Snoop Dogg – Malice n Wonderland (2009)

12 12 2009

 

Snoop Dogg vient de franchir un cap, celui de son dixième album solo. Une carrière incroyable, ultra prolifique, pour l’un des artistes les plus légendaires et les plus aimés du Hip Hop. Le chien de Long Beach a toujours su retomber sur ses pattes malgré le fait d’avoir fait certains grands écart en changeant de niche (Death Row –> No Limit –> Capitol –> Geffen). Mais pour cette dixième édition le changement est encore plus fort car elle est placée sous le signe de l’indépendance, uniquement guidée par sa propre structure Doggystyle Records et la distribution de Priority dont il arbore fièrement le costume de directeur artistique. Un ambassadeur de renom pour ce même Priority qui avait permis à la scène westcoast de se faire entendre sur une plus grande échelle il y a quelques années. Après nous avoir laissé sur une bonne note d’originalité sur son « Ego Trippin' » où l’on découvrait un Snoop Dogg sous différentes facettes musicales, il re débarque déjà avec un « Malice ‘N Wonderland » qui nous laisse dubitatif quant à son contenu. Lire le reste de cette entrée »





50 Cent – Before I Self Destruct (2009)

15 11 2009

 

Un album tous les deux ans, c’est la cadence régulière de la discographie de 50 Cent depuis qu’il est entré dans le game. « In Da Club » paraît déjà si loin en vrai, on se remémore comme un bon vieux souvenir les premiers jours où on à pu découvrir le tube de ce rappeur bodybuildé sortis du Southcide Queens par le duo Eminem/Dr. Dre. 50 Cent impressionnait par son physique, fascinait par son vécu (notamment par ce fameux chapitre du shooting en 2000) et aussi par l’équipe de choc qui s’occupait de son cas. Un destin hors du commun, un buzz inter planétaire comme il en existe très peu par décennie. Une grosse machine très très bien huilée qui a tout ravagé sur son passage dès lors que « Get Rich or Die Tryin' » est apparu dans les bacs. Le Hip Hop sortait d’une période tête blonde psycho lyricalement ravageur, alors le retour de grosses doses de testostérone et d’histoires de ghetto sur les ondes ont remis à un haut niveau commercial le côté gangsta de cette musique. Mais comme dit précédemment tout cela remonte à longtemps et l’intérêt initiale d’une découverte s’épuise avec les années. Sans compter ce bourrage médiatique qui lasse tout le monde. Lire le reste de cette entrée »





Raekwon – Only Built 4 Cuban Linx… Pt. II (2009)

7 09 2009

 

11:00 PM, ça fait une plombe que je poirote seul à cet arrêt de bus, emmitouflé dans ma NorthFace, Beats By Dre sur le crâne. Les rues sont désertes. Le chauffeur doit être dans les bouchons à cause de cette neige qui paralyse la ville. A peine je me décide de partir à pied qu’un bruit strident me fait sursauter comme une victime. Ouf! c’est juste l’indou du coin qui baisse sa grille pas graissée. Alors que j’atteind le bout de la rue, je vois le bus me passer sous le nez. Vénère, je me mets à courir à la Usain Bolt pour atteindre le prochain arrêt. Mais je suis tellement dans mon objectif de rentrer rapidement que j’en oublie tout et notamment de faire attention à cette énorme flaque de verglas qui recouvrait cette plaque d’égout. Ni une ni deux je me retrouve à terre sur le dos, ma tête cognant le sol je perds connaissance… 

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Eminem – Relapse (2009)

23 05 2009

 Et dire qu’il aurait pu connaître le même destin qu’Heath Ledger… Le Monde fait la manche avec cette crise qui la touche, Obama est le premier président noir des États-unis d’Amériques, Nicolas Sarkozy veut des portiques de sécurités dans les écoles, la Corée du Nord joue les physiciens, les enfants tuent leurs parents pour leur avoir interdit de jouer aux jeux vidéos, la neige tombe au Sahara, pas besoin d’un dessin pour dire qu’il y a des choses qui changent et des choses qui ne tournent pas rond dans l’atmosphère en ce moment. C’était la période propice pour qu’un trouble fête bien connu refasse instinctivement surface dans le rayon des bacs en surmontant son mal être personnel. Car si Eminem se secouait les bourses pendant tout ce temps ce n’était pas pour exciter les actions de WallStreet. Plonger dans une addiction poussée aux somnifères notre rappeur blond préféré avait commencé par annulé sa tournée européenne d’Anger Management Tour (dommage on avait déjà les places pour le Stade de France…), puis a continué sa descente aux enfers en apprenant le décès tragique de son meilleur ami Proof (des D12), sans oublier son remariage raté avec la mère de sa fille. Un cocktail de souffrance et de dur moments qui l’ont fortement fragilisé et dirigé dans une profonde fatigue. La rumeur d’une fin de carrière ne s’est alors pas faite tardé sur Internet, surtout que dans l’outro de « Encore » le protagoniste laissait pensé à un suicide. Rapidement démenti, cette mort artistique n’est juste que passagère et est vite mis de côté lorsqu’il re participe à quelques projets et conçoit le street album « The Re-Up » dans le but de mettre un peu plus de lumière sur les autres rappeurs de l’écurie Shady Records. Après plus de 5 années éloigné des studios, Marshall Mathers nous fait une rechute (« Relapse »)! Son alter ego Slim Shady en est ravi… Mais que tous les Stan se rassurent, il a su resté lui même et est de nouveau suivis par l’un des meilleurs spécialistes du genre, son docteur assigné, le Dr. Dre (et ses assistants) qui se serre de ce programme pour pouvoir enfin conclure sa propre thèse sur la désintoxication… Lire le reste de cette entrée »





Eminem presents The Re-Up (2007)

13 01 2007

On annonçait en 2005 un peu partout cette rumeur qui voulait qu’Eminem prenne prématurément sa retraite de rappeur pour uniquement rester confiné dans ses studios et se consacrer à la production. Cette hypothèse semblait fort probable après avoir annulé son passage par le Stade de France lors du Anger Management Tour 3 pour cause de dépendance aux somnifères, ainsi que la sortie d’un best of intitulé Curtain Call (compilant l’ensemble de ses tubes des albums antérieurs ajoutés de trois inédits). Lui qui avait focalisé et fait l’attraction de tous les médias pendant de longues années semblait tout d’un coup atteint d’une grosse fatigue. Il faut dire qu’il y a de quoi avoir le tourni surtout lorsque ces derniers temps la presse parle plus de votre relation conjugale que de vos projets. Et pour finir, le meurtre récent de son co-équipier des D12 et surtout meilleur ami Proof semblait perçu comme le coup de machette dans le dos qui l’achèverait. Lire le reste de cette entrée »





Nate Dogg – Music & Me (2001)

13 12 2006

Après un double volume de pur « G-Funk Classics » qu’il a eu du mal à décoller des droits de Death Row, la voix suave du pimpologue aka la voix préférée de ses dames aka Nate Dogg, revient enfin en 2001 pour nous délivrer des morceaux dont il est le seul à connaître la magie. Après avoir été le second acteur de tubes comme « Lay Low », « The Next Episode », « Area Codes » ou encore « Can’t Deny It », ce troisième album (ou deuxième si vous compilez les deux précédents) nous montre un Nate Dogg nouvelle version, plus énergique et envoûtant que jamais, qui nous dévoile ses principales facettes. « Music & Me » (Elektra), un titre évocateur pour le résident de Long Beach qui a décidé étant jeune de rentrer dans le gang des Rollin’ 20′ Crips afin de se faire rapidement de l’argent pour assouvir cette passion qu’est la musique et ainsi en vivre. Dans ce disque, on y retrouve bien entendu toute la grande famille qui l’entoure depuis le début. Snoop Dogg et ses Eastsidaz (Goldie Loc et Tray Deee) pour un « Ditty Dum Ditty Doo » plus que festif à la sauce Fredwreck, Dr Dre (qui lui a permis de se révéler) compose et pose sur « You Wife » au refrain poétiquement machiste, ainsi que Kurupt et son flow insolent sur « Can’t Nobody ». Lire le reste de cette entrée »





The Game – Doctor’s Advocate (2006)

13 11 2006

Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath. Lire le reste de cette entrée »