Mack 10 – Soft White (2009)

29 09 2009

 

Un autre vétéran de l’âge d’or de la Westcoast fait un retour discret chez vos disquaires préférés. Lorsqu’il n’était pas entouré par Ice Cube et WC (avec lesquels ils forment la célèbre Westside Connection pour ceux qui ne le sauraient pas), il faut dire que Mack 10 n’a jamais vraiment fait beaucoup de bruit malgré ses très bons premiers albums chez Priority. Seuls les inconditionnels de cette scène peuvent témoigner de la qualité de ses échappées en solo. La discographie de la triplette d’Inglewood étant en suspens suite à son différent avec Ice Cube, Mack 10 se dépatouille totalement seul avec sa structure Hoo-Bangin’ et vient héberger sa nouvelle distribution via Cash Money Records. « Soft White » (Fontana Distribution) fait peur par sa pochette sans inspiration et met le doute quand à sa possible mutation vers des sons plus sudistes. Mais quand on y regarde de plus près, ce nouvel album rappelle fortement son « Bang Or Ball » qui était lui aussi entouré par l’écurie de Birdman et Lil’ Wayne et avait une cover digne d’un film d’action sans moyen et sans scénario. Allez on ne se fit pas à tout ça et on presse play… 

L’homme oiseau est justement à ses côtés sur ce brut « Big Balla » produit par Ervin « EP » Pope et sur laquelle on peut aussi retrouver le fraîchement signé Glasses Malone. Un avertissement de ce que peut donner le rassemblement de ces trois lascars, on en reparlera sûrement en 2010 lors de la sortie de « Beach Cruiser » de Malone. Deuxième piste et deuxième banger, toujours bien accompagné puisque Lil’ Wayne, Rick Ross et la voix chantante de Jazze Pha viennent agrémenter ce bon petit son sirupeux qui glisse tout seul. Deux sons qui paient pas de mine à première vue mais qui finalement booste bien l’album dès le début. Ceux qui ont rodé Hoo-Bangin’ premier du nom avec Cube seront en revanche un tantinet déçu du volume 2 avec G Malone. « Hoo-Bangin’ II » bang justement moins que son prédécesseur, en même temps on a encore des phrases du premier dans la tête (« Mack 10 is the lick, Westside is the click / Can’t get enough of this gangsta shit »). 

Niveau production les noms ne vous parlerons pas plus que ça. Fingazz qui se charge de replanter le décor de la Californie avec son ensoleillé « Hood Famous » est d’habitude derrière la scène chicano rap. Mike City quand à lui plus orienté R&B mais délivre ici une production Hip Hop soft à base de piano sur « Street Shit ». Mais ces petits artisans peu réputés arrivent a tirer leur épingle du jeu et ont plutôt bien servis Mack 10. C’est le cas d’Ervin « EP » Pope, qu’on commence a bien connaître en fait depuis qu’il a bossé avec The Game, et qui remet une couche de piano sur l’agréable « It’s Your Life » (feat. Anthony Hamilton). C’est aussi l’impression que nous donne C-Note avec « Dedication (To The Pen) » et son rif de guitare qui renforce ce gros soutient que lance Mack Ten à tous les pensionnaires derrières des barreaux. 

En fait deux noms nous sautent aux yeux quand on regarde la tracklist des prodos: DJ Green Lantern qui s’occupe de « Clack Clack » et ses allures de morceaux extraits d’une mixtape. Elle permet à Red Café de s’exprimer, lui qui se fait si discret, et de retrouver un Akon plus street, digne de son premier album qui n’était pas formaté. L’autre nom et incontestablement la grosse surprise de l’album c’est le retour de Fredwreck derrière les commandes. La dernière fois qu’on avait entendu parlé de lui à un haut niveau c’était quand il avait produit pour Britney Spears sur « Blackout », c’est vous dire. « Mirrors, Mirrors » est en plus le premier single qui met en avant le retour de Mack 10. Sur une allure gracieuse, une touche de classique, tel un conte joué sur un piano et un orgue il envoûte ce titre et les questions que se pose le rappeur devant le miroir. 

Assis sur les sièges en cuire rouges de sa décapotable, il dégage une énorme ambiance sensuelle sur « Tonight » et une autre toujours très laid back sur l’excellent « Pushin' » (Produit par Young Tie). Pas de doute ce parfum de relaxation est toujours palpable sur les albums made in L.A. Mack 10 continue son bonhomme de chemin avec certes plus de sons smooth qu’auparavant mais lorsqu’il sont bons et sont bien entouré (J Holliday, Anthony Hamilton, Butch Cassidy,) pourquoi s’en priver. 


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