50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire la suite »





More Than A Game (Soundtrack) (2009)

18 09 2009

 

Sport incontestablement le plus lié au Hip Hop le Basket-ball est, et ce n’est pas une nouveauté, une véritable institution aux États-Unis. Beaucoup de rappeurs ont été tenté par une carrière professionnelle: Master P, Snoop Dogg,etc… A l’inverse beaucoup de basketteurs ont tenté leur chance au micro comme Ron Artest soutenu par ses potes de QB, Allen Iverson ou bien encore le mythique Shaq qui a délivré plus d’un album du genre dans les 90’s. De nombreuses lyrics font référence à ces maestros de la balle Spalding. Chaque club universitaire se bat pour trouver la perle rare qui fera par la suite crisser les parquets des gros clubs de la NBA. On a tous en tête des noms comme Pippen, des Magic Johnson, des Barkley, des Robinson, des Olajuwon ou encore des icônes comme Jordan qui nous ont fait briller toute notre jeunesse et nous ont apporté du pur bonheur avec leur style de jeu unique et leurs mimiques respectifs. Saison 2008/2009, retour à notre époque, les Lakers ont remporté les Play-Off au détriment des Magic d’Orlando. Dwight Howard et notre frenchie Mickaël Piétrus n’ont rien pu faire pour éradiquer la tornade KB24. Mais la soundtrack « More Than A Game » embellie le documentaire consacré au M.V.P. de l’année. Une masse de bientôt 25 ans débarqué de l’Ohio et qui fait le bonheur de Cleveland. Tout le monde l’aura compris on parle ici de LeBron James, déjà une légende… Lire la suite »





Eminem – Relapse (2009)

23 05 2009

 Et dire qu’il aurait pu connaître le même destin qu’Heath Ledger… Le Monde fait la manche avec cette crise qui la touche, Obama est le premier président noir des États-unis d’Amériques, Nicolas Sarkozy veut des portiques de sécurités dans les écoles, la Corée du Nord joue les physiciens, les enfants tuent leurs parents pour leur avoir interdit de jouer aux jeux vidéos, la neige tombe au Sahara, pas besoin d’un dessin pour dire qu’il y a des choses qui changent et des choses qui ne tournent pas rond dans l’atmosphère en ce moment. C’était la période propice pour qu’un trouble fête bien connu refasse instinctivement surface dans le rayon des bacs en surmontant son mal être personnel. Car si Eminem se secouait les bourses pendant tout ce temps ce n’était pas pour exciter les actions de WallStreet. Plonger dans une addiction poussée aux somnifères notre rappeur blond préféré avait commencé par annulé sa tournée européenne d’Anger Management Tour (dommage on avait déjà les places pour le Stade de France…), puis a continué sa descente aux enfers en apprenant le décès tragique de son meilleur ami Proof (des D12), sans oublier son remariage raté avec la mère de sa fille. Un cocktail de souffrance et de dur moments qui l’ont fortement fragilisé et dirigé dans une profonde fatigue. La rumeur d’une fin de carrière ne s’est alors pas faite tardé sur Internet, surtout que dans l’outro de « Encore » le protagoniste laissait pensé à un suicide. Rapidement démenti, cette mort artistique n’est juste que passagère et est vite mis de côté lorsqu’il re participe à quelques projets et conçoit le street album « The Re-Up » dans le but de mettre un peu plus de lumière sur les autres rappeurs de l’écurie Shady Records. Après plus de 5 années éloigné des studios, Marshall Mathers nous fait une rechute (« Relapse »)! Son alter ego Slim Shady en est ravi… Mais que tous les Stan se rassurent, il a su resté lui même et est de nouveau suivis par l’un des meilleurs spécialistes du genre, son docteur assigné, le Dr. Dre (et ses assistants) qui se serre de ce programme pour pouvoir enfin conclure sa propre thèse sur la désintoxication… Lire la suite »





Eminem presents The Re-Up (2007)

13 01 2007

On annonçait en 2005 un peu partout cette rumeur qui voulait qu’Eminem prenne prématurément sa retraite de rappeur pour uniquement rester confiné dans ses studios et se consacrer à la production. Cette hypothèse semblait fort probable après avoir annulé son passage par le Stade de France lors du Anger Management Tour 3 pour cause de dépendance aux somnifères, ainsi que la sortie d’un best of intitulé Curtain Call (compilant l’ensemble de ses tubes des albums antérieurs ajoutés de trois inédits). Lui qui avait focalisé et fait l’attraction de tous les médias pendant de longues années semblait tout d’un coup atteint d’une grosse fatigue. Il faut dire qu’il y a de quoi avoir le tourni surtout lorsque ces derniers temps la presse parle plus de votre relation conjugale que de vos projets. Et pour finir, le meurtre récent de son co-équipier des D12 et surtout meilleur ami Proof semblait perçu comme le coup de machette dans le dos qui l’achèverait. Lire la suite »





Lloyd Banks – Rotten Apple (2006)

13 10 2006

On l’attendait depuis pas mal de temps déjà, mais les retards dûs au label et surtout au fait qu’Internet ait joué un vilain tour à ce cher Mr. Banks, le ‘Rotten Apple’ (G Unit/Interscope/Polydor) n’a donc pu finalement nous être dévoilé qu’en ce mois d’Octobre 2006. Un deuxième album enregistré dans un studio qu’il a récemment lui-même fait installer dans son quartier d’enfance de Southside Jamaica, et qui est selon lui mieux travaillé que le précédent car le ‘Hunger For More’ avait été confectionné en tournée avec ses comparses du G-Unit. Mais en tout cas, la formule ne change pas: on reste dans la même lignée, dans la même tonalité que le précédent avec quelques bangers, quelques morceaux posés, des morceaux sombres, un lot de refrains histoire d’ambiancer et surtout des invités par-ci par-là. Lire la suite »





Notorious B.I.G. – Duets: The Final Chapter (2005)

11 01 2006

Après maintes et maintes annonces par Bad Boy Records, ‘Duets – The Last Chapter’ (Bad Boy Records/Warner) le dernier chapitre discographique officiel du défunt king de Brooklyn : j’ai nommé Notorious B.I.G. Comme pour 2Pac, l’autre figure emblèmatique du Hip Hop US, tous les acapellas non-utilisés du vivant de l’artiste sont exploités et complétés vocalement par d’autres figures de la musique pour en faire un disque comme celui-ci. Enfin comme Biggie avait déjà eu le droit à un album posthume en 1999 du nom de ‘Born Again’ (où la majorité de ces enregistrements ont été utilisés), ici il s’agit donc plus d’un album remixant tous les anciens couplets sur d’autres productions. Bien évidemment, on ne peut pas considérer cela comme un véritable album puisque la patte artistique du MC n’a pas son mot à dire. Mais bon tout ceci est dans le but de faire revivre la légende… et pour sur se faire des pépètes. ‘Duets’ regroupe donc non pas comme son nom l’indique que des duos mais plutôt toutes une orgie d’artistes plus ou moins utiles donnant des combinaisons parfois surprenantes. Lire la suite »





Hush – Bulletproof (2005)

10 10 2005

La scène de Detroit regorge d’artistes et ce, depuis bien longtemps car dans cette grande ville pauvre des USA, la musique est un mode de vie et un véritable échappatoire : que ce soit du rap, de la soul, du rock ou de la techno. On pense à Slum Village, Obie Trice, Juan Atkins, la Motown, Uncle Kracker et tant d’autres. A l’image d’Eminem, de Kid Rock ou des Insane Clown Posse, Détroit est également connu pour son côté provocateur, violent et excentrique, et c’est dans ce climat orageux que MC Hush fait ses premiers pas en 1993 en compagnie de MC Ill, avec lequel ils forment Da Ruckus. S’en suivent de nombreuses prestations locales qui firent monter leur réputation ainsi qu’un pseudo-premier-album-solo baptisé « Roses & Razorblades » de Hush, qui ne marchera que localement. Mais après avoir passé un an derrière les barreaux, c’est en solo que Hush décide véritablement de persévérer avec cet album ‘Bulletproof’, grâce auquel il sortira de l’ombre (aux US du moins). Lire la suite »