Little Brother – Leftback (2010)

7 05 2010

 Parfois on a vraiment l’impression que les artistes se foutent de notre gueule, comme lorsqu’en 2008 Big Pooh annonce que les Little Brother pourraient ne plus sortir d’album et que son acolyte Phonte le contredit peu de temps après en annonçant l’arrivé imminente de Leftback. Il fallait en fait comprendre par les dires de Big Pooh qu’après ce quatrième projet commun une longue pause (définitive?) prendra forme dans la carrière de ce groupe phare qui a éclairé la scène Hip Hop de la Caroline du Nord. On comprend qu’ils ne veulent pas égratigné au fur et à mesure la magie de leurs premiers opus, d’autant plus qu’avec le départ de 9th Wonder on a ressenti comme un léger essoufflement malgré le travail d’Illmind, Khrysis et les autres qui ont supplée le célèbre producteur comme ils pouvaient. En témoignage du passé et comme pour montrer que l’aventure Little Brother penche vers la fin, Phonte et Big Pooh ont ressortis les archives sur cette pâle pochette d’album. Les deux artistes sont les acteurs et les témoins d’une chevauchée fantastique qui a atteint sont apogée il y a cinq ans déjà avec le magnifique The Minstrel Show. Lire le reste de cette entrée »





Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire le reste de cette entrée »