50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





Method Man & Redman – Blackout! 2 (2009)

30 04 2009

 

Il n’y a pas qu’en chimie où l’on décèle des réactions explosives. Dans le monde du Hip Hop l’association de deux éléments peut aussi rapidement devenir dévastateur. L’équation la plus connu résulte d’une partie du Def Squad en contact avec un membre du Wu-Tang. Un peu de Red, un peu de Meth et la catastrophe d’un Blackout! est assuré. Tout le monde garde encore quelques séquelles de leur premier union il y a 10 ans de cela, notamment provoqué par un « Da Rockwilder » d’anthologie qui ne cesse de rendre fou le public lorsqu’il le joue en live. Leur carrière solo respective, les changements évidents du mouvement Hip Hop n’ont nullement effrité la complicité des ces deux électrons libres qui gardent leur excitation et leu inspiration initiale. Pour le prouver, les frères pétards nous laisser tirer sur leur nouveau joint fraîchement roulé. Rendez-vous pris dans une cave obscure le 19 Mai 2009; deux ans d’enregistrement, toujours sur Def Jam, une équipe de producteurs toujours irréprochables, la suite attendu de l’album mythique est désormais disponible. B.O! 2, bitch, we bring the drama. Lire le reste de cette entrée »




Capone-N-Noreaga – Channel 10 (2009)

19 04 2009

Motivé pour remettre le Hip Hop dans le droit chemin, en manque de billets verts, incapacité à tenir une carrière en solo, les raisons sont simples et souvent liées pour accompagner cette tendance qui veut le grand retour des anciens. Ces derniers mois ont été propices à des réunions qu’on n’espérait même plus réalisables, que ce soit dans le rap français ou celui des States. On a ainsi vu ressurgir après 9 ans de latence, le temps de refaire leur business, le duo Parish Smith et Erick Sermon. Presque une décennie, c’est aussi la période qu’il aura fallu pour recoller les morceaux entre Capone et Noreaga et les revoir ensemble pour reformer le sulfureux combo du Queens, connu sous les initiales de C-N-N. Le chemin aura été long et laborieux, mais entre les faux bonds de Roc-A-Fella/Def Jam et la perdition de N.O.R.E. dans le Reggæton, plus le long séjour en prison et les faibles succès connus par les mixtapes/street albums de Capone, il n’y avait plus qu’une solution pour qu’ils retrouvent leur interactivité d’antan et le chemin des ventes. Pour ne pas galérer plus longtemps, ils combinent désormais en indépendant via Thugged Out Militainment et Fontana Music. C’est sous cette petite structure que voit le jour « Channel 10 » (tiré d’une track de « The War Report »), nouveau chapitre dans la carrière de ces deux rappeurs aux voix si charismatiques. Lire le reste de cette entrée »





Havoc – Hidden Files (2009)

26 03 2009

Le nom d’Havoc résonne dans toutes les têtes comme la moitié de Mobb Deep ou encore comme le producteur qui a apporté une touche sombrement glaciale au Hip Hop via ses boucles de piano. En bref, il fait partie de ces artistes qui n’ont plus rien à prouver, avec une réputation déjà bien fondée. Oui mais voilà, en étant si sûr de soi avec un tel passé et en continuant son chemin comme si de rien n’était, certains en oublieraient presque ce qu’il pourrait surtout y perdre… Une désillusion, un manque d’engouement qui s’est malheureusement confirmé avec Havoc lors de son premier solo « The Kush ». Trop synthétique, peu inspiré, la déception fut aussi grande (voire plus) que l’attente suscitée par ce dernier malgré une ou deux pistes potables. Deux ans plus tard et dans une campagne de promo quasi nulle d’E1 Music (Koch Records), la figure du Queens tente discrètement de reconquérir la critique avec un second opus solo, « Hidden Files », qu’il produit bien sûr entièrement. Lire le reste de cette entrée »





EPMD – We Mean Business (2008)

23 01 2009

Les dollars vont pâlir… Les précurseurs du Business dans le Hip Hop nous font leur deuxième gros come-back de leur carrière avec au bout un septième et très attendu nouveau projet. Cela faisait déjà presque dix ans que le silence radio régnait entre les deux rappeurs, privilégiant leur chemin en solitaire, mais après une réunion convaincante en 2006 lors du festival Rock The Bell à New-York, l’alchimie et la ferveur du public étaient telles qu’ils se devaient de retravailler ensemble. EPMD est toute une institution dans l’histoire du Hip Hop ; les travaux d’Erick Sermon et de son scrupuleux acolyte Parrish Smith, alias PM, principalement à base Dde lourds samples funky et Rock, ont apporté et laissé de grosses séquelles dans la tête d’une génération qui était jusqu’alors élevée sur des supports beaucoup moins traumatisant. Le Hip Hop moderne s’est donc construit avec eux. Les années se sont écoulées, si le Green Eyed Bandit a néanmoins consolidé son avenir avec son crédit de producteur et une carrière solo efficace, on ne peut pas en dire autant de PMD qui n’a jamais su rehausser la barre de ses débuts pour peu à peu s’effacer. Avec ce disque, l’objectif et l’ambition des deux natifs de Long Island restent inchangés (quid de leur complicité au micro?). « We Mean Business », dernier chapitre de la saga EPMD ? Lire le reste de cette entrée »





Termanology – Politics As Usual (2008)

5 09 2008

En provenance du Massachusetts, le rappeur Termanology, avec tous les petits projets et mixtapes de bonnes factures lâchées à droite et à gauche, faisait déjà figure de leader of the new school selon The Source et bon nombres d’auditeurs. Là où on peinait à voir venir le concret des Saigon, Papoose et compagnie, Termanology lui préférait croquer la big apple avec un premier album solo bien réel. La faute de ce remue ménage, une production magique que lui sert DJ Premier et qui lui permet d’exploiter sa fraîcheur lyricale sur « Watch How It Go Down » (qu’on retrouve sur cette trackliste finale). Un préambule qui va vite attirer les regards des gens dès lors qu’on sait que la moitié de GangStarr a travaillé et s’intéresse à lui. Pour lui c’est simple, ayant grandi avec la scène californienne, mais aussi le son brut de New York dans les oreilles, il voudrait forcément reproduire cette alchimie et travailler avec des beatmakers légendaires pour son album, peu importe le prix à payer. La fait d’être un proche de Krumbsnatcha lui a déjà permis d’approcher DJ Premier, la suite des contacts devraient faire effet boule de neige. Et a en lire sur le papier la trackliste finale, le résultat semble être à la hauteur de ses attentes, une sorte de « Illmatic » (Nas) ou de « Criminal » (Scientifik) version 2008, tant les invités sont prestigieux. Reste plus qu’à écouter et à juger cette impressionnante formation sur ces 13 pistes. Lire le reste de cette entrée »





Prodigy – H.N.I.C Pt.2 (2008)

7 05 2008

Pour beaucoup l’inquiétude et le défaitisme semblaient être de vigueur au sujet de l’avenir rapologique de Prodigy; ses problèmes de santé, sa signature chez G-Unit Records, sa récente condamnation à purger 3 ans derrière les barreaux, ses multiples faits divers et propos polémiques ont été le point d’orgue de cette mise à mort de l’artiste alors même qu’il n’était pas rentré dans l’arène. C’est clair l’époque Infamous des Mobb Deep n’est plus ce qu’elle était, mais au travers de sa mixtape officielle Return of The Mac, combinée au travail de l’unique producteur Alchemist, Prodigy a démontré qu’il continuait de marché sur les traces d’un rap gangstérisé insalubre. Tout ceci n’était, selon l’intéressé, qu’un léger échauffement avant de succomber aux pistes carboniques de cette fameuse et tant attendu suite au classique qu’est H.N.I.C. Tombé pour possession d’armes, il était clair qu’après s’être écarté momentanément et sans discorde avec l’unité des gorilles Pee aurait dû mal à continuer de flirter avec une major, c’est donc sous le petit et indépendant label Voxonic Records qu’ H.N.I.C. Pt. 2 voit le jour. Lire le reste de cette entrée »





Mic Geronimo – Vendetta (1997)

30 11 2007

Revenant fort de son premier opus « The Natural » sorti deux ans auparavant, Mic Geronimo a une réputation bien fondée et va de nouveau aiguiser sa hache pour scalper tous ceux qui se mettraient au travers de son chemin. On est en 1997 et celui qui vient du Queens est sur le point de relancer une offensive en faisant justice lui même avec cette « Vendetta ». Cet album confirme tout le bon potentiel et le talent qu’il possède et dont Irv Gotti, le boss du Murder Inc., avait déniché et décidé de lancer sa carrière. C’est d’ailleurs le premier artiste qu’il exploitera pour ensuite devenir au fur et à mesure l’un des piliers du Hip Hop US que l’on connait actuellement, notamment en travaillant en 96, donc un an avant ce disque sur le premier album de Jay-Z (« Reasonnable Doubt »). Lire le reste de cette entrée »





Infamous Mobb – Reality Rap (2007)

28 11 2007

Ayyyyye! What Up Son! Tu l’as voulu, tu l’as eu, non pas un grand coup dans ton cul, mais une décharge auditive en provenance du trio le plus sombre du Queensbridge. Ty Nitty, Twin Gambino et GodFather Part III, plus connus sous les Infamous MOBB, nous auront donc bien fait patienter avant de sortir Reality Rap (IM3/Sure Shot Recordings). Trois années de longue attente qui au final auront valu le coup vu le résultat de cette troisième balle. Du côté de la 41st Side, les tranchées semblent toujours aussi saignantes et le climat ombragé par la violence et les histoires de drogues. Depuis Special Edition, ils sont restés fidèles à leur ligne de mire, rien ne semble avoir changé, pour le plus grand bonheur des fans, et ils nous transposent comme à chacun de leurs albums dans leur univers sous pression. Pas besoin de vous retracer le parcours de ces soldats de la rue, je vous laisserais l’opportunité de lire les précédentes chroniques pour cela, mais on peut d’ores et déjà annoncer qu’à la suite de cet troisiième opus, le groupe a décidé de s’arrêter là et que chacun des protagonistes suivront désormais leur carrière en solo. Triste nouvelle, mais que les admirateurs se rassurent, il n’y a guère de mésentente entre les membres et donc à l’avenir on ne sera pas à l’abri de les retrouver de nouveau réunis sur différents projets. Lire le reste de cette entrée »





Prodigy – Return Of The Mac (2007)

7 03 2007

Et de sept ! Un chiffre qui porte bonheur, pour d’autres ça porte malheur. En tout cas le 7 est depuis longtemps un chiffre sacré. Blanche Neige avait ses 7 nains, il y a les 7 péchés capitaux, les 7 jours de la semaine, les 7 merveilles du monde, 7 albums de Mobb Deep et il y aura désormais les 7 ans qui séparent HNIC du grand retour en solo de Prodigy. Mais avant de nous délivrer un album digne du premier du nom, il se fait la main sur cette mixtape/street-album au côté du producteur The Alchemist qui produit le tout. Return Of The Mac, on est bien d’accord qu’on ne parle pas ici de dompteur de trottoir mais bel et bien de la gachette. Et bien que l’intro, samplant entre autres Mark Morrison, fasse douter, l’étonnant « Mac 10 Handle » met les choses au clair. Reprenant un sample qu’avait déjà adapté les Geto Boys, DMX et Jadakiss, Pee fait sa fiction du gangster solitaire, seul dans sa chambre d’hôtel avec son flingue dans la paume de la main, complètement paranoïaque et shooté. Lire le reste de cette entrée »