Stack$ – Crazee & Confuzed (2008)

1 12 2008

Discret depuis son beef avec un incroyable Timbaland qui a largement dominé le monde en 2007 avec ses indénombrables tubes, Scott Storch semble enfin revenir en grande forme grâce à des dernières livraisons pour des artistes médiatiques qui tournent en boucle en radio tel Mariah Carey, Raheem DeVaughn, les Clipse et leur hit « Fast Life », The Game ou encore dernier en date le nouveau single de 50 Cent « Get Up ». Et quand il ne travaille pas avec des grosses têtes d’affiche, il lance ses petits protégés comme ici avec le premier album du rappeur de Miami, Stack$. N’y voyez pas en lui un basique rappeur sudiste de plus qui fait dans le recyclage ou qui n’est présent que pour l’entertainment, non, Stack$, malgré ses jeunes 22 printemps, a pas mal de choses à raconter. Natif de Washington D.C., il délaisse finalement ses études de cinéma pour la musique dès lors qu’il a débarqué sur les côtes de la Floride et qu’il a fait la connaissance de Storch. Après tout, peu importe le support, le seul but de Stack$ est de narrer des histoires et ce sera donc en chanson qu’il a décidé de s’y investir.

En jeune entrepreneur plein d’ambition, c’est sous son propre label SoBe Entertainment, crée avec sa sœur et son père (ancien manager des Sly & The Family Stone), qu’il réalise la conception de son projet qu’il intitule « Crazee & Confuzed ». Avoir Scott Storch comme producteur exécutif est bien sûr un gros avantage, surtout lorsque ce dernier se montre généreux en lui fournissant cinq instrus. Bon, certes elles n’ont rien de transcendant, mais elles lui permettent d’apporter une ambiance plus marquée avec la touche de ce dernier. Cela facilite aussi les collaborations avec des artistes plus connus. Grosse surprise d’abord avec un « Git It, Git It » motivant qui invite un Twista de retour en grande forme. S’en suivent les curieuses présences de Beenie Man sur « Bulletproof » ou encore Jah Cure sur le single reggae « Flyin’ High ». Des proches comme Urban Mystic et Lejit sont également là pour l’épauler sur « In My Zone ». En deal de distribution avec Universal et les Cash Money, l’autoproclamé ‘best rapper alive’ Lil’ Wayne apparaît en toute logique sur « Money Ova Here ».

Comme dit précédemment, là où il se démarque des autres jeunes sudistes tout fraichement débarqués, c’est par ses textes un peu plus étoffés, des thèmes divers abordés (« This, Then That ») et une ambiance mixte ne se cloisonnant pas aux rythmes festifs, même si ce sont ceux-là qui attirent le plus notre attention dans son disque: « Watcha Lookin’ At » produit par Swizz Beatz avec un beat qui a un arrière-goût de Ruff Ryder, ou encore l’autre club banger plus léger « That’s The Way » où l’on retrouve Fat Joe et Trina. Rien de révolutionnaire pour autant, la plupart des chansons restent vraiment trop légères pour bien marquer les esprits. Si Stack$ a de bonnes intentions et semble avoir la capacité de faire mieux (« I’m Ripped », ce premier album n’aura malheureusement pour lui et pour nous qu’une courte durée de vie dans vos enceintes.


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