La Coka Nostra – A Brand You Can Trust (2009)

19 07 2009

 

Trois ans de latence auront été nécessaire après l’annonce, pour que l’obscure super groupe du Hip Hop commence sa propagande discographique. La Coka Nostra (LCN) est une pieuvre dont les idéologies se trouvent dans le cerveau de 5 activistes majeurs. Une réunion de la famille américano irlandaise House of Pain et Slaine, connectée avec le blanc bec juif politiquement incorrecte de Brooklyn, Ill Bill. Cinq piliers qui ont tous ramené avec eux dans le collectif leurs bras droits et leur entourage proche. Lorsque le rassemblement studio de toutes ces têtes a enfin pu se faire, le résultat donne « A Brand You Can Trust », un mouvement, une révolution invisible qui émerge des rues crades de New-York. Lire le reste de cette entrée »





Ill Bill – The Hour Of Reprisal (2008)

27 09 2008

Transféré de Psycho-Logical à Uncle Howie Records, ce kid de Brooklyn reste donc en famille pour nous révéler ce second album annoncé depuis pas mal de temps maintenant. Fidèle à lui-même, il découpe la société et la vie avec brutalité, pas de place aux sentiments. Vous voyez cette scène culte où Rocky s’entraîne sur des carcasses de viande dans une salle frigorifique ? C’est un peu l’impression qu’on a lorsque Ill Bill s’exprime derrière le micro. Poings serrés, il raconte son histoire, sa réussite improbable au travers de titre percutant comme « This Is Who I Am » rythmé par le clavier de DJ Muggs. Si on avait déjà l’impression qu’Ill Bill révélait beaucoup de choses à propos de son environnement malsain, ici, tout semble plus profond, plus obscur, encore plus introspectif, une crackhouse en guise de berceau, à en croire les terrifiantes révélations de « My Uncle » (parlant surtout de son désormais célèbre Uncle Howie). « What Wrong With Bill » vous mettait la pression ? Celui-ci vous plongera dans un climat de terreur, d’inquiétude comme on en a peu vu auparavant. Un Hip Hop hardcore au paysage chaotique, c’est la spécialité de cette grande famille de rappeurs, majoritairement blancs, unis au sein des Non Phixion, Jedi Mind Tricks ou encore plus récemment en la prometteuse formation Coka Nostra. On retrouve d’ailleurs une grosse partie de ces protagonistes qui viennent l’épauler dans ses frasques diaboliques. Lire le reste de cette entrée »





Snoop Dogg – Ego Trippin’ (2008)

12 03 2008

Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer (même dans nos contrées du Val II Marne). Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique, il avait d’ailleurs scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece en 2004. Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse carrément à l’opposé d’un Tha Blue Carpet Treatment featuring la côte ouest au complet plus des grands noms rap/r&b en tout genre, artistes et producteurs confondus. À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu : Quatre artistes se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik…QDT ? l’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément un trio formé de Snoop, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik et Teddy Riley, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit Dangerous de Michael Jackson.

Après écoute des 21 pistes, aussi différentes les unes que les autres, il fallait une analyse complète et précise de cette œuvre surprenante point de vue créatif. Pour cela, le westcoastler Bobby Milk et moi-même, défenseur d’un Hip Hop progressif, allons confronter nos avis titre par titre à travers nos descriptions. Lire le reste de cette entrée »