Slaughterhouse – Slaughterhouse (2009)

13 09 2009

  Ils n’auront pas perdu de temps. Un an a peine après l’officialisation, le combo Slaughterhouse révèle déjà son premier album. Mais qui se cache derrière ce blaze carnassier? Pas moins que Joe Budden, Crooked I, Joell Ortiz et Royce Da 5’9 ». Que des rappeurs qui était promis a un bel avenir et qui par différents obstacles se sont contentés d’une carrière en demi teinte, voir bien pâle en ce qui concerne le pauvre Crooked I. Des rookies tous anciennement couvés sous l’aile de grand label (Death Row/Murder Inc., Def Jam, Aftermath, Tommy Boy) qui réunissent à présent leur force pour mieux exploser en indépendant. Connaissant les caractéristiques de ces charcutiers de la rime on était en droit de s’attendre à un projet sanglant. On verra par la suite que l’album est bon, mais qu’il semble avoir néanmoins été bouclé un peu trop dans la précipitation. Lire le reste de cette entrée »





Joe Budden – Padded Room (2009)

28 03 2009

Les relations qu’entretiennent Joe Budden et la musique sont sans nul doute les plus intenses qu’on connaisse dans le milieu du Hip Hop. La majorité des artistes ne peuvent guère s’en passer pour une question de passion ou de rémunération pour d’autres, mais pour Budden, c’est juste une question de survie. Une transcription écrite de son mal-être, posée sur beats, qui chasse ses démons et lui donne encore la force de regarder à l’horizon. Si ce dernier a réussi à décrocher de la drogue, c’est grâce à elle, si sa notoriété et son nom sont reconnus aujourd’hui, c’est encore grâce à elle. Ce rappeur à l’esprit torturé (cf la pochette de l’album où on le voit dans sa camisole à la Hannibal Lecter) a donc tout le temps besoin d’exposer sur feuille de papier la noirceur de ses pensées et de nous les faire partager. Une nécessité qu’il enregistre désormais en indépendant (Amalgalm Digital) depuis que le label Def Jam l’a renié et l’a laissé au placard, malgré le disque d’or et les tubes fournis (« Pump It Up », « Fire »). Peu importe si les ventes ne seront pour lui plus aussi conséquentes, peu importe si le buzz n’est plus pareil, sa série de mixtape « Mood Muzik » et ses streets album dont « Halfway House », qui sont d’ailleurs d’aussi bonne qualité qu’un solo, lui permettent de faire entendre sa plume à qui veut bien l’écouter. Un retour gagnant qu’il concrétise ici avec ce « Padded Room » qu’on attendait depuis 6 ans maintenant. Lire le reste de cette entrée »





Fabolous – From Nothin’ To Somethin’ (2007)

25 06 2007

Rappellons quelques faits : En Novembre 2004, Real Talk avait confirmé que Fabolous n’était plus qu’un simple espoir du rap, mais une pointure qui avait franchi un cap en donnant un album solide, composé de morceaux bien street et de bons bangers, le tout travaillé par les plus gros producteurs du moment. Vers le mois de Juillet 2006, on apprend qu’il change de label en toute discrétion, fuyant Atlantic Records pour rejoindre le géant Def Jam. En attente de son premier album sous sa nouvelle casquette, il lâche quelques mixtapes histoire de rassurer son public qui attend une suite aussi bouillante que la précédente. Autre évènement majeur dans sa carrière : en Octobre, une altercation l’amènera à être blessé par balle à la jambe gauche. On se dit alors qu’on est pas passé loin d’un nouvel évènement tragique dans le monde du rap. C’est finalement début Juin, que le hustler de Brooklyn fait son grand retour avec ce nouvel album tant attendu, qu’il intitule From Nothin’ To Somethin’, en rapport forcément à son fabuleux destin. Lire le reste de cette entrée »