Maino – If Tomorrow Comes… (2009)

29 06 2009

 

Jermaine Coleman a payé sa dette à la société. Dix lourdes années derrière les barreaux auront raison de sa destiné. Celle-ci se consacre désormais entièrement à la musique et non à l’univers malsain de la drogue qui lui a déjà causé suffisamment de soucis. Le rap comme seul issue, des histoires écrites dans sa tête comme seule échappatoire, c’est ce qu’à trouvé ce résident de Bed-Stuy devenu Maino pour s’évader de l’impitoyable univers carcéral et de ses 23h/24h enfermées entre quatre murs. Dès sa sortie en 2003, il tente de se réinsérer en créant son label Hustle Hard Entertainment. De contact en contact, il finit par rencontrer le célèbre DJ Kay Slay qui évidemment impressionné par son passé et par son ambition de réussir dans le rap ne tarde pas à lui permettre de sortir quelques mixtapes, de se faire un nom petit à petit, et de collaborer avec une autre artiste de BK: Lil’ Kim . Son deal avec Universal pour sortir son solo « Death Before Dishonor » est vite avorté lorsqu’il s’aperçoit du manque d’attention qui lui est accordé par cette major. Ce sera finalement avec Atlantic Records qu’il pourra déployer ses ailes et démarrer une nouvelle vie avec l’enregistrement de son album à l’intitulé qui résume bien l’imprévisible street life, « If Tomorrow Comes… » Lire la suite »





Plies – Da REAList (2008)

7 12 2008

Non, vous n’hallucinez pas, Plies sort bel et bien son deuxième album de l’année 2008 ! Alors que les radios peinent à suivre et balancent encore en boucle le fameux « Bust It Baby » avec Ne-Yo, le rappeur de Miami surfe sur la vague de son succès et nous livre dors et déjà une nouvelle compilation de ses tubes perso avec « Da REAList ». L’étiquette de one hit wonder est vite fixée sur la tête de ces nouveaux venus, mais Plies a sûrement trouvé le remède pour parer les critiques avec cette productivité qui n’est pas sans nous surprendre. Il faut quand même préciser que le public est plutôt friand de son style et de sa voix qui traîne du pied puisque ces deux derniers projets ont été certifiés Gold. C’est donc une motivation supplémentaire pour ce représentant de Slip-n-Side Records qui réussit à réchauffer comme il le faut les amateurs de sons sudistes. Lire la suite »





Fabolous – From Nothin’ To Somethin’ (2007)

25 06 2007

Rappellons quelques faits : En Novembre 2004, Real Talk avait confirmé que Fabolous n’était plus qu’un simple espoir du rap, mais une pointure qui avait franchi un cap en donnant un album solide, composé de morceaux bien street et de bons bangers, le tout travaillé par les plus gros producteurs du moment. Vers le mois de Juillet 2006, on apprend qu’il change de label en toute discrétion, fuyant Atlantic Records pour rejoindre le géant Def Jam. En attente de son premier album sous sa nouvelle casquette, il lâche quelques mixtapes histoire de rassurer son public qui attend une suite aussi bouillante que la précédente. Autre évènement majeur dans sa carrière : en Octobre, une altercation l’amènera à être blessé par balle à la jambe gauche. On se dit alors qu’on est pas passé loin d’un nouvel évènement tragique dans le monde du rap. C’est finalement début Juin, que le hustler de Brooklyn fait son grand retour avec ce nouvel album tant attendu, qu’il intitule From Nothin’ To Somethin’, en rapport forcément à son fabuleux destin. Lire la suite »





Fabolous – Street Dreams (2003)

25 03 2007

Le prodige de Brooklyn nous avait enfin régalé en 2001 avec son premier solo Ghetto Fabolous et ses histoires de quartier croustillantes. Deux ans plus tard, il revient avec un nouveau produit qui décortique toujours son ghetto, mais cette fois-ci d’une autre façon. On laisse de côté la réalité et ses morceaux de bitume pour aller surfer dans les esprits de tout jeunes défavorisés qui ne rêvent que de luxe et de gloire. Des Street Dreams dans lesquelles vit carrément Fabolous à travers ses derniers morceaux, et la pochette en parle d’elle-même. Un concept mal vu et mal accepté aussi bien par la critiques que par les fans de Hip Hop, distingué comme un pur projet commercial. Et ça se comprend. Lire la suite »





Prodigy – H.N.I.C (2000)

7 03 2007

En 2000, les bruits de couloirs étaient finalement pas si absurdes que ça, le sulfureux rappeur des Mobb Deep, Prodigy, allait bel et bien sortir son premier album solo. Bien que lui et son partenaire de rimes Havoc soient en discorde avec Loud Records depuis la longue attente avant la sortie d’un certain Murda Muzik. Malgré cette mésentente, Prodigy trouva tout de même un accord avec le patron Steve Rifkind pour dévoiler sous cette structure H.N.I.C., financé par un accord de taille puisque un million de dollars est prévu pour la consolidation de celui-ci. Pee a désormais ses cartes en main, et va alors pouvoir tout mettre en place pour finaliser à sa guise son projet. Se faire un nom ? Pas vraiment puisque ça il a pu déjà le réaliser avec les quatre albums de Mobb Deep sortis précédemment. Mais Pee veut avant tout se dévoiler plus personnellement, raconter à lui tout seul qui il est, nous parler de son quartier, son enfance, ses problèmes de santé, sa vie. Lire la suite »





Kidz in the Hall – School Was My Hustle (2006)

13 12 2006

On m’a dit un jour que les plus belles rencontres et les amitiés qui durent se font le plus souvent lors de notre passage par le milieu scolaire. Naledge et Double O ne me contrediront sûrement pas, car ils se sont tout deux trouvés alors qu’ils étudiaient dans le même établissement en Pennsylvanie. Le déclic eut lieu lorsque Naledge, qui après avoir quitté son Chicago natal, remporta une compétition avec ses freestyles très remarqués. Des personnes bienveillantes l’ont alors amené à rencontrer le DJ tendance du moment qui anime les plus folles soirées des campus du New-Jersey, à savoir Double O. Une alliance qui fait alors tout de suite mouche lorsqu’ils mettent en fusion leur talent et leur passion du Hip Hop pour devenir le groupe Kidz In The Hall. Installant leur studio dans l’enceinte même de leurs études, les deux comparsent déversent leur énergie sur les quelques petites scènes locales, tout en essayant de se faire remarquer et d’avoir des contacts qui pourraient les aider artistiquement. Après maintes et maintes tocages de porte, le tournant de leur carrière va enfin avoir lieu. Un certain Just Blaze tombe admirateur de leur musique, décidant dès lors de travailler avec eux et surtout leur mettre un sacré coup de projecteur. Début 2006, le fameux label Rawkus (qui tente de refaire surface dans l’océan Hip Hopien) va les contacter, puis les signer. Lire la suite »





The Game – Doctor’s Advocate (2006)

13 11 2006

Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath. Lire la suite »