Chief Kamachi – The Clock of Destiny (2010)

27 04 2010

 

Destitué de son rang au sein de l’Army of the Pharoahs, ce n’est pas par hasard si l’on apprend que l’auto proclamé messie du mic revient rapidement dans les bacs avec son troisième ouvrage. Comme pour contrer son absence du dernier AOTP (The Unholy Terror) que je vous ai récemment chroniqué, Chief Kamachi re débarque par magie après 4 ans de routes et de collaborations avec son nouveau solo The Clock of Destiny. Si au premier abord on est en droit de se demander s’il fera le poids face à ses anciens partenaires, l’album lui ne nous laisse aucun doute! L’entrée sur 2nd Lecture (produite par les Snowgoons) est simplement héroïque, la bande son d’une résurrection, d’un pamphlet vengeur et destructeur envers quiconque se mettrait au travers son chemin. Finis la perte de temps, la vie est trop courte pour les futilités, alors Kamachi va droit au but et certifie une douzaine de tracks ténébreuses qui nous happent comme toujours grâce à sa rugueuse plume descriptive et à sa voix roque reconnaissable entre mille. 

Le mixage, défaillant, de l’album semble avoir été fait à la va vite, mais ce détail qu’on oublie aussi rapidement ajoute même un grain plus caverneux au décor apocalyptique et violent qu’il instaure. Sur des productions réalisées par Vherbal & Anno Domini, Tekneek, Zbeats, Dev Rocka et Csick, Chief Kamachi expose sa philosophie et ses visions poétiquement sombres du monde qui l’entoure sur des tracks inquiétantes mais passionnantes comme ’Steel Umbrella’, ’Prisoners’, ‘Crooked Angel‘, ‘Prince Hal’, ’Clock of Destiny’ ou ’True & Living’ et décharge sa dose d’énergie sur des titres plus punchy tel ’Clock Keep Tickin’, ‘Kamalah’, ‘Let The Organs Play’. Dans ce trop plein de titres bien dark il laisse une petite place au milieu de sa galette pour une touche plus légère qui lui tient à cœur avec ’Little African Girl’, seul rayon de soleil perceptible. Pas énormément de reproche à faire pour ce come back sans promo du rappeur de Philly. Le disque baigne dans une homogénéité obscure prévisible. Si plus rien n’arrivera à la cheville du génial et authentique premier opus Cult Status, les amateurs de Hip Hop Hardcore sous fond de mélodies qui font froid dans le dos devraient être aux anges… ou plutôt aux démons. 

‘Le destin c’est simplement la forme accélérée du temps’    Jean Giraudoux.  


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One response

12 07 2010
drill

L’album était loin de mes espèrances, en plus d’un mixage limite, je trouve l’album trop lourd et ai du mal à enchainer le skeud en entier. Et pourtant l’opus ne contient pas un nombre élevé de track, mais après Little African Girl, ça ne passe plus. Dommage car Kamachi est vraiment bon au mic mais tant qu’à faire autant se réécouter Beautifull Minds en duo avec Killah Priest et qui reste un des meilleurs albums de 2008.

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