Immortal Technique – The 3rd World (2008)

27 06 2008

Le combat est loin d’être terminé! Si les Farcs s’enlisent et perdent peu à peu de leur puissance dans leur revendication après la mort de leur chef et la libération tant attendue d’Ingrid Bétancourt, le rappeur Immortal Technique, lui, reprend du service et dépoussière ses coups de gueule monumentaux envers la société. Accompagné de Dj Green Lantern derrière l’artillerie, il nous emmène dans « The 3rd World » (« Tiers Monde ») avant le troisième volume de ses écrits plus que jamais révolutionnaires. Une mise en bouche appréciable vues les piètres dernières mixtapes, bootlegs et autres compositions sorties sur son dos. Si le temps en studio lui a manqué, c’est en raison de son activité sur le terrain qui elle a été décuplée. Une responsabilité, un discours qu’il porte dans tout le pays à travers d’innombrables associations : jeunes, membres de gang, soldats, prisonniers,… tous ont pu débattre avec le rappeur qu’on compare au Che Guevara du Hip Hop. Friand de l’échange des opinions et du vécu de chacun, il a organisé avec des étudiants un concours récompensé qui dissertait justement de leur vision et/ou de leurs expériences à propos des relations entre les États-unis et ce que l’on désigne comme le Tiers Monde. A défaut d’avoir déjà le résultat ça va s’en dire qu’il a pu puiser de l’énergie et des idées dans ces essais remplis de ressentis. Lire le reste de cette entrée »





Bun B – II Trill (2008)

16 05 2008

Les meilleurs partent les premiers et ça s’est, malheureusement, une fois de plus, vérifié en ce début d’année 2008 avec la disparition de Chad « Pimp C » Butler. Et lorsque ce n’est pas la violence des rues qui déchire l’histoire du Hip-Hop, c’est d’autres aléas qui s’emparent des rappeurs. Pour Pimp C, son dernier Drank (cocktail mélangeant sirop pour la toux à base de codéine, alcool, weed, héroïne ou ecstasy) dans un hôtel californien lui aura été fatal. On imagine bien sûr l’immense douleur qu’à pu ressentir son partenaire et avant tout ami Bun B en apprenant cette triste nouvelle, eux les inséparables Underground Kings qui depuis la fin des années 80 représentent fièrement leur Sud et ont contribué à son émergence. Solidaire ils l’ont toujours été, étonnant d’ailleurs dans ce milieu qui nous habitue pourtant de plus en plus à voir des rappeurs se tirer verbalement dessus à la moindre occasion. L’égoïsme brutal de quitter le groupe pour une carrière en solo, le succès facile, signer sur un grand label parce qu’il est le plus hype du moment n’avaient aucune richesse à leurs yeux face à leur unité et à leur bon vouloir de contrôler entièrement leur carrière. UGK et authenticité ne font qu’un. Lire le reste de cette entrée »