Pump Ya Fist (1995)

7 02 2008

Pour tout vous dire, voilà une compile Hip-Hop qui m’a bien marquée. On est en 1995 et celle-ci réunit une partie des artistes les plus revendicateurs de cette culture à l’époque. Comme l’indique l’intitulé, les morceaux sont essentiellement inspirés par le mouvement révolutionnaire afro-américain des Black Panthers. Plus qu’un simple partie c’est une organisation qui a marqué l’histoire des États-Unis, qui a changé beaucoup de choses pour la communauté noire, malgré certaines méthodes reprochées par certains, et a donc, comme c’est le cas ici, influencé et bercé les textes de beaucoup d’artistes. KRS-One aime ce genre de rassemblement, on se rappelle qu’il avait déjà heurté les consciences en 89 avec son appel à l’unité baptisé Stop the Violence Movement et notamment grâce à son titre phare ‘Self Destruction’, il remet ça avec ‘Ah Yeah’. Tupac, activiste multifacette a lui été élevé dans une famille étant directement liée au mouvement, on ne se demande donc pas où il a pu trouvé cette force qui a composé les nombreux textes de sa courte, mais abondante carrière. Ne pas voir Chuck D sur ce projet aurait été comme un anniversaire sans gâteau, militant de longue date et tête pensante du bouillant groupe Public Enemy, il vient ici poser l’énorme ‘It’s a Pride’. Lire le reste de cette entrée »





Public Enemy – Remix Of A Nation (2007)

7 12 2007

En Mars 2006 sortait sur le label de Paris (Guerilla Funk Recordings) Rebirth Of A Nation, le dernier album des Public Enemy. Bien qu’un nouvel opus du groupe est de nos jours beaucoup moins attendu, car en sortie indé, et surtout beaucoup moins remarqué qu’à la fin des années 80 / début 90, leur grande époque chez Def Jam, il va de soit que ça n’en reste pas moins toujours un évènement venant de la part d’un des groupes qui a le plus traumatisé la planète Hip Hop. En 2007, ce même Paris décide de ressortir le projet dans une version remixée réintitulée donc Remix Of A Nation , une sorte d’extra, de supplément à consommer sans rechigner vu que c’est que du bonus, et du bon.

Sont réunis toujours la crème des rappeurs révolutionnaires : les californiens Kam, Paris, Conscious Daughters sont de la partie, avec également les Dead Prez et Immortal Technique. Toutes les tracks sont issues de l’album précédent et sont remaniées de manière bien plus virulente avec des beats plus frappant et des couplets inter changés de ci de la. « Can’t Hold Us Back », « Hard Truth Soldiers », « Watch The Door » prouvent que Chuck D et Flavor Flav sont bel et bien en forme et continuent de faire valoir leurs regards critiques sur le gouvernement américain et un tas d’autres sujets sensibles tels que la guerre, le racisme, la violence de la police… En témoigne également l’incroyable et tonitruant Krush Groove Remix de « Hell No, We Ain’t Allright », où ils se font comme souvent porte parole du peuple en fustigeant le drame de la Nouvelle-Orléans et tout ce qui s’en est suivi après l’ouragan Katrina. Disque qui passera encore bien plus inaperçu qu’un de leurs albums, mais qui vaut pourtant vraiment le coup d’oreille, les deux oreilles même.