Ghostface Killah – Ghostdini: Wizard of Poetry in Emerald City (2009)

25 09 2009

 Tout le long de sa carrière on sentait que les collaborations ou remix R&B/Soul faites par le charmeur du Wu Ghostface Killah le titillaient de plus en plus. Le remix d’ « Again » de Faith Evan, « Never Be The Same Again » avec Carl Thomas, « Back Like That » avec Ne-Yo, « Love » avec Musiq, sa version de « You Know I’m Good » d’Amy Winehouse, celle d' »Irreplaceable » de Beyonce ou encore le célèbre « All That I Got Is You » avec Mary J. Blige pour ne citer que ceux la. Mais attention! Comme on peut le voir il ne fonce pas tête baissé, il sélectionne comme un oenologue le cru qui lui chatouille le palet. Ajouter à cela le fait que les femmes ont toujours eu une place importante dans ses textes, plus ces samples de Soul 60’s/70’s qui sont constamment liés à sa voix et vous obtenez un projet entièrement dédié à cette rythmique sensuelle. « Ghostdini The Wizard of Poetry in Emerald City » est un album osé, mais franchement qui d’autre que GFK pouvait se le permettre. Bizarrement c’est sa verve virulente qui se conjugue à merveille avec ce style et qui rend magique ses interventions. Même deux grands comme Jay-Z et R. Kelly ont totalement raté ce pari par le passé. Lire le reste de cette entrée »





Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire le reste de cette entrée »





Rick Ross – Deeper Than Rap (2009)

7 04 2009

Promis à un avenir éphémère comme tout bon one hit wonder, Rick Ross a en fin de compte été promu à l’étape supérieure du rap game: celle qui le libère du lourd poids des préjugés, des critiques et lui permet de continuer sa carrière comme bon lui semble en satisfaisant les attentes de ses admirateurs. Déjà le troisième chapitre pour notre rappeur à la cellulite adipeuse, une préparation et un enregistrement chahuté et marqué par une année plus que mouvementée pour l’autoproclamé Boss de Miami. Pour cela, il faut revenir à l’été dernier où des photos montrant un certain William Roberts (son vrai nom) en tenue de gardien de prison tournent sur le net. Une preuve qui brise sa réputation déjà très friable et ses dires, lui qui ne cesse de parler de drogue et autres trafics qu’il a commis dans sa vie. Après avoir longtemps nié, il a enfin reconnu son passé de maton, se justifiant à la troisième personne par un « Rick Ross a fait tout ça pour avoir de l’argent. J’ai tout fait, sauf trahir des potes, mettre des potes derrière les barreaux, et c’était ça qui était important pour moi. » A vrai dire, peu importe ce qu’il a été étant jeune, même si ça décrédibilise un tant soit peu sa musique, cela ne la rend pas plus mauvaise. Lire le reste de cette entrée »





Cassidy – B.A.R.S. The Barry Adrian Reese Story (2007)

19 01 2008

Depuis I’m A Hustla, son dernier album datant de 2005, le rappeur de Philadelphie n’a pas cessé uniquement de faire parler de lui au travers ses frasques judiciaires, ou encore ses problèmes plus personnels. Il est déjà loin le temps où Cassidy gonflait sa réputation et n’était connu que pour ses mixtapes et freestyles lors de battles. Toujours sur le label de son ‘parrain’ Swizz Beatz, Full Surface/J Records/Ruff Ryders, il a tout de même surmonté les épreuves de la vie et nous les confie enfin sur ce troisième album bonnement intitulé B.A.R.S. (The Barry Adrian Reese Story). Comme à son habitude l’album est un mélange de tout genre: de textes personnels, de tubes, et de titres plus durs pour nous rappeler son statut de « hustla » qu’il affectionne tant. Un tout très hétérogène, mais comparé à ce qu’il a pu faire précédemment, l’ensemble de ce dernier paraît bien plus carré, mieux maîtrisé et plus consistant en qualité. Lire le reste de cette entrée »