Little Vic – Each Dawn I Die (2008)

28 12 2008

Parmi les sorties discrètes à découvrir, l’album de Little Vic se place en bonne position. Il faut dire que depuis 2005 et son maxi produit par DJ Premier on était vraiment curieux d’attendre la suite. Ne voyant rien venir, on craignait le pire. Trois ans plus tard le rappeur de Long Island a enfin eu l’opportunité de s’affirmer en long métrage avec son premier solo « Each Dawn I Die » sur son propre label Orena Records et distribué par Fat Beats. 2008, année chargée, mais ou la qualité laisse bien souvent a désiré, une chance pour cet indépendant de s’attirer les faveurs des oreilles curieuses. On retrouve d’ailleurs l’extrait qu’il l’a mis en avant « The Exorcist » produit donc par la légende new-yorkaise des platines. Un rêve qui se réalise pour cet amoureux des gros sons de la Big Apple, même si la production fournie reste assez minimaliste on sent qu’il prend un réel plaisir à lâcher ses rimes sévères. Mais l’Italo-Américain n’a pas uniquement côtoyé la moitié de Gangstarr, son deuxième maxi s’est fait avec la présence d’un autre grand du Hip Hop, à savoir Kool G Rap. L’année dernière il nous fournissait alors un très dark « Caked Up », et en face B l’excellentissime « The Evil That Men Do » produit par Buckwild nous plongeant dans un monde horrifique. Tous ces singles qui ont fait le buzz de l’artiste sont bien évidemment présents sur cet opus complet et superbement orchestré qui ramène une bonne bouffée d’aire. L’ambiance soulful de certaines pistes dégage une intense sensation comme celle qu’on avait pu rencontrer sur le dernier Masta Ace; « This Is What It Sounds Like », « Love Hurts » (produites comme la plupart de l’album par Double Shot) relevés par quelques scratchs et des storytellings d’indéniables qualités. Découvrez un talent pur, un rappeur attachant par son flow, ses histoires, et ses rimes percutantes nous amenant dans son univers qui peut aussi bien aller d’une facette obscure et profonde, à l’image du touchant « Sister Morphine » ou du titre d’ouverture « Each Dawn I Die » qui fait une très grosse impression, ou bien d’une facette plus nostalgique celle qui fleure bon le bitume new-yorkais comme « It’s My Turn ». 11 chansons, ça fait un peu court pour cette longue attente, mais lorsque les 11 sont aussi prenantes on ne regrette vraiment pas de s’être penché sur ce premier album qui, espérons-le, sera le déclencheur d’une belle carrière pour Little Vic.


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