Clipse – Til The Casket Drops (2009)

19 12 2009

 

On ne les présente plus et pourtant on a cette curieuse impression que les Clipse sont encore vraiment trop méconnu du grand public Hip Hop. Fidèlement lié aux Neptunes depuis un jour de l’année 93, les deux frères de Virginie ont su surfer sur cette poudreuse de luxe en nous offrant généreusement des sensations jouissives dans « Lord Willin' » et « Hell Hath No Fury ». Depuis on ne savait plus trop ce qu’ils allaient nous réserver pour la suite vu que leur contrat avec Jive Records venait à son terme. Inséparable de Star Track et de leur propre structure Re-Up, le duo trouvera finalement refuge au sein de Columbia Records. Une nouvelle aventure est alors en train de se construire. En 2008 Koch dévoile fièrement le premier opus de la formation Re-Up Gang, un collectif auquel s’ajoute Ab-Liva et Sandman, avant qu’une mixtape baptisée « Road To Till The Casket Drops » ne fasse la promo de leur ligne de vêtement et serve de prélude avant le grand retour en studio. Lire le reste de cette entrée »





Fabolous – Loso’s Way (2009)

25 07 2009

 

Désillusion du public, échec commercial, on ne peut pas dire que Fabolous soit rentré du bon pied chez Def Jam avec « From Nothin’ To Something ». « Make Me Better » avait beau séduire avec la production de Timbaland et la particpation de Ne-Yo, il n’y avait bien que ça pour satisfaire les attentes. L’ancien rookie new-yorkais devenu une valeur confirmé a connu ici ses premiers déboires et comptait bien les faire oublier en retravaillant rapidement sur un nouveau solo. Plus pointilleux dans ses choix de collaborations, plus précis artistiquement, mieux cadré, on apprend aussi rapidement qu’il va faire comme Jay-Z avec American Gangster en s’inspirant d’un film comme ligne scénaristique du disque. En l’occurrence Carlito’s Way (L’Impasse pour nous français) avec Al Pacino qu’il transforme ainsi en « Loso’s Way ». Un projet qui donne, à ceux qui l’on vu, forcément des espérance sur son contenu. On le voit déjà bien rempli de tracks sombres et street. Bref un Fabolous qui tente tant bien que mal avec ce 5ème solo de sortir la tête de l’eau et de renouer avec les bonnes critiques en essayant de faire quelque chose de mieux. Lire le reste de cette entrée »





Asher Roth – Asleep In The Bread Aisle (2009)

15 04 2009

 

Dans une société ou pour beaucoup l’espoir du rêve américain s’est transformer en cauchemar, on ne renonce pourtant pas à ces croyances historiques et on persiste tout de même encore à y croire grâce au destin magique qu’ont connu certaines personnes. Tout va trop vite, un jour tu perds un jour tu gagnes, un jour tu n’es personne et le lendemain tu deviens célèbre. A aucun moment Asher Paul Roth, jeune étudiant blanc né en pleine cambrousse de Pennsylvanie, n’aurait imaginer devenir en si peu de temps une des pointures du Hip Hop et arpenter le haut du billboard. Mais le pouvoir d’Internet et surtout de la plateforme Myspace allait une fois de plus bouleverser la carrière de quelqu’un. Lire le reste de cette entrée »





Nelly – Brass Knuckles (2008)

7 09 2008

Nelly c’est le rappeur de Saint Louis qui a su très rapidement se faire une place avec son célèbre tube « Country Grammar » et l’album du même nom qui avait nettement rafraîchi les humeurs sudistes et le Hip Hop de l’époque. Lui qui aurait pu s’apparenter à un simple effet de mode, à un one hit wonder, à finalement réussi à camper sa vibe atypique, sa touche du Missouri dans le game avec un second opus « Nellyville » riche en tubes variés et ultras efficaces. Le succès de celui-ci était tel qu’il semble depuis avoir perdu pied en se noyant dans la facilité d’inviter n’importe qui, pour tenter de réaliser d’autres titres qui lui feront revivre ses mêmes sensations. Résultat : le double album ou plutôt les deux disques séparés Suit/Sweat sortis courant 2004 ne ressemblaient plus à grand chose, encore moins au style initial du petit rappeur de St. Louis qu’on aimait écouter.

Son retour en cette fin d’année surchargé nous laisse alors voguer dans le flou total. La trackliste n’a rien pour nous rassurer avec son côté cérémonie MTV Awards, la pochette (sans aucun goût artistique) semble être un musclé trompe l’œil, et le titre « coup de poing américain » nous laisse de marbre venant de sa part. Sait-on jamais… voyons plutôt l’opinion de trois forumeurs particuliers qui nous donnent leur avis sur ce « Brass Knuckles »: Lire le reste de cette entrée »





Nas – Untitled (2008)

21 07 2008

Si on sait que le rappeur est déjà rentré dans la légende du Hip Hop depuis 1994, son arrivé récente au sein de l’équipe Def Jam semble l’avoir régénéré, l’avoir poussé plus en profondeur dans le fin fond de ses pensées pour sortir des produits qui frapperont plus que jamais de plein fouet l’industrie du disque, et restera ainsi gravé dans l’histoire. Il y a deux ans, il créait la polémique et s’attirait les foudres de pas mal de ses confrères du Mic en appelant son opus « Hip Hop Is Dead ». Derrière ce titre racoleur et provocateur, il fallait bien sûr se douter, connaissant le bonhomme, qu’une métaphore plus subtile se cachait. L’album était surtout un appel à la prise conscience des gens, au réveil des esprits, à reprendre les choses en main pour éviter un futur déclin tel celui de l’Empire romain. Nas s’est toujours considéré à juste titre comme un disciple de la rue qui s’adresse à la rue, mais il y a des vérités qui ne sont pas vraiment bonnes à dire et qui font siffler les oreilles de certaines autorités. Alors quand ce dernier décide de baptisé « Nigger » (« Nègre ») son nouvel album, il fallait se douter des répercussions et des multiples critiques qui allaient s’en suivre. Ce n’est pourtant pas le premier à l’utiliser dans un titre, on se souvient de « Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z » de 2Pac qui était boudé par les médias malgré l’aspect des initiales ou encore du Niggaz4life dissimulé en « Efil4zaggin » sur la pochette du dernier album des N.W.A. Lire le reste de cette entrée »





Lloyd Banks – Rotten Apple (2006)

13 10 2006

On l’attendait depuis pas mal de temps déjà, mais les retards dûs au label et surtout au fait qu’Internet ait joué un vilain tour à ce cher Mr. Banks, le ‘Rotten Apple’ (G Unit/Interscope/Polydor) n’a donc pu finalement nous être dévoilé qu’en ce mois d’Octobre 2006. Un deuxième album enregistré dans un studio qu’il a récemment lui-même fait installer dans son quartier d’enfance de Southside Jamaica, et qui est selon lui mieux travaillé que le précédent car le ‘Hunger For More’ avait été confectionné en tournée avec ses comparses du G-Unit. Mais en tout cas, la formule ne change pas: on reste dans la même lignée, dans la même tonalité que le précédent avec quelques bangers, quelques morceaux posés, des morceaux sombres, un lot de refrains histoire d’ambiancer et surtout des invités par-ci par-là. Lire le reste de cette entrée »