50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





Ghostface Killah – Ghostdini: Wizard of Poetry in Emerald City (2009)

25 09 2009

 Tout le long de sa carrière on sentait que les collaborations ou remix R&B/Soul faites par le charmeur du Wu Ghostface Killah le titillaient de plus en plus. Le remix d’ « Again » de Faith Evan, « Never Be The Same Again » avec Carl Thomas, « Back Like That » avec Ne-Yo, « Love » avec Musiq, sa version de « You Know I’m Good » d’Amy Winehouse, celle d' »Irreplaceable » de Beyonce ou encore le célèbre « All That I Got Is You » avec Mary J. Blige pour ne citer que ceux la. Mais attention! Comme on peut le voir il ne fonce pas tête baissé, il sélectionne comme un oenologue le cru qui lui chatouille le palet. Ajouter à cela le fait que les femmes ont toujours eu une place importante dans ses textes, plus ces samples de Soul 60’s/70’s qui sont constamment liés à sa voix et vous obtenez un projet entièrement dédié à cette rythmique sensuelle. « Ghostdini The Wizard of Poetry in Emerald City » est un album osé, mais franchement qui d’autre que GFK pouvait se le permettre. Bizarrement c’est sa verve virulente qui se conjugue à merveille avec ce style et qui rend magique ses interventions. Même deux grands comme Jay-Z et R. Kelly ont totalement raté ce pari par le passé. Lire le reste de cette entrée »





Fabolous – Loso’s Way (2009)

25 07 2009

 

Désillusion du public, échec commercial, on ne peut pas dire que Fabolous soit rentré du bon pied chez Def Jam avec « From Nothin’ To Something ». « Make Me Better » avait beau séduire avec la production de Timbaland et la particpation de Ne-Yo, il n’y avait bien que ça pour satisfaire les attentes. L’ancien rookie new-yorkais devenu une valeur confirmé a connu ici ses premiers déboires et comptait bien les faire oublier en retravaillant rapidement sur un nouveau solo. Plus pointilleux dans ses choix de collaborations, plus précis artistiquement, mieux cadré, on apprend aussi rapidement qu’il va faire comme Jay-Z avec American Gangster en s’inspirant d’un film comme ligne scénaristique du disque. En l’occurrence Carlito’s Way (L’Impasse pour nous français) avec Al Pacino qu’il transforme ainsi en « Loso’s Way ». Un projet qui donne, à ceux qui l’on vu, forcément des espérance sur son contenu. On le voit déjà bien rempli de tracks sombres et street. Bref un Fabolous qui tente tant bien que mal avec ce 5ème solo de sortir la tête de l’eau et de renouer avec les bonnes critiques en essayant de faire quelque chose de mieux. Lire le reste de cette entrée »





Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Flo Rida – R.O.O.T.S. (2009)

25 05 2009

Attention! Certaines séquences de cet album et de cette chronique peuvent heurter la sensibilité des amateurs de Hip Hop.

On ne l’a jamais assez dit, mais le Hip Hop est sans nul doute, avec le Rock, la culture musicale la plus riche. Cette graine historique au lourd passé qui a subi maintes critiques a résisté aux tempêtes pour finalement prendre racine et se développer en ce magnifique arbre presque trentenaire. Les diverses branches qui le composent en font sa richesse. Hormis un climat houleux qui donne parfois de mauvaises récoltes, il subit également par période une invasion de vers qui rongent ses fruits. On n’a pas encore réussi à éradiquer ce fléau, mais on les observe attentivement, en voici la dissection de l’un d’entre eux. Lire le reste de cette entrée »





Rick Ross – Deeper Than Rap (2009)

7 04 2009

Promis à un avenir éphémère comme tout bon one hit wonder, Rick Ross a en fin de compte été promu à l’étape supérieure du rap game: celle qui le libère du lourd poids des préjugés, des critiques et lui permet de continuer sa carrière comme bon lui semble en satisfaisant les attentes de ses admirateurs. Déjà le troisième chapitre pour notre rappeur à la cellulite adipeuse, une préparation et un enregistrement chahuté et marqué par une année plus que mouvementée pour l’autoproclamé Boss de Miami. Pour cela, il faut revenir à l’été dernier où des photos montrant un certain William Roberts (son vrai nom) en tenue de gardien de prison tournent sur le net. Une preuve qui brise sa réputation déjà très friable et ses dires, lui qui ne cesse de parler de drogue et autres trafics qu’il a commis dans sa vie. Après avoir longtemps nié, il a enfin reconnu son passé de maton, se justifiant à la troisième personne par un « Rick Ross a fait tout ça pour avoir de l’argent. J’ai tout fait, sauf trahir des potes, mettre des potes derrière les barreaux, et c’était ça qui était important pour moi. » A vrai dire, peu importe ce qu’il a été étant jeune, même si ça décrédibilise un tant soit peu sa musique, cela ne la rend pas plus mauvaise. Lire le reste de cette entrée »





The Game – L.A.X. (2008)

31 05 2008

Sur l’arbre généalogique du Hip Hop, The Game appartient à la branche descendante des N.W.A. Il fait partie de cette génération bercée et élevée dans le bain des provocations de ces pionniers qui ont mis le monde sens dessus dessous avec leur rap de gangster. La côte californienne cherchait depuis quelque temps déjà un héritier digne de ce nom qui pourrait faire revivre sa réputation. Sous l’aile protectrice de l’intouchable Dr. Dre et de 50 Cent (alors en pleine jouissance médiatique) les premiers pas de The Game avec « The Documentary » l’ont immédiatement désigné et propulsé comme l’incarnation du renouveau de la scène Westcoast. S’en ai suivi de multiples évènements dont je passerais les détails, car tout le monde les connaît et on en a déjà parlé indéfiniment sur rap2k. Mais son deuxième solo intitulé « Doctor’s Advocate » était encore plus attendu dans le sens où sans l’aide des deux artistes précédemment cités The Game allait-il pouvoir s’en sortir et achever un nouvel album ravageur? Dès les premières notes, le public a été fixé; avec ses collaborateurs, son talent et son envie de croquer le monde il a fait fermer les bouches de tous ces détracteurs. Le nouveau millénaire est frappé de son sceau ‘bloodien ‘, la ou avec le temps certain s’enlise ou dégringole lui ressurgit encore plus fort en déclarant toujours autant son amour pour le Hip Hop, son quartier et ses légendes. Que pourrait bien nous apporter un autre album de The Game si ce n’est du plaisir et une confirmation de plus de sa suprématie dans son domaine . L’annonce faite au réveillon de l’an dernier semble nous diriger vers une autre attente insoupçonnable : « L.A.X. » serait selon ses affirmations son troisième et dernier album. Une retraite définitive voulue, sans possibilité de come-back à la Jay-Z, pour rattraper le temps, être plus présent au sein de sa famille et s’occuper plus amplement de son label Black Wall Street. Entre nous, qui est choqué par cette annonce? Cela paraît tellement gros, tout lui réussit si bien qu’on a vraiment du mal à y croire! On verra bien ce qu’il nous réservera à l’avenir, pour le moment dégustons ce énième volet qu’il nous propose, et qui sonne donc comme la bande-annonce de la cérémonie de clôture d’une carrière courte et incroyable (comme celle de ces idoles). Lire le reste de cette entrée »