EPMD – We Mean Business (2008)

23 01 2009

Les dollars vont pâlir… Les précurseurs du Business dans le Hip Hop nous font leur deuxième gros come-back de leur carrière avec au bout un septième et très attendu nouveau projet. Cela faisait déjà presque dix ans que le silence radio régnait entre les deux rappeurs, privilégiant leur chemin en solitaire, mais après une réunion convaincante en 2006 lors du festival Rock The Bell à New-York, l’alchimie et la ferveur du public étaient telles qu’ils se devaient de retravailler ensemble. EPMD est toute une institution dans l’histoire du Hip Hop ; les travaux d’Erick Sermon et de son scrupuleux acolyte Parrish Smith, alias PM, principalement à base Dde lourds samples funky et Rock, ont apporté et laissé de grosses séquelles dans la tête d’une génération qui était jusqu’alors élevée sur des supports beaucoup moins traumatisant. Le Hip Hop moderne s’est donc construit avec eux. Les années se sont écoulées, si le Green Eyed Bandit a néanmoins consolidé son avenir avec son crédit de producteur et une carrière solo efficace, on ne peut pas en dire autant de PMD qui n’a jamais su rehausser la barre de ses débuts pour peu à peu s’effacer. Avec ce disque, l’objectif et l’ambition des deux natifs de Long Island restent inchangés (quid de leur complicité au micro?). « We Mean Business », dernier chapitre de la saga EPMD ? Lire le reste de cette entrée »





Ll Cool J – Exit 13 (2008)

31 03 2008

James Todd Smith III a montré la voie à de nombreux rappeurs en se consacrant désormais plus au cinéma qu’au Hip Hop, mais notre rappeur bodybuilder à bloc à trouver le temps de faire son régulier passage en studios pour peaufiner un nouvel album. Un enregistrement nettement plus important pour lui puisqu’il s’agit (enfin ?!) de son ultime projet sous l’écurie Def Jam. Après 24 ans de bons et loyaux services et une carrière qui commence à fortement rouiller à en croire ses dernières livraisons, la 13 ème livraison semble être le bon de la délivrance pour LL Cool J. Un bon de sortie qu’il compte bien honorer en puisant au fond de lui même l’esprit old school qui coule dans ses veines, période ou il brillait alors de plein feu et était encore considéré comme une figure emblématique du mouvement. Lire le reste de cette entrée »





Pump Ya Fist (1995)

7 02 2008

Pour tout vous dire, voilà une compile Hip-Hop qui m’a bien marquée. On est en 1995 et celle-ci réunit une partie des artistes les plus revendicateurs de cette culture à l’époque. Comme l’indique l’intitulé, les morceaux sont essentiellement inspirés par le mouvement révolutionnaire afro-américain des Black Panthers. Plus qu’un simple partie c’est une organisation qui a marqué l’histoire des États-Unis, qui a changé beaucoup de choses pour la communauté noire, malgré certaines méthodes reprochées par certains, et a donc, comme c’est le cas ici, influencé et bercé les textes de beaucoup d’artistes. KRS-One aime ce genre de rassemblement, on se rappelle qu’il avait déjà heurté les consciences en 89 avec son appel à l’unité baptisé Stop the Violence Movement et notamment grâce à son titre phare ‘Self Destruction’, il remet ça avec ‘Ah Yeah’. Tupac, activiste multifacette a lui été élevé dans une famille étant directement liée au mouvement, on ne se demande donc pas où il a pu trouvé cette force qui a composé les nombreux textes de sa courte, mais abondante carrière. Ne pas voir Chuck D sur ce projet aurait été comme un anniversaire sans gâteau, militant de longue date et tête pensante du bouillant groupe Public Enemy, il vient ici poser l’énorme ‘It’s a Pride’. Lire le reste de cette entrée »





Public Enemy – How You Sell Soul… (2007)

7 02 2008

Cela fait 20 ans qu’ils font brûler l’étendard du Hip Hop à travers le monde. Jamais épuisé, jamais égalé, les années passent mais ne croyez pas pour autant qu’ils ont de l’arthrite aux mains (dur de tenir le micro), la langue sèche ou autres signes de vieillesse qui ferait du plus grand groupe de Hip Hop des préretraités complètement gagas. A respectivement 47 et 48 ans, Chuck D et Flavor Flav n’ont pas changé leur fusil d’épaule, leurs convictions sont intactes, leurs textes perturbateurs bien conservés, leurs regards restent pertinents, critiques et perpétuent donc encore la sulfureuse réputation qui a toujours collé au groupe. Public Enemy, que ce soit pour un ancien ou pour un tout récent auditeur de cette musique, cela évoque forcément quelque chose. Le ressenti n’est sûrement pas de la même force entre les générations, ce qui se comprend mais reste regrettable, mais le simple fait qu’ils ne laissent pas indifférent prouve l’efficacité et la force de leur combat passé. Rarement un groupe aura autant influencé, mais leurs héritages n’est pas prêt d’être légué vu la longévité et la persévérance des deux MC’s. Yo! Bum Rush the Show voyait le jour sous la houlette de Rick Rubin il y a deux décennies de cela, How You Sell Soul to a Soulless People Who Sold Their Soul??? prend en 2007 la relève des puissants coups de gueule et continue ainsi d’écrire l’histoire des prophètes de la rage. Lire le reste de cette entrée »





Marley Marl – West End Mixtape Sessions vol.1 (2005)

11 01 2006

Après Prince Paul, voila la chronique d’une compilation, ou plutôt ici d’une mixtape réunissant des sons old-school qui ont influencé une autre légende de la production dans le hip-hop, j’ai nommé Marley Marl. Pour beaucoup, ce nom sonne à leur oreille comme un pseudonyme déjà entendu mais sans pour autant en connaître le véritable parcours de ce précurseur qui révéla et mis sur le devant de la scène hip-hop de nombreux artistes. Lire le reste de cette entrée »