Raekwon – Only Built 4 Cuban Linx… Pt. II (2009)

7 09 2009

 

11:00 PM, ça fait une plombe que je poirote seul à cet arrêt de bus, emmitouflé dans ma NorthFace, Beats By Dre sur le crâne. Les rues sont désertes. Le chauffeur doit être dans les bouchons à cause de cette neige qui paralyse la ville. A peine je me décide de partir à pied qu’un bruit strident me fait sursauter comme une victime. Ouf! c’est juste l’indou du coin qui baisse sa grille pas graissée. Alors que j’atteind le bout de la rue, je vois le bus me passer sous le nez. Vénère, je me mets à courir à la Usain Bolt pour atteindre le prochain arrêt. Mais je suis tellement dans mon objectif de rentrer rapidement que j’en oublie tout et notamment de faire attention à cette énorme flaque de verglas qui recouvrait cette plaque d’égout. Ni une ni deux je me retrouve à terre sur le dos, ma tête cognant le sol je perds connaissance… 

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M.O.P – Foundation (2009)

29 06 2009

 

Les gueulards sont de retour! 

M.O.P. c’est un duo agressif qui ne fait pas dans le détail depuis leur création au début des années 90, mais M.O.P. c’est aussi une malédiction qui les a fait taire pendant trop longtemps… On voyait déjà un avenir brillant pour eux et pour nos oreilles au sein de l’écurie Roc-A-Fella si ce n’est que d’instables relations avec les dirigeants (Dame Dash/Jay-Z) ont poussé leur décision à sortir par la grande porte. On les voyait alors renaître de leur cendre en 2005 sur G-Unit Records alors en plein boom, mais la encore la liste des priorités ne présentait aucune trace de leurs initiales. Triste sort pour un groupe à l’image pourtant forte et significatif d’un rap cru. Voué au silence après leur album « Warriorz », Lil’ Fame et Billy Danze verront le reste des années 2000 sous le signe des mixtapes, compilations déterrant des inédits ou encore un opus de remix rock de leurs morceaux. Libéré des contraintes artistiques du label de 50 Cent, ils se décident finalement de dévoiler leur véritable nouvel album sous E1 Music (anciennement Koch pour ceux qui ne sont pas encore informés). Lire le reste de cette entrée »





Jadakiss – The Last Kiss (2009)

28 05 2009

Jadakiss fait partie de cette catégorie de rappeur qu’on reconnaît instantanément dès qu’il ouvre la bouche. Une patte vocale assez imposante, légèrement enrayée, qui a fait de lui l’une des figures importantes qui composent le Hip Hop. Oui mais voila, lorsqu’il s’échappe en solitaire et laisse de côté ses camarades des L.O.X., la sensation s’amoindrit très nettement. Le pilier Jadakiss est poursuivi par cette malédiction qui veut que sa discographie se vende mal et pire, soit mal acceptée par la critique. La raison de ce phénomène semble, à notre avis, se trouver dans ce souci de plaire à un large de public en invitant tout et n’importe qui, de trop se prendre la tête artistiquement pour au final dénaturer vraiment le produit de la rue qu’il est. Et être encore lié indirectement à Bad Boy Records à l’époque n’est pas anodin à ces contraintes. Là où « Kiss tha Game Goodbye » répondait quelque peu à notre attente avec une pincée de singles sulfureux, « Kiss of Death » se ratatinait de plus belle et se focalisait principalement sur cette polémique autour de sa punchline « Why Do Niggas Push Pounds of Powder? Why did Bush Knock Down The Towers? » (Dans le morceau « Why » avec Anthony Hamilton). Après 5 ans de réflexion et d’interminable décalage de date, Jada semble prêt à nous révéler son projet qui clôturera ainsi la trilogie des « Kiss ». Même si l’envie le démangeait ce ne sera finalement pas « Kiss my Ass » qu’il l’intitulera, son envie de frapper un grand coup avec un titre percutant s’est en fin de compte transformer en un larmoyant « The Last Kiss » par souci de langage. Encore une fois l’authenticité de son auteur s’effondre même dans le titre. Lire le reste de cette entrée »





Busta Rhymes – Back on My B.S. (2009)

16 05 2009

 

Universal Motown se frottait déjà les mains en voyant dans ses rangs la venue de l’imposant Busta Rhymes… Partis d’Aftermath/Interscope suite à un différent avec son patron Jimmy Lovine, le Leader of The New School a dû reconstruire entièrement son album à cause ce conflit et un tel retournement de situation laisse forcément des traces. La majorité des titres promos ne figurent donc pas sur ce disque baptisé « Back On My B.S. » , pour Bullshit (« Watch Ya Mouth », « I Got Bass », « Don’t Touch Me », « We Made It », « G-Stro »). Universal se retrouve alors avec une coquille quasiment vide qui a dû être comblé dans l’urgence. Voila principalement les raisons de ce pauvre tracklisting, invités + producteurs, qui n’est pas du tout représentatif d’un vrai album de Busta Rhymes. Pas de J Dilla (même pas une prod. inédite sortie d’un fond de tiroir) et un panel commercial derrière le micro digne d’un nouvel artiste fraîchement débarqué dans le circuit. Seul les Neptunes ont résisté à la tempête. Avec tous ces ingrédients devant nos yeux, difficile de la croire lorsqu’il nous déclare que son huitième opus est un retour aux sources. Lire le reste de cette entrée »





Capone-N-Noreaga – Channel 10 (2009)

19 04 2009

Motivé pour remettre le Hip Hop dans le droit chemin, en manque de billets verts, incapacité à tenir une carrière en solo, les raisons sont simples et souvent liées pour accompagner cette tendance qui veut le grand retour des anciens. Ces derniers mois ont été propices à des réunions qu’on n’espérait même plus réalisables, que ce soit dans le rap français ou celui des States. On a ainsi vu ressurgir après 9 ans de latence, le temps de refaire leur business, le duo Parish Smith et Erick Sermon. Presque une décennie, c’est aussi la période qu’il aura fallu pour recoller les morceaux entre Capone et Noreaga et les revoir ensemble pour reformer le sulfureux combo du Queens, connu sous les initiales de C-N-N. Le chemin aura été long et laborieux, mais entre les faux bonds de Roc-A-Fella/Def Jam et la perdition de N.O.R.E. dans le Reggæton, plus le long séjour en prison et les faibles succès connus par les mixtapes/street albums de Capone, il n’y avait plus qu’une solution pour qu’ils retrouvent leur interactivité d’antan et le chemin des ventes. Pour ne pas galérer plus longtemps, ils combinent désormais en indépendant via Thugged Out Militainment et Fontana Music. C’est sous cette petite structure que voit le jour « Channel 10 » (tiré d’une track de « The War Report »), nouveau chapitre dans la carrière de ces deux rappeurs aux voix si charismatiques. Lire le reste de cette entrée »





Asher Roth – Asleep In The Bread Aisle (2009)

15 04 2009

 

Dans une société ou pour beaucoup l’espoir du rêve américain s’est transformer en cauchemar, on ne renonce pourtant pas à ces croyances historiques et on persiste tout de même encore à y croire grâce au destin magique qu’ont connu certaines personnes. Tout va trop vite, un jour tu perds un jour tu gagnes, un jour tu n’es personne et le lendemain tu deviens célèbre. A aucun moment Asher Paul Roth, jeune étudiant blanc né en pleine cambrousse de Pennsylvanie, n’aurait imaginer devenir en si peu de temps une des pointures du Hip Hop et arpenter le haut du billboard. Mais le pouvoir d’Internet et surtout de la plateforme Myspace allait une fois de plus bouleverser la carrière de quelqu’un. Lire le reste de cette entrée »





Jake One – White Van Music (2008)

15 10 2008

 

Rares sont les albums de producteur a maintenir la dragée haute du début jusqu’à la fin, surtout lorsqu’il s’agit de la première tentative de celui-ci. La présence en nombre d’invités prestigieux ne garanti en rien une qualité, c’est le raisonnement qu’il faut absolument avoir en tête lorsqu’on regarde dans les bacs un tel tracklisting. Si Jake One fait partis de ces talentueux et prometteurs beatmakers il n’échappe pas à cette monotonie qui gangrène son album sur la longueur. A 32 ans, Jacob Dutton se distingue et expose un peu plus de lumière sur sa ville de Seattle grâce à ses productions lâchées pour la scène underground (John Cena, Rasco,…). Mais son premier gros coup médiatique se fera par l’intermédiaire du G-Unit pour lesquels il co-produira avec Fusion Untld le titre « Betta Ask Somebody » présent sur Beg For Mercy. Lire le reste de cette entrée »