Fat Joe – Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E. 2) (2009)

25 10 2009

  Personne ne sera étonné de voir une seule étoile gratifier ce nouvel album du gros Joe. La période n’est pas clairement définis mais le représentant du Bronx court à sa perte depuis quelques années maintenant en ne sortant que des projets composés d’un mélange de tracks hétérogènes et fades pour la plus tard. Depuis qu’il a goûté au succès du disque platine grâce à des tubes comme « What’s Luv » (Feat. Ashanti), « Lean Back » ou « We Thuggin' » (Feat. R. Kelly), il ne fait que de suivre la tendance pour assurer son compte en banque tout en essayant de nous faire croire qu’il reste « street » en ajoutant à côté des pistes qui restent ma foi par moment efficaces, ce fût le cas dernièrement avec « My Conscience » ou « That White » produit respectivement par Alchemist et DJ Premier. Mais un artiste qui coupe son talent sur deux tables différentes peut-il réellement être intéressant?

Le public, la presse et même son label n’apprécient pas non plus ce nouveau Fat Joe vu la faible promotion qu’ils lui font. Les ventes d’albums et singles ne suivent pas et ça se comprend lorsqu’on écoute ce qu’il fait. Sa crédibilité s’est encore plus dégradé dès lors qu’il a commencé à faire le clown avec 50 Cent ou lorsque la rumeur d’Internet disait qu’il ne pouvait même pas remettre les pieds dans son ancien quartier (chose démentis par lui même en vidéo amateur). Le membre du D.I.T.C. n’a jamais été aussi mal au point. Fat Joe da Gangsta n’est plus, ou du moins semble avoir été une légende qui n’a connu que les années 90. Avec tout ça, une âme de bonne conscience essaierait tant bien que mal de recoller les morceaux casser, que nenni… Malgré les critiques virulentes concernant sa nouvelle situation artistique cela ne semble pas le déranger.

 J.O.S.E. 2 démarre de la plus mauvaise des manières avec un titre produit par Ron Browz dont la vocation de devenir un tube est aussi probable que de mettre notre rappeur dans un jean slim. [i]  « Winding On Me »[/i] Feat. Lil Wayne est un somnifère qui a pour but de nous ralentir le cerveau. Peut être un acte de bravoure pour mieux nous faire digérer la suite qui sait! On est mauvaise langue car [i] « Joey Don’t Do it »[/i] nous surprend par cet excellent sample psychédélique de Jimmy Hendrix déniché par DJ Infamous. En revanche contrairement à la version clippé on n’entend plus le chanteur sûrement à cause des droits d’auteur. Enfin bon, le plaisir d’entendre Joe Crack sur un son qui lui convient, malgré qu’on le sente à bout de souffle sur chaque fin de phrase, ne durera qu’un peu plus de 2 minutes. S’en suit une succession de tracks radiophoniques comme ce [i]  «  One »[/i] qu’on ne présente plus, avec un Akon purement dans son exercice de spécialiste des refrains basiques, un estival et synthétique [i] «Aloha »[/i] avec Pleasure P & Rico Love, l’inaudible [i]  « Put Ya In Da Game »[/i] avec un T-Pain qui nous a habitué à mieux quand même lorsqu’il s’agit de parler des femmes, ou encore ce très faible [i]  « Porn Star »[/i] avec la queen du genre qu’est Lil Kim et produit au rabais par Jim Jonsin.

 Les synthés irritants de Schife reviennent nous hanter sur [i]  « Cupcake »[/i] (Feat. Benisour) qui est la parfaite illustration de la tournure musicale de Fat Joe avec cette tonalité sudiste légère. La deuxième partie est moins catastrophique et on peut dénicher des bons petits sons qui font bouger la tête comme ce funky [i] «  Congratulations »[/i] produit par Eric Hudson auquel s’ajoutent les voix de Rico Love et du membre des Terror Squad T.A. All Day dont on ressent fortement sur le couplet ses influences Diddyesque. On le retrouve aussi sur le suivant au côté d’un timide Raekwon qui a légué des vocaux pour les coller sur cette prod. Soulful (samplant pour la millionième fois Willy Hutch) dont le nom doit forcément lui rappeler des souvenirs ([i] « Ice Cream »[/i]). Le moment sombre de l’album est [i] « Okay Okay »[/i] sur laquelle il peut lâcher du lourd et se vanter sur son passé. Swizz Beatz est lui aussi présent, mais pour une fois il ne se charge pas de la production et se contente de lâcher sa voix mystique sur ce [i] « Blackout »[/i] dont les cors menaçants ne nous sont pas étranger. Histoire d’adoucir la pilule il finit sur une conventionnelle touche émotionnelle ([i]  « Music »[/i]) en nous racontant son amour pour le Hip Hop, son entourage, ceux qui croient en lui, etc… etc…

 Le ridicule ne tue peut être pas mais en appelant son album Jealous Ones Still Envy (J.O.S.E. 2) on se dit qu’il s’enterre carrément tout seul la. Jouant avec la mode des suites, Fat Joe tente un coup médiatique comme ce fût le cas pour les classiques Blackout!, OB4CL. Mais entre nous, quelle prétention de vouloir faire un volume deux de son album qui s’est le mieux vendu mais qui était déjà très loin de faire l’unanimité. D’autant plus qu’une quantité de 12 tracks c’est à la limite du foutage de gueule, ou du moins tant mieux pour nos oreilles vu le résultat final.Voilà le topo: A bientôt 40 balais Fat Joe est retombé dans le rang des ringards voués à une moindre popularité et à racoler en studio pour survivre. Son plus mauvais album à ce jour.


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