Foreign Exchange – Leave It All Behind (2008)

25 11 2008

Deux personnes qui s’embrassaient langoureusement sous un rayon de soleil, telle était la pochette de « Connected » (inspiré du visuel de « Speak Like A Child » d’Herbie Hancock). Premier album des Foreign Exchange, virtuellement réalisé vu que le duo réunissant Phonte et le producteur Nicolay ne s’était qu’échangé par Internet leurs travaux respectifs. Quatre ans plus tard, ils collaborent à nouveau, cette fois-ci en chair et en os, pour continuer de délivrer cette ode à l’amour qui parfume chacune de leurs chansons. Après l’embrassade, place aux choses sérieuses ; la superbe illustration est la présentation d’un avant-mariage. Une réunion officielle qui signifie bien sûr que l’amour y est exploité dans toute sa splendeur, mais qui nous laisse également penser que l’alchimie entre les deux artistes est encore plus forte qu’auparavant. Pour couper court à ceux qui n’auraient pas encore goutté à cette somptueuse recette : Non, il ne s’agit pas d’un album purement Hip Hop (le sublime « Daykeeper » annonce la couleur). Phonte aime toucher à tout et s’éloigne de son rôle de Little Brother pour s’ancrer pleinement dans ce costume de chanteur qui lui va plutôt bien. Et il démontre tous ses atouts sur une touche Nu Soul avec « I Wanna Know ». L’atmosphère se veut planant, onctueux, allongé dans un nuage de mélodies, on se laisse entraîner dans ce courant lounge au décor paradisiaque (« Take Off The Blues »). Aidé vocalement par les sensuelles voix de Muhsinah (« Daykeeper ») et Yahzarah (« If She Breaks Your Hart ») ou encore de Darien Brockington sur l’envoûtant « Something to Behold » qui parait sortir d’un album des Floetry ou de Common. On dénote également les fines présences de Zo! et Marc Mac des 4Hero.

Très peu de passage rappé, on laisse place à un ton plus léger. Seules les productions smooth, slow jam de Nicolay nous rappellent par moment que les deux activistes appartiennent au mouvement Hip Hop, ou comme cette rythmique électro qu’on retrouve souvent sur la scène UK et qui parcourt « If This Is Love ». La beauté et tous les contours merveilleux d’une relation amoureuse sont mêlés dans cet album. Mais comme on le sait, les histoires d’amour finissent mal en général, c’est du moins ce sentiment de tristesse, de séparation douloureuse qu’on ressent sur le trop court « Valediction ». Laissez tous vos inconvénients de côté, et transportez vos émotions dans ce voyage paradisiaque que vous trouverez forcément trop court.


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