Freeway – Philadelphia Freeway 2 (2009)

25 05 2009

 

« Tiens! C’est quoi ce Philadelphia Freeway 2 ? », telle a été la réaction de nombreuses personnes lorsque la pochette de ce disque fût révélé. Franchement, on avait peine à croire que Freeway allait nous sortir une suite à son classique avec une promo inexistante, en indépendant et surtout peu de temps après « Free At Last » qui était déjà énormément retardé. Et pourtant c’est bel et un bien un street album officiel que dévoile Real Talk Ent. avec que des inédits. Lui qui venait déjà de faire fort durant le mois de Décembre 2008 en sortant une track par mois (le tout disponible sur la mixtape « Mond of Madness ») continue sa boulimie du studio histoire de préparer le terrain pour son album commun avec Jake One (« The Stimulus Package ») prévu pour la fin de l’année. La question qui s’est immédiatement posée était de savoir qui allait s’occuper de la production. Car c’est bien beau de proclamer l’opus comme une suite, mais si l’équipe et l’atmosphère de Roc-A-Fella n’y ai pas, on voit pas vraiment le rapport. On est pas naïf pour autant et on sait bien qu’il s’agit avant tout d’un effet de buzz. Paris réussi en ce qui nous concerne car on a de suite voulu savoir en détail ce qu’avait encore sous le capot l’incontrôlable Freeway. 

Jamais décevant, le membre des State Property ne garde jamais bien longtemps sa langue dans sa poche et déverse sa rage au micro dès que le beat est lancé. Ça démarre par une petite mélodie amicale, un fond de synthé qui vous berce tranquillement, le calme avant la tempête… il passe la vitesse supérieur sur « Finaly Free » qui s’enchaîne dans la foulée. Un banger comme on les aime chez cet artiste, les trompettes sont de sortie et sacre le retour d’un Freeway libéré des contraintes des labels. En bon porte parole du ghetto il nous raconte le fléau du crack qui touche ces quartiers défavorisés sur le superbe « Crack Rap », il est d’autant plus concerné que son oncle à connu ce problème. Aucun featuring (excepté Sheek Louch sur le remix d’ « Hand’s Up ») Freeway se charge lui même de faire les refrains chantés et les couplets. Des refrains tantôt inspirés, tantôt faciles, mais dans tous les cas cela apportent une légèreté accrocheuse et mélodieuse. C’est le cas pour « Around The World » ou le planant « It’s A Good Day » qui nous rappelle la tuerie d’Ice Cube. Les producteurs de la team de ce label indépendant, Vince V., Hollis ou encore Cosmo ont fait un superbe travail. Bien qu’on ai pas l’ambiance de ses bons vieux samples Soul qui collent à la peau du rappeur, ils ont réussi a suivre la cadence et a apporter de bons produits suffisamment costauds pour le faire poser dessus. A l’image d’un puissant « Hand’s Up » qui sonne comme un péplum. C’est le même constat pour le tonitruant « Street’s Won’t Miss’em » qui ne peut que vous emballer. 

Court, condensé, ce street album « Philadelphia Freeway 2 » est solide comme le bitume et tiens la route du début à la fin. De la « Murda Music » comme on aimerait en entendre plus souvent. 


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