Nelly – Brass Knuckles (2008)

7 09 2008

Nelly c’est le rappeur de Saint Louis qui a su très rapidement se faire une place avec son célèbre tube « Country Grammar » et l’album du même nom qui avait nettement rafraîchi les humeurs sudistes et le Hip Hop de l’époque. Lui qui aurait pu s’apparenter à un simple effet de mode, à un one hit wonder, à finalement réussi à camper sa vibe atypique, sa touche du Missouri dans le game avec un second opus « Nellyville » riche en tubes variés et ultras efficaces. Le succès de celui-ci était tel qu’il semble depuis avoir perdu pied en se noyant dans la facilité d’inviter n’importe qui, pour tenter de réaliser d’autres titres qui lui feront revivre ses mêmes sensations. Résultat : le double album ou plutôt les deux disques séparés Suit/Sweat sortis courant 2004 ne ressemblaient plus à grand chose, encore moins au style initial du petit rappeur de St. Louis qu’on aimait écouter.

Son retour en cette fin d’année surchargé nous laisse alors voguer dans le flou total. La trackliste n’a rien pour nous rassurer avec son côté cérémonie MTV Awards, la pochette (sans aucun goût artistique) semble être un musclé trompe l’œil, et le titre « coup de poing américain » nous laisse de marbre venant de sa part. Sait-on jamais… voyons plutôt l’opinion de trois forumeurs particuliers qui nous donnent leur avis sur ce « Brass Knuckles »: Lire la suite »





Nate Dogg – Music & Me (2001)

13 12 2006

Après un double volume de pur « G-Funk Classics » qu’il a eu du mal à décoller des droits de Death Row, la voix suave du pimpologue aka la voix préférée de ses dames aka Nate Dogg, revient enfin en 2001 pour nous délivrer des morceaux dont il est le seul à connaître la magie. Après avoir été le second acteur de tubes comme « Lay Low », « The Next Episode », « Area Codes » ou encore « Can’t Deny It », ce troisième album (ou deuxième si vous compilez les deux précédents) nous montre un Nate Dogg nouvelle version, plus énergique et envoûtant que jamais, qui nous dévoile ses principales facettes. « Music & Me » (Elektra), un titre évocateur pour le résident de Long Beach qui a décidé étant jeune de rentrer dans le gang des Rollin’ 20′ Crips afin de se faire rapidement de l’argent pour assouvir cette passion qu’est la musique et ainsi en vivre. Dans ce disque, on y retrouve bien entendu toute la grande famille qui l’entoure depuis le début. Snoop Dogg et ses Eastsidaz (Goldie Loc et Tray Deee) pour un « Ditty Dum Ditty Doo » plus que festif à la sauce Fredwreck, Dr Dre (qui lui a permis de se révéler) compose et pose sur « You Wife » au refrain poétiquement machiste, ainsi que Kurupt et son flow insolent sur « Can’t Nobody ». Lire la suite »





The Game – Doctor’s Advocate (2006)

13 11 2006

Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath. Lire la suite »





Mobb Deep – Blood Money (2006)

12 06 2006

Roll that shit
Résonnant comme l’un des groupes les plus réputés du Hip-Hop, les Mobb Deep nous reviennent en cette année 2006, soit approximativement 13 ans depuis le premier essai ‘Juvenile Hell’ quand ils n’étaient que des enfants terribles de Queensbridge. En autant d’années écoulées, tout n’a pas été aussi rose dans la carrière du groupe, faisant souvent la une des médias le plus souvent pour de multiples rumeurs (séparation, embrouilles,…) et de critiques sur leur évolution artistique. En 2004, ‘Amerikaz Nightmare’ a selon, certains fans, définitivement marqué le point de chute artistique entre le Mobb Deep des débuts et leur nouveau style. La cause de tout cela: des collaborations inhabituelles, laissant donc moins de place a leurs acolytes de toujours (Big Noyd, Infamous Mobb,…) et l’impression d’une légère préférence aux gros tubes et aux artistes en vogue (même Lil Jon). Lire la suite »





Welcome to tha Chuuch: Da Album (2005)

11 01 2006

Après une série de mixtapes du même nom, le Bigg Snoop Dogg nous présente ce qui en résulte à savoir: ‘Welcome To Tha Chuuch – Da Album’ (DoggyStyle Records/ Barclay). Ne vous y méprenez pas, ce n’est en aucun cas un album solo de Snoop Dogg, ni un best-of de ses tapes et encore moins seulement un album rap à proprement parler, il s’agit plutôt d’une compilation de morceaux interprêté par sa clique du DPGC et de son label Doggystyle Records. Lire la suite »





Get Rich or Die Tryin’ (Soundtrack) (2005)

22 11 2005

Alors que l’actualité Hip Hop de ces temps-ci fuse dans tous les sens (Réconciliation Jay-Z/Nas, Cam’Ron blessé par balle, les affaires de Murder Inc,…), 50 Cent aka le Napoléon du rap continue son parcours, et refait encore une fois de plus parler de lui, n’en déplaise aux gens, cette fois-ci pour la bande originale du film relatant sa vie intitulé « Get Rich Or Die Tryin’ « . Ce film semi-autobiographique ne parle absolument pas de son parcours actuel dans l’industrie musicale mais plutôt de son ascencion, de son enfance jusqu’au résultat d’aujourd’hui. Même si son dernier album ‘The Massacre’ s’est plutôt bien vendu, il faut reconnaître qu’il était dans une tout autre direction artistique et d’un niveau inférieur par rapport à celui qui fit son succès. Cette B.O était donc une bonne occasion de voir comment Curtis Jackson allait évoluer entre ce (trop?) court laps de temps. Lire la suite »





Hush – Bulletproof (2005)

10 10 2005

La scène de Detroit regorge d’artistes et ce, depuis bien longtemps car dans cette grande ville pauvre des USA, la musique est un mode de vie et un véritable échappatoire : que ce soit du rap, de la soul, du rock ou de la techno. On pense à Slum Village, Obie Trice, Juan Atkins, la Motown, Uncle Kracker et tant d’autres. A l’image d’Eminem, de Kid Rock ou des Insane Clown Posse, Détroit est également connu pour son côté provocateur, violent et excentrique, et c’est dans ce climat orageux que MC Hush fait ses premiers pas en 1993 en compagnie de MC Ill, avec lequel ils forment Da Ruckus. S’en suivent de nombreuses prestations locales qui firent monter leur réputation ainsi qu’un pseudo-premier-album-solo baptisé « Roses & Razorblades » de Hush, qui ne marchera que localement. Mais après avoir passé un an derrière les barreaux, c’est en solo que Hush décide véritablement de persévérer avec cet album ‘Bulletproof’, grâce auquel il sortira de l’ombre (aux US du moins). Lire la suite »