50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





Raekwon – Only Built 4 Cuban Linx… Pt. II (2009)

7 09 2009

 

11:00 PM, ça fait une plombe que je poirote seul à cet arrêt de bus, emmitouflé dans ma NorthFace, Beats By Dre sur le crâne. Les rues sont désertes. Le chauffeur doit être dans les bouchons à cause de cette neige qui paralyse la ville. A peine je me décide de partir à pied qu’un bruit strident me fait sursauter comme une victime. Ouf! c’est juste l’indou du coin qui baisse sa grille pas graissée. Alors que j’atteind le bout de la rue, je vois le bus me passer sous le nez. Vénère, je me mets à courir à la Usain Bolt pour atteindre le prochain arrêt. Mais je suis tellement dans mon objectif de rentrer rapidement que j’en oublie tout et notamment de faire attention à cette énorme flaque de verglas qui recouvrait cette plaque d’égout. Ni une ni deux je me retrouve à terre sur le dos, ma tête cognant le sol je perds connaissance… 

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Eminem – Relapse (2009)

23 05 2009

 Et dire qu’il aurait pu connaître le même destin qu’Heath Ledger… Le Monde fait la manche avec cette crise qui la touche, Obama est le premier président noir des États-unis d’Amériques, Nicolas Sarkozy veut des portiques de sécurités dans les écoles, la Corée du Nord joue les physiciens, les enfants tuent leurs parents pour leur avoir interdit de jouer aux jeux vidéos, la neige tombe au Sahara, pas besoin d’un dessin pour dire qu’il y a des choses qui changent et des choses qui ne tournent pas rond dans l’atmosphère en ce moment. C’était la période propice pour qu’un trouble fête bien connu refasse instinctivement surface dans le rayon des bacs en surmontant son mal être personnel. Car si Eminem se secouait les bourses pendant tout ce temps ce n’était pas pour exciter les actions de WallStreet. Plonger dans une addiction poussée aux somnifères notre rappeur blond préféré avait commencé par annulé sa tournée européenne d’Anger Management Tour (dommage on avait déjà les places pour le Stade de France…), puis a continué sa descente aux enfers en apprenant le décès tragique de son meilleur ami Proof (des D12), sans oublier son remariage raté avec la mère de sa fille. Un cocktail de souffrance et de dur moments qui l’ont fortement fragilisé et dirigé dans une profonde fatigue. La rumeur d’une fin de carrière ne s’est alors pas faite tardé sur Internet, surtout que dans l’outro de « Encore » le protagoniste laissait pensé à un suicide. Rapidement démenti, cette mort artistique n’est juste que passagère et est vite mis de côté lorsqu’il re participe à quelques projets et conçoit le street album « The Re-Up » dans le but de mettre un peu plus de lumière sur les autres rappeurs de l’écurie Shady Records. Après plus de 5 années éloigné des studios, Marshall Mathers nous fait une rechute (« Relapse »)! Son alter ego Slim Shady en est ravi… Mais que tous les Stan se rassurent, il a su resté lui même et est de nouveau suivis par l’un des meilleurs spécialistes du genre, son docteur assigné, le Dr. Dre (et ses assistants) qui se serre de ce programme pour pouvoir enfin conclure sa propre thèse sur la désintoxication… Lire le reste de cette entrée »





Nas – Untitled (2008)

21 07 2008

Si on sait que le rappeur est déjà rentré dans la légende du Hip Hop depuis 1994, son arrivé récente au sein de l’équipe Def Jam semble l’avoir régénéré, l’avoir poussé plus en profondeur dans le fin fond de ses pensées pour sortir des produits qui frapperont plus que jamais de plein fouet l’industrie du disque, et restera ainsi gravé dans l’histoire. Il y a deux ans, il créait la polémique et s’attirait les foudres de pas mal de ses confrères du Mic en appelant son opus « Hip Hop Is Dead ». Derrière ce titre racoleur et provocateur, il fallait bien sûr se douter, connaissant le bonhomme, qu’une métaphore plus subtile se cachait. L’album était surtout un appel à la prise conscience des gens, au réveil des esprits, à reprendre les choses en main pour éviter un futur déclin tel celui de l’Empire romain. Nas s’est toujours considéré à juste titre comme un disciple de la rue qui s’adresse à la rue, mais il y a des vérités qui ne sont pas vraiment bonnes à dire et qui font siffler les oreilles de certaines autorités. Alors quand ce dernier décide de baptisé « Nigger » (« Nègre ») son nouvel album, il fallait se douter des répercussions et des multiples critiques qui allaient s’en suivre. Ce n’est pourtant pas le premier à l’utiliser dans un titre, on se souvient de « Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z » de 2Pac qui était boudé par les médias malgré l’aspect des initiales ou encore du Niggaz4life dissimulé en « Efil4zaggin » sur la pochette du dernier album des N.W.A. Lire le reste de cette entrée »