Gucci Mane – The State Vs Radric Davis (2009)

26 12 2009

On aime, on déteste,

Gucci Gucci Maaaaaaaane est un artiste qui ne laisse pas indifférent. Capable du pire comme du meilleur, c’est de derrière les barreaux que l’entertainer d’Atlanta nous dévoile ce deuxième album. Extrêmement attendu au tournant par ceux qui suivent ce hénomène,The State vs.Radric Davis » (Warner Bros/Asylum/So Icey Ent.) est l’album de la révélation. De son premier album catastrophique (« Back to the Trap House ») il en a tiré des leçons pour mieux s’appliquer sur celui-ci. Tout d’abord il a mis le paquet sur l’équipe de producteurs qui l’entoure: Scott Storch, Bangladesh, J.U.S.T.I.C.E League, Jazze Pha, Drumma Boy, Mannie Fresh, Polow Da Don,… Des machines à tubes lourds et carrés qui vont déjà lui permettre d’avoir une base solide pour faire monter autour de lui un buzz considérable. La pochette et le titre sont également deux points important qu’il a arrangé et qui donnent envie au public de découvrir l’artiste. La ou les premiers donnaient l’impression d’une simple mixtape dirty south, celle-ci nous donne le ton sur son vécu et ce qui peut se tramer dans sa tête. En taule ou pas, l’univers carcéral qui lui colle à la peau depuis 2005 n’aura pas raison de sa volonté à faire bouger les foules avec son style déjanté. Lire la suite »





Ghostface Killah – Ghostdini: Wizard of Poetry in Emerald City (2009)

25 09 2009

 Tout le long de sa carrière on sentait que les collaborations ou remix R&B/Soul faites par le charmeur du Wu Ghostface Killah le titillaient de plus en plus. Le remix d’ « Again » de Faith Evan, « Never Be The Same Again » avec Carl Thomas, « Back Like That » avec Ne-Yo, « Love » avec Musiq, sa version de « You Know I’m Good » d’Amy Winehouse, celle d' »Irreplaceable » de Beyonce ou encore le célèbre « All That I Got Is You » avec Mary J. Blige pour ne citer que ceux la. Mais attention! Comme on peut le voir il ne fonce pas tête baissé, il sélectionne comme un oenologue le cru qui lui chatouille le palet. Ajouter à cela le fait que les femmes ont toujours eu une place importante dans ses textes, plus ces samples de Soul 60’s/70’s qui sont constamment liés à sa voix et vous obtenez un projet entièrement dédié à cette rythmique sensuelle. « Ghostdini The Wizard of Poetry in Emerald City » est un album osé, mais franchement qui d’autre que GFK pouvait se le permettre. Bizarrement c’est sa verve virulente qui se conjugue à merveille avec ce style et qui rend magique ses interventions. Même deux grands comme Jay-Z et R. Kelly ont totalement raté ce pari par le passé. Lire la suite »





Fabolous – Loso’s Way (2009)

25 07 2009

 

Désillusion du public, échec commercial, on ne peut pas dire que Fabolous soit rentré du bon pied chez Def Jam avec « From Nothin’ To Something ». « Make Me Better » avait beau séduire avec la production de Timbaland et la particpation de Ne-Yo, il n’y avait bien que ça pour satisfaire les attentes. L’ancien rookie new-yorkais devenu une valeur confirmé a connu ici ses premiers déboires et comptait bien les faire oublier en retravaillant rapidement sur un nouveau solo. Plus pointilleux dans ses choix de collaborations, plus précis artistiquement, mieux cadré, on apprend aussi rapidement qu’il va faire comme Jay-Z avec American Gangster en s’inspirant d’un film comme ligne scénaristique du disque. En l’occurrence Carlito’s Way (L’Impasse pour nous français) avec Al Pacino qu’il transforme ainsi en « Loso’s Way ». Un projet qui donne, à ceux qui l’on vu, forcément des espérance sur son contenu. On le voit déjà bien rempli de tracks sombres et street. Bref un Fabolous qui tente tant bien que mal avec ce 5ème solo de sortir la tête de l’eau et de renouer avec les bonnes critiques en essayant de faire quelque chose de mieux. Lire la suite »





Maino – If Tomorrow Comes… (2009)

29 06 2009

 

Jermaine Coleman a payé sa dette à la société. Dix lourdes années derrière les barreaux auront raison de sa destiné. Celle-ci se consacre désormais entièrement à la musique et non à l’univers malsain de la drogue qui lui a déjà causé suffisamment de soucis. Le rap comme seul issue, des histoires écrites dans sa tête comme seule échappatoire, c’est ce qu’à trouvé ce résident de Bed-Stuy devenu Maino pour s’évader de l’impitoyable univers carcéral et de ses 23h/24h enfermées entre quatre murs. Dès sa sortie en 2003, il tente de se réinsérer en créant son label Hustle Hard Entertainment. De contact en contact, il finit par rencontrer le célèbre DJ Kay Slay qui évidemment impressionné par son passé et par son ambition de réussir dans le rap ne tarde pas à lui permettre de sortir quelques mixtapes, de se faire un nom petit à petit, et de collaborer avec une autre artiste de BK: Lil’ Kim . Son deal avec Universal pour sortir son solo « Death Before Dishonor » est vite avorté lorsqu’il s’aperçoit du manque d’attention qui lui est accordé par cette major. Ce sera finalement avec Atlantic Records qu’il pourra déployer ses ailes et démarrer une nouvelle vie avec l’enregistrement de son album à l’intitulé qui résume bien l’imprévisible street life, « If Tomorrow Comes… » Lire la suite »





Rick Ross – Deeper Than Rap (2009)

7 04 2009

Promis à un avenir éphémère comme tout bon one hit wonder, Rick Ross a en fin de compte été promu à l’étape supérieure du rap game: celle qui le libère du lourd poids des préjugés, des critiques et lui permet de continuer sa carrière comme bon lui semble en satisfaisant les attentes de ses admirateurs. Déjà le troisième chapitre pour notre rappeur à la cellulite adipeuse, une préparation et un enregistrement chahuté et marqué par une année plus que mouvementée pour l’autoproclamé Boss de Miami. Pour cela, il faut revenir à l’été dernier où des photos montrant un certain William Roberts (son vrai nom) en tenue de gardien de prison tournent sur le net. Une preuve qui brise sa réputation déjà très friable et ses dires, lui qui ne cesse de parler de drogue et autres trafics qu’il a commis dans sa vie. Après avoir longtemps nié, il a enfin reconnu son passé de maton, se justifiant à la troisième personne par un « Rick Ross a fait tout ça pour avoir de l’argent. J’ai tout fait, sauf trahir des potes, mettre des potes derrière les barreaux, et c’était ça qui était important pour moi. » A vrai dire, peu importe ce qu’il a été étant jeune, même si ça décrédibilise un tant soit peu sa musique, cela ne la rend pas plus mauvaise. Lire la suite »





Ace Hood – Gutta (2008)

15 11 2008

 Il n’y a pas plus explicite: Le blason We The Best Music d’un côté, de l’autre celui de Def Jam Recordings, le tout est relié par un bon paquet de fric accompagnant le produit qui a fait fructifier cette collaboration. Ça sent le business à plein nez! Derrière le jeune rookie sudiste Ace Hood on n’est pas étonné de retrouver le manager/Dj/entrepreneur/producteur? le plus gueulard du Hip Hop game, le palestinien le plus bling bling de Miami, j’ai nommé DJ Khaled. Premier poulain de l’écurie, Ace Hood débarque lui aussi de Floride et comme son mentor et beaucoup de nouvelles têtes à venir s’aventurer dans le milieu, il est principalement la pour faire son biz; faire trembler les rétros avec les boomers, bouger les culs et faire voler les dollars sans prise de tête avec une panoplie de titre bangers ([i] »Get’ Em Up »[/i]. Lire la suite »





2 Pistols – Death Before Dishonor (2008)

15 06 2008

 

« Et pourquoi pas moi? » Il est évident qu’avec ces dernières années, bien que l’industrie soit apparemment ‘en crise’, les États-unis ont prouvé qu’ils pouvaient toujours faire des miracles. Le rêve américain, la gloire du jour au lendemain, beaucoup veulent y goutter mais une poignée seulement la tèteront. Et pour combien de temps? Ça peu importe, la seul question que se posent ces jeunes rêveurs c’est « pourquoi pas moi? ». En voyant la réussite des Soulja Boys, Flo Rida, Mims et compagnie il y a de quoi avoir la volonté d’essayer quelque chose pour avoir son album distribué dans tout le pays. Lire la suite »