15 ans dans le circuit ses collaborations sur d’autres albums ont tout de même plutôt été minime, une énergie qu’il a préservé pour consolider sa discographie personnelle avec au jour d’aujourd’hui 6 albums à son actif… enfin 7 désormais puisque vient de sortir récemment Undeniable. Malgré cette envie perpétuelle, surmonté d’un parcours non négligeable, on constate avec regret qu’il manque trop souvent dans ces derniers disques ce petit quelque chose qui pourrait nous procurer autant de sensation que par le passé. Lire le reste de cette entrée »