U-N-I & Ro Blvd – A Love Supreme 2.0 (2010)

12 04 2010

 Les Hipsters sont-ils au Hip Hop ce que les Gay sont à la société? N’y voyez pas de préjugé, d’amalgame ou de polémiques indélicates de ma part, mais force est de constaté que les deux ont une intégration plutôt difficile chacun de leur côté. Pour certain la mouvance hipster c’est comme si vous mettiez Mike Tyson dans un jean slim. Insensé de voir des jeunes habillés comme une pub Benetton, porter des salopettes jaunes et des verres épais à la Steve Hurkel dans un monde aussi virulent que le Hip Hop. Si on pense que cette musique est apparemment ’violente’, bodybuildée et ne fait que l’apologie de la drogue, c’est aussi parce qu’il y a eu la tendance Gangsta Rap qui est passé par la et qui est resté gravé dans la tête des médias. Mais un cycle est en train de se terminer, la cool attitude et l’esprit festif reviennent en force! Pour les U-N-I et Ro Blvd qui viennent des bas quartiers de Los Angeles il aurait été difficile de se faire une place s’ils avaient grandi à la même époque que leurs aînés de la N.W.A. Les temps changent comme la mode, le Hip Hop se diversifie à grande vitesse, désormais il est presque dur de reconnaître à l’ouïe d’où vient tel ou tel artiste. Lire le reste de cette entrée »





Gucci Mane – The State Vs Radric Davis (2009)

26 12 2009

On aime, on déteste,

Gucci Gucci Maaaaaaaane est un artiste qui ne laisse pas indifférent. Capable du pire comme du meilleur, c’est de derrière les barreaux que l’entertainer d’Atlanta nous dévoile ce deuxième album. Extrêmement attendu au tournant par ceux qui suivent ce hénomène,The State vs.Radric Davis » (Warner Bros/Asylum/So Icey Ent.) est l’album de la révélation. De son premier album catastrophique (« Back to the Trap House ») il en a tiré des leçons pour mieux s’appliquer sur celui-ci. Tout d’abord il a mis le paquet sur l’équipe de producteurs qui l’entoure: Scott Storch, Bangladesh, J.U.S.T.I.C.E League, Jazze Pha, Drumma Boy, Mannie Fresh, Polow Da Don,… Des machines à tubes lourds et carrés qui vont déjà lui permettre d’avoir une base solide pour faire monter autour de lui un buzz considérable. La pochette et le titre sont également deux points important qu’il a arrangé et qui donnent envie au public de découvrir l’artiste. La ou les premiers donnaient l’impression d’une simple mixtape dirty south, celle-ci nous donne le ton sur son vécu et ce qui peut se tramer dans sa tête. En taule ou pas, l’univers carcéral qui lui colle à la peau depuis 2005 n’aura pas raison de sa volonté à faire bouger les foules avec son style déjanté. Lire le reste de cette entrée »





Birdman – Pricele$$ (2009)

15 11 2009

 

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Avant qu’il ne sorte courant 2010 un album commun avec le boss des matons Rick Ross (normalement intitulé « The H »), l’homme oiseau patron du plus bling bling des labels sudistes dévoile en toute intimité son quatrième album solo. « Pricele$$ » est à l’image de l’éternelle ambition de son auteur, autrement dit ça pu le fric et le carat à plein nez. Sans compter que depuis « Fast Money » son ‘fils’ Lil Wayne, qui a maintenant pris une proportion immense dans l’industrie du Hip Hop, est toujours auprès de lui pour lui souffler un refrain ou un couplet qui rameutera ses fans. Lire le reste de cette entrée »





La Coka Nostra – A Brand You Can Trust (2009)

19 07 2009

 

Trois ans de latence auront été nécessaire après l’annonce, pour que l’obscure super groupe du Hip Hop commence sa propagande discographique. La Coka Nostra (LCN) est une pieuvre dont les idéologies se trouvent dans le cerveau de 5 activistes majeurs. Une réunion de la famille américano irlandaise House of Pain et Slaine, connectée avec le blanc bec juif politiquement incorrecte de Brooklyn, Ill Bill. Cinq piliers qui ont tous ramené avec eux dans le collectif leurs bras droits et leur entourage proche. Lorsque le rassemblement studio de toutes ces têtes a enfin pu se faire, le résultat donne « A Brand You Can Trust », un mouvement, une révolution invisible qui émerge des rues crades de New-York. Lire le reste de cette entrée »





Slim Thug – Boss of All Bosses (2009)

12 05 2009

Drive slow homie! Le Boss des Boss est de retour pour faire crépiter les boomers et réchauffer le climat. Revenant aux sources avec un album en indépendant chez E1 Music (Koch), Slim Thug aura mis du temps, mais aura finalement retrouver le chemin des bacs avec ce second opus. Finie l’escapade Geffen/Interscope et son affiliation avec les Neptunes, après deux apéros avec l’ensemble de ses Boss Hogg Outlawz, Slim Thug brille de nouveau en solo et fait perdurer la qualité du Hip Hop made in Houston. Il n’a que peu d’années à son actif, mais déjà une réputation des plus solides, facilitée par son physique imposant et une voix qui n’en est pas moins lourde. Entouré par une atmosphère « chillisante » à souhait, Slim Thugga assure, sans forcer, un album qualitativement planant. Lire le reste de cette entrée »





Method Man & Redman – Blackout! 2 (2009)

30 04 2009

 

Il n’y a pas qu’en chimie où l’on décèle des réactions explosives. Dans le monde du Hip Hop l’association de deux éléments peut aussi rapidement devenir dévastateur. L’équation la plus connu résulte d’une partie du Def Squad en contact avec un membre du Wu-Tang. Un peu de Red, un peu de Meth et la catastrophe d’un Blackout! est assuré. Tout le monde garde encore quelques séquelles de leur premier union il y a 10 ans de cela, notamment provoqué par un « Da Rockwilder » d’anthologie qui ne cesse de rendre fou le public lorsqu’il le joue en live. Leur carrière solo respective, les changements évidents du mouvement Hip Hop n’ont nullement effrité la complicité des ces deux électrons libres qui gardent leur excitation et leu inspiration initiale. Pour le prouver, les frères pétards nous laisser tirer sur leur nouveau joint fraîchement roulé. Rendez-vous pris dans une cave obscure le 19 Mai 2009; deux ans d’enregistrement, toujours sur Def Jam, une équipe de producteurs toujours irréprochables, la suite attendu de l’album mythique est désormais disponible. B.O! 2, bitch, we bring the drama. Lire le reste de cette entrée »




Scarface – Emeritus (2008)

7 12 2008

Il va falloir qu’on s’y fasse, mais le célèbre label texan Rap-a-Lot Records voit en « Emeritus » (Asylum Records) le tout dernier album solo de la carrière de Scarface. Après une année 2008 pourtant fructueuse qui a vu débouler le nouveau Bun B, Devin The Dude, les solos de Z-Ro et Trae ainsi que leur collaboration commune, la plus grosse et l’une des plus anciennes structures sudistes va donc devoir continuer son bout de chemin sans celui qui l’a construit et boosté par l’intermédiaire de son groupe Geto Boys.

Le patron J. Prince prend une fois de plus la parole dès l’introduction, mais contrairement à ce qu’on pouvait le supposer, ce n’est pas pour rendre hommage à l’artiste qui lui a permis de connaître la gloire, mais plus pour tergiverser pendant 4 min sur des anecdotes et drames personnels. Étonnant, pour ne pas dire plus qu’irritant lorsqu’on a les oreilles affûtées pour écouter la dernière balle d’une légende et qu’on se retrouve endormis par un discours sirupeux. Scarface à beau approuver cet aparté, on a encore plus de mal à croire à sa retraite définitive. C’est cet effet de mode qui nous pousse vers la méfiance et le doute. Mais venant de la part d’un activiste qui a 22 ans de routine et qui tirerait sa révérence sur un coup de tête en achevant son neuvième album, on se demande vraiment pourquoi il ferait une telle chose, surtout qu’il semble avoir encore de nombreux discours à expliciter. Lire le reste de cette entrée »





E-40 – The Ball Street Journal (2008)

23 11 2008

Beaucoup de personnes pensent ou affirment que le Hyphy est déjà mort, que ce n’était qu’un courant de courte durée. Mais cette sensation venue de la Bay peut encore compter sur l’expérience du vétéran E-40, qui traverse les générations en s’adaptant et en restant toujours aussi actif pour représenter fièrement le mouvement. Le fondateur de Sick Wid It Records s’est régénéré en 2004 depuis son départ du label Jive pour s’allier et faire sa cure de jouvence avec le pilier de la Crunk Lil’ Jon via BME et Warner Bros. Le résultat donna lieu à un « My Ghetto Report Card » bien électrisant qui a ravi les fanatiques et les amateurs de gros bangers. Le king du Slang, qui a d’ailleurs récemment sorti un livre à ce sujet, a refait une tournée à la fin de l’année 2008 avec un juicy bien frais dont il est vraiment le seul à pouvoir nous servir. « The Ball Street Journal » est dans la fine continuité du précédent; un cocktail d’égotrip verbal, de productions trempées dans la fonte et d’une sucrette allégée pour convertir les ondes radio. Lire le reste de cette entrée »





Statik Selektah – Stick To The Script (2008)

4 11 2008

On continue sur notre lancée des albums de producteurs sortis récemment avec celui qui ne cesse de prendre du gallon, le DJ/Prodo venu importer sa ‘Boston touch’ qui va par le nom de Statik Selektah. La première fois que l’on avait prononcé son nom sur Rap2k c’était en 2005 par l’intermédiaire de la mixtape « The Empire Strikes Back » qu’il avait réalisé en collaboration avec le crew G-Unit. Installé depuis au sein même de la Mecque du Hip Hop qu’est New-York, il a pu imposer et mettre son blaze sur toutes les lèvres avec un premier ouvrage de bonne facture. « Spell My Name Right (The Album) » (du nom de l’une de ses premières tapes) sorti sous sa propre structure (Show Off Records) et rassemblant des artistes venus de toutes parts, avait de quoi nous promettre une suite. C’est désormais chose faite ! Pas de temps à perdre, après avoir réalisé quasi intégralement l’album de Reks (qui est d’ailleurs l’un des plus intéressants qu’on ait pu entendre cette année) et avoir dirigé artistiquement celui de son homie Termanology, il remet ça sur « Stick 2 The Script » avec 15 pistes combinant un panel d’artistes toujours aussi excitant sur le papier. Lire le reste de cette entrée »





Termanology – Politics As Usual (2008)

5 09 2008

En provenance du Massachusetts, le rappeur Termanology, avec tous les petits projets et mixtapes de bonnes factures lâchées à droite et à gauche, faisait déjà figure de leader of the new school selon The Source et bon nombres d’auditeurs. Là où on peinait à voir venir le concret des Saigon, Papoose et compagnie, Termanology lui préférait croquer la big apple avec un premier album solo bien réel. La faute de ce remue ménage, une production magique que lui sert DJ Premier et qui lui permet d’exploiter sa fraîcheur lyricale sur « Watch How It Go Down » (qu’on retrouve sur cette trackliste finale). Un préambule qui va vite attirer les regards des gens dès lors qu’on sait que la moitié de GangStarr a travaillé et s’intéresse à lui. Pour lui c’est simple, ayant grandi avec la scène californienne, mais aussi le son brut de New York dans les oreilles, il voudrait forcément reproduire cette alchimie et travailler avec des beatmakers légendaires pour son album, peu importe le prix à payer. La fait d’être un proche de Krumbsnatcha lui a déjà permis d’approcher DJ Premier, la suite des contacts devraient faire effet boule de neige. Et a en lire sur le papier la trackliste finale, le résultat semble être à la hauteur de ses attentes, une sorte de « Illmatic » (Nas) ou de « Criminal » (Scientifik) version 2008, tant les invités sont prestigieux. Reste plus qu’à écouter et à juger cette impressionnante formation sur ces 13 pistes. Lire le reste de cette entrée »