Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire le reste de cette entrée »





Mike Jones – The Voice (2009)

30 04 2009

Who Is Mike Jooooones ? Impossible de ne plus connaître ce rappeur depuis son premier album en 2005. L’opération marketing bien ficelée, ses gimmicks répétés toutes les 5 minutes et son numéro de téléphone dévoilé dans ses pistes de manière à ce qu’on le retienne aisément, ont fait passer ce rappeur de Houston de l’anonymat à la célébrité mondiale. Rien que pour l’engouement original qu’il a suscité et ses singles imparables comme « Still Tippin » ou « Back Then », « Who Is Mike Jones » fait déjà partie des opus qui ont marqué le son du Sud. Après un tel phénomène, il est difficile de se remettre en studio avec des idées fraîches. Cela semblait bien parti avec ses nouveaux tubes « My 64 », « Mr. Jones », mais certaines discordances avec Warner Bros ont réduit et commercialisé ceux-ci en l’EP « The American Dream », qui devait donc au préalable être l’intitulé de son album. Lire le reste de cette entrée »





Rick Ross – Deeper Than Rap (2009)

7 04 2009

Promis à un avenir éphémère comme tout bon one hit wonder, Rick Ross a en fin de compte été promu à l’étape supérieure du rap game: celle qui le libère du lourd poids des préjugés, des critiques et lui permet de continuer sa carrière comme bon lui semble en satisfaisant les attentes de ses admirateurs. Déjà le troisième chapitre pour notre rappeur à la cellulite adipeuse, une préparation et un enregistrement chahuté et marqué par une année plus que mouvementée pour l’autoproclamé Boss de Miami. Pour cela, il faut revenir à l’été dernier où des photos montrant un certain William Roberts (son vrai nom) en tenue de gardien de prison tournent sur le net. Une preuve qui brise sa réputation déjà très friable et ses dires, lui qui ne cesse de parler de drogue et autres trafics qu’il a commis dans sa vie. Après avoir longtemps nié, il a enfin reconnu son passé de maton, se justifiant à la troisième personne par un « Rick Ross a fait tout ça pour avoir de l’argent. J’ai tout fait, sauf trahir des potes, mettre des potes derrière les barreaux, et c’était ça qui était important pour moi. » A vrai dire, peu importe ce qu’il a été étant jeune, même si ça décrédibilise un tant soit peu sa musique, cela ne la rend pas plus mauvaise. Lire le reste de cette entrée »





Scarface – Emeritus (2008)

7 12 2008

Il va falloir qu’on s’y fasse, mais le célèbre label texan Rap-a-Lot Records voit en « Emeritus » (Asylum Records) le tout dernier album solo de la carrière de Scarface. Après une année 2008 pourtant fructueuse qui a vu débouler le nouveau Bun B, Devin The Dude, les solos de Z-Ro et Trae ainsi que leur collaboration commune, la plus grosse et l’une des plus anciennes structures sudistes va donc devoir continuer son bout de chemin sans celui qui l’a construit et boosté par l’intermédiaire de son groupe Geto Boys.

Le patron J. Prince prend une fois de plus la parole dès l’introduction, mais contrairement à ce qu’on pouvait le supposer, ce n’est pas pour rendre hommage à l’artiste qui lui a permis de connaître la gloire, mais plus pour tergiverser pendant 4 min sur des anecdotes et drames personnels. Étonnant, pour ne pas dire plus qu’irritant lorsqu’on a les oreilles affûtées pour écouter la dernière balle d’une légende et qu’on se retrouve endormis par un discours sirupeux. Scarface à beau approuver cet aparté, on a encore plus de mal à croire à sa retraite définitive. C’est cet effet de mode qui nous pousse vers la méfiance et le doute. Mais venant de la part d’un activiste qui a 22 ans de routine et qui tirerait sa révérence sur un coup de tête en achevant son neuvième album, on se demande vraiment pourquoi il ferait une telle chose, surtout qu’il semble avoir encore de nombreux discours à expliciter. Lire le reste de cette entrée »





Stack$ – Crazee & Confuzed (2008)

1 12 2008

Discret depuis son beef avec un incroyable Timbaland qui a largement dominé le monde en 2007 avec ses indénombrables tubes, Scott Storch semble enfin revenir en grande forme grâce à des dernières livraisons pour des artistes médiatiques qui tournent en boucle en radio tel Mariah Carey, Raheem DeVaughn, les Clipse et leur hit « Fast Life », The Game ou encore dernier en date le nouveau single de 50 Cent « Get Up ». Et quand il ne travaille pas avec des grosses têtes d’affiche, il lance ses petits protégés comme ici avec le premier album du rappeur de Miami, Stack$. N’y voyez pas en lui un basique rappeur sudiste de plus qui fait dans le recyclage ou qui n’est présent que pour l’entertainment, non, Stack$, malgré ses jeunes 22 printemps, a pas mal de choses à raconter. Natif de Washington D.C., il délaisse finalement ses études de cinéma pour la musique dès lors qu’il a débarqué sur les côtes de la Floride et qu’il a fait la connaissance de Storch. Après tout, peu importe le support, le seul but de Stack$ est de narrer des histoires et ce sera donc en chanson qu’il a décidé de s’y investir. Lire le reste de cette entrée »





Ludacris – Theater of the Mind (2008)

29 11 2008

Date de sortie: 24 Novembre 2008
Réalisé par: Ludacris
Avec: Ludacris, T-Pain, The Game, Jay-Z, Nas, Lil Wayne,…
Film américain.
Genre : Comédie/Drame/Action/Erotique
Durée : 1h 15min.
Année de production : 2007/2008
Producteurs: DJ Premier, 9th Wonder, Cinton Sparks, Scott Storch, DJ Toomp,…
Producteurs Executifs: Chaka Zulu, Jeff Dixon
Distribué par Disturbing Tha Peace/Def Jam Lire le reste de cette entrée »





Kanye West – 808’s & Heartbreak (2008)

28 09 2008

Qu’il est loin le temps où Kanye West était un illustre inconnu dans le Hip Hop. Parfois, histoire de s’aérer la tête de tous ces tapages actuels où l’on ne parle que de lui, on aime bien se remémorer cette époque où ce poulain de Jay-Z se révélait et nous épatait avec ses productions rafraîchissantes à base de samples accélérés. Le déclic a vraiment eu lieu en ce jour de l’an 2000 lorsqu’il nous a sorti « This Can’t Be Life » extrait de « The Dynasty: Roc La Familia », sur laquelle Beanie Sigel, Scarface et son boss Jay-Z posaient sur cette boucle jouissante reprise à Harold Melvin. Mais tout ça n’est déjà qu’un vieux souvenir poussiéreux.

Bienvenue en 2008, Kanye West a à son actif trois albums et tous ont eu un succès planétaire. Dernier en date: « Graduation » qui clôturait la trilogie scolaire du petit ourson. Il est devenu la méga star de cette musique, une icône pour certains, avec un look toujours classieux éloigné des traditionnelles tenues du Hip Hop. Il prône cette nécessité d’avoir de la diversité dans le Hip Hop, sans forcément subir les critiques de certains puristes. Comme une rock star il peut se permettre tout et n’importe quoi sans rester confiner dans une catégorie précise. Libre de faire ce qu’il ressent, c’est d’ailleurs ce qu’il a décidé de réaliser sur ce nouvel opus qui défit toutes les lois de vos attentes. Il a désormais un tel pouvoir qu’il s’est même permis d’avancer d’ un mois la date de sortie de ce dernier. Lire le reste de cette entrée »