Rakim – The Seventh Seal (2009)

7 11 2009

Après des années de traversée du désert, Rakim revient assoiffé en studio pour délivrer son troisième album solo. Un retour qui nous faisait dors et déjà saliver. Depuis que son projet sous l’écurie Aftermath a fait fausse couche il faut dire qu’on avait presque plus d’espoir de le réentendre. En 2000 on s’attendait à un retour grandiose, prenant une dimension gigantesque avec le génie de Dr. Dre aux manettes, mais les divergences artistique entre les deux géants du Hip Hop était trop grande pour pouvoir s’accorder sur un album entier. A cette époque Rakim avait tout pour faire le come back parfait et nous faire réagir avec un « Oh! My God » (nom supposé de cet opus). Son envie de rapper était la, il s’était même installé en Californie pour être au plus proche de ceux qui allait réveiller son talent. Finalement les nombreux morceaux enregistrés resteront encore sous scellés pour longtemps. Hormis les quelques fuites de mauvaises qualités dévoilés sur la toile, on ne retiendra au final de cette période que son featuring avec Truth Hurts (« Addictive »), sa participation à la B.O d’ 8 Mile (« R.A.K.I.M. ») et à « The Watcher Pt.2 » de Jay-Z. Lire le reste de cette entrée »




Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Cassidy – B.A.R.S. The Barry Adrian Reese Story (2007)

19 01 2008

Depuis I’m A Hustla, son dernier album datant de 2005, le rappeur de Philadelphie n’a pas cessé uniquement de faire parler de lui au travers ses frasques judiciaires, ou encore ses problèmes plus personnels. Il est déjà loin le temps où Cassidy gonflait sa réputation et n’était connu que pour ses mixtapes et freestyles lors de battles. Toujours sur le label de son ‘parrain’ Swizz Beatz, Full Surface/J Records/Ruff Ryders, il a tout de même surmonté les épreuves de la vie et nous les confie enfin sur ce troisième album bonnement intitulé B.A.R.S. (The Barry Adrian Reese Story). Comme à son habitude l’album est un mélange de tout genre: de textes personnels, de tubes, et de titres plus durs pour nous rappeler son statut de « hustla » qu’il affectionne tant. Un tout très hétérogène, mais comparé à ce qu’il a pu faire précédemment, l’ensemble de ce dernier paraît bien plus carré, mieux maîtrisé et plus consistant en qualité. Lire le reste de cette entrée »





Styles P – Time Is Money (2006)

13 12 2006

« Time Is Money »… Et pour sûr, Styles P doit encore plus s’en rendre compte de l’exactitude de l’expression depuis la récente sortie ultra repoussée de son opus. Prévu pour l’été 2005 c’est finalement le 19 Décembre 2006 qu’il sera révélé. Le temps vaut vraiment de l’argent et la longue attente a fait baisser toute la pression et l’effervescence de l’annonce de ce disque. Mais le point le plus négatif est surtout dû au fait que la plupart des morceaux présents ici ont pu dès lors circulés sur le net durant de nombreux mois. Qui irait acheter un album dont la quasi totalité des sons n’ont plus aucun secret ? Tout simplement ceux qui ne téléchargent pas du tout (ça existe ?) ou n’écoute pas de mixtapes, mais aussi ses fans et ceux qui bien sûr fétichistes préfèrent avoir ces 12 morceaux sur vrai support. Mais que s’est-t-il passé au juste? Les retards qui durent des mois c’est un peu ce qui se passe avec pas mal de rappeurs qui ont des labels capricieux ou qui ont surtout d’autres priorités. Joe Budden, Saigon, ODB,… pourraient, pour ne citer qu’eux, très bien décrire ce sentiment d’impuissance (enfin sauf le défunt membre déglingo du Wu). Lire le reste de cette entrée »